Christophe Urios reconnaît une erreur dans la préparation précédente
Christophe Urios reconnaît une erreur dans la préparation précédente
Le jeudi 3 septembre 2026 à 11:41 par David Demri
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Christophe Urios n’a pas oublié la manière dont la dernière saison de Clermont s’est terminée. Malgré 71 points engrangés, l’ASM a terminé à la 7e place et manqué les phases finales. Un véritable « coup de marteau » pour son manager, qui a décidé de modifier sa préparation et de changer complètement l’histoire racontée à son groupe. Après « Fast and Furious », les Clermontois passent désormais en mode « Gladiator ».
À quelques jours de retrouver la compétition, Urios oscille encore entre excitation et incertitude. Même après toutes ces années passées sur les bancs du Top 14, le technicien assure que la sensation reste intacte.
La perspective de retrouver les matches réveille immédiatement son tempérament :
« Comme d’habitude. Il y a une partie de moi qui est inquiète parce que tu ne sais jamais trop où tu vas. Et une partie de moi qui est très excitée parce que ça va être la bagarre. Donc l’idée, c’est que les émotions positives prennent le dessus d’ici la fin de la semaine. La préparation, c’est bien, mais la compétition, c’est autre chose. Maintenant, il faut y aller. Est-ce qu’on est prêt ? »
Et les années n’ont manifestement rien changé à son impatience :
« Toujours. Je suis impatient, j’ai envie d’en découdre, même si au fond de moi je ne suis sûr de rien parce qu’on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. »
Urios reconnaît une erreur dans la préparation précédente
La préparation reste pourtant l’une des périodes préférées du manager clermontois. Cette année encore, le travail avait commencé dans son esprit dès la fin de la saison précédente.
Urios estime dans La Montagne que son groupe vient de réaliser une préparation particulièrement réussie :
« J’adore la prépa. De manière générale, je suis quelqu’un qui aime préparer que ce soit une saison, une réunion, etc. Pour moi, la préparation a d’ailleurs débuté depuis notre dernier match à Bordeaux. Après, avec l’âge, parce que je suis un vieil entraîneur, ce qui m’excite le plus, ce sont les matchs. Donc globalement, je trouve qu’on a fait une grande prépa, on n’a pas tout validé, mais on a fait une grande prépa. Mais bon, il me manque l’adrénaline du match maintenant, on a envie de ça. »
Mais cette préparation n’a pas ressemblé à celle de l’été précédent.
À l’époque, Clermont avait volontairement cassé ses habitudes. Au lieu d’intégrer progressivement le rugby, le staff avait choisi une préparation particulièrement intense dès le départ.
Avec le recul, Urios estime que l’expérience a eu un coût.
Et le résultat final, malgré un total de points considérable, reste difficile à accepter :
« L’année dernière, on a voulu casser un peu les codes dans ce que l’on avait l’habitude de faire à savoir du rugby intégré progressivement. Du coup, on a fait un peu tout le contraire, on est parti pied au plancher. Et finalement on ne s’est pas qualifié. C’est ça la vérité, même si on finit avec 71 points. 71 points… c’est 2,73 points par match. C’est incroyable de finir 7e, avec 2,73 points de moyenne. »
Cette fois, Clermont a donc décidé de revenir vers une méthode mieux maîtrisée. Le rugby a été réintroduit beaucoup plus tôt et les fameux « Vulcains », ces épreuves sportives et collectives organisées par Urios, ont retrouvé une place centrale.
Le manager reconnaît également que l’intensité de l’été précédent avait laissé des traces :
« Donc voilà, cette année on a voulu revenir à des choses qu’on maîtrise davantage en reprenant le rugby très tôt et en mettant les Vulcains au centre de la prépa. Je me suis régalé dans cette préparation, comme souvent. L’année dernière c’était bien aussi, je trouvais que ça changeait, mais on y a laissé beaucoup de gaz et connu quelques bobos. »
Après « Fast and Furious », place à « Gladiator »
Urios conserve en revanche une habitude : construire chaque saison autour d’une histoire capable de fédérer son groupe.
L’année dernière, l’ASM avait été placée sous le signe de « Fast and Furious ». La référence change radicalement cette saison.
Le choix de « Gladiator » n’a rien d’anodin. Il découle directement de la frustration laissée par cette 7e place et de la volonté de transformer cette déception en énergie.
Christophe Urios explique le message qu’il veut désormais transmettre à ses joueurs :
« L’année dernière, on était sur le projet “Fast and Furious”, cette année c’est Gladiator. Gladiator, parce que quand tu finis à la 7e place, avec 71 points, en ayant fait la saison qu’on a faite, tu prends un vrai coup de marteau. Il ne doit donc te tarder qu’une seule chose : entrer dans l’arène et te battre. »
Après avoir tenté de démarrer pied au plancher la saison dernière, Clermont change donc de méthode mais certainement pas d’ambition. Cette fois, Urios veut voir ses joueurs entrer dans l’arène.

