Christophe Urios vide son sac : « Je n’ai pas pris beaucoup de plaisir cette saison »
Christophe Urios vide son sac : « Je n’ai pas pris beaucoup de plaisir cette saison »
Le mardi 9 juin 2026 à 8:30 par David Demri
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L’ASM aura frappé fort pour rien sur la pelouse de l’UBB, samedi dernier.
Les Auvergnats se sont imposés en Gironde et ont fait leur part du job pour se qualifier. Mais les autres résultats ne leur ont pas été favorables.
C’est forcément une grosse déception pour les Clermontois.
Si Clermont a montré un tout autre visage à Bordeaux, Urios reste persuadé que son équipe n’a pas suffisamment avancé cette saison.
Lorsque La Montagne lui demande s’il a pris du plaisir durant cet exercice 2025-2026, sa réponse est particulièrement révélatrice.
« Je n’en ai pas pris beaucoup, non. Parce qu’on n’a pas cette régularité. Moi, je n’aime pas quand on est très au-dessus, puis très en dessous. »
Le manager poursuit son analyse sans détour.
« Moi, je crois beaucoup à la qualité du travail. Je crois beaucoup à la notion de progrès. Je crois beaucoup à la notion d’avancer. Et alors c’est vrai que depuis trois ans que je suis ici, il y a plein de choses qui ont avancé. Mais pour moi, cette saison était celle où on devait confirmer. Et on n’a pas encore complètement confirmé. »
Une saison éprouvante mentalement
Entre les résultats irréguliers, les critiques et les périodes de tension autour du club, Christophe Urios reconnaît avoir traversé plusieurs moments compliqués.
« J’ai eu des périodes de fatigue et de doute dans la saison. »
Pour autant, il refuse de se plaindre du contexte clermontois.
Au contraire.
« C’est mon job. Je me sers beaucoup d’une citation de JFK qui dit que « quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent ». Moi, je me ressens comme ça. »
Puis il explique pourquoi il reste attaché à cette ferveur propre à l’ASM.
« Je sais que le club est au centre de la ville. Je sais que le club fait partie de ses moyens d’expression. Que les gens sont passionnés et parfois connaisseurs. Ils nous suivent partout et attendent des choses assez simples de la part des joueurs : que l’on se batte. »
Avant d’ajouter :
« Alors oui, on ressent cette passion. Mais je suis venu pour ça et ça me plaît. Je suis très content du travail que l’on fait et de l’évolution que l’on a. Mais je pensais que ça irait plus vite. »
Déjà tourné vers la saison prochaine
Même si la déception est encore présente, Urios regarde déjà vers l’avenir.
Une semaine de travail attend encore le staff clermontois avant de pouvoir couper.
Avec une pointe d’humour, il glisse :
« Ensuite, il sera temps pour moi de couper un peu et de vendre un peu de vin. Parce que j’ai besoin de vendre un peu de vin. »
Mais le manager n’a pas l’intention de décrocher totalement.
« On a besoin de continuer à progresser »
Interrogé sur les phases finales à venir, Christophe Urios n’est même pas certain de les regarder.
Son esprit est déjà focalisé sur la préparation de la saison prochaine.
« Franchement, je ne sais pas si je vais les regarder. Nous avons une semaine de bilan. »
Puis il conclut avec un message très clair sur ses priorités :
« On a besoin de continuer à bosser, et à progresser. Je veux qu’on attaque la saison prochaine avec des idées encore plus claires que celles que l’on avait cette année. Je veux profiter de cette semaine où l’on n’est pas qualifié pour y travailler dessus, avec l’ensemble du staff. »
Des mots qui traduisent parfaitement l’état d’esprit d’un Christophe Urios loin d’être satisfait, malgré le sursaut de son équipe à Bordeaux.
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