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Clermont effectue la pire campagne Européenne de son histoire

Clermont effectue la pire campagne Européenne de son histoire

Le dimanche 11 janvier 2026 à 19:18 par David Demri

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Clermont n’avait pas besoin d’attendre la fin de la phase de poules pour connaître son destin : la campagne européenne 2025-2026 est déjà terminée, et elle restera comme l’une des plus douloureuses de l’histoire du club. Battue à domicile par Glasgow samedi dernier, l’ASM est assurée de finir dernière de sa poule, sans la moindre victoire et sans le moindre point. Un scénario inédit.

Dans bientôt trois décennies de Coupe d’Europe, les Auvergnats avaient connu des hauts et des bas, mais jamais un tel zéro pointé. En 2006 comme en 2016, le club avait déjà terminé dernier de sa poule, mais en gagnant au moins un match et en ramenant des points. Cette fois, rien. Trois matchs, trois défaites, zéro bonus, zéro consolation.


« C’est un échec » : le vestiaire ne cherche pas d’excuses

Face aux Écossais, l’ASM avait l’occasion de se relancer, ou au moins de sauver un peu de dignité comptable. Au contraire, la défaite a mis fin aux derniers calculs possibles. À chaud, Killian Tixeront n’a pas tenté de masquer la réalité via Ici Pays d’Auvergne :

« C’est un échec. Ça tient à cœur au club de jouer la Champions Cup. À titre perso, j’ai toujours rêvé de la jouer donc c’est hyper frustrant. On a zéro point. Il faut se regarder dans un miroir et repartir au travail. »


Une claque sportive, mais aussi symbolique

Pour les supporters, le coup est rude. Alexis Rabier, président de l’Interclubs, a résumé le sentiment qui domine :

« C’est un retour sur terre qui fait mal. On s’est frottés au haut niveau européen et on voit qu’on n’a pas le niveau. Il faut vite tourner la page. »

À Clermont, la Coupe d’Europe n’est pas une simple compétition. Elle a longtemps été un pilier identitaire, un terrain d’émotions fortes, parfois cruelles, souvent grandioses. Voir le club quitter la scène si tôt — sans même basculer en Challenge — a été vécu comme une rupture.


Le Top 14 comme dernier refuge

Dans ce marasme, une question revient : est-ce que cette élimination précoce peut finalement servir le championnat ? Certains y voient un « mal pour un bien » :

→ moins de fatigue → moins de casse → un seul objectif → une qualif à aller chercher.

Avec un effectif encore loin de son meilleur niveau et une infirmerie largement occupée, l’argument n’est pas absurde. Pour beaucoup, l’ASM doit maintenant « sauver la saison » en Top 14.


Un dernier match… pour la cohésion

Il reste un rendez-vous : Durban, contre les Sharks. Mais sportivement, tout est joué. Christophe Urios a même changé le sens de ce déplacement :

« C’est un stage de cohésion pour nous. On ira avec beaucoup de jeunes. Ça nous permettra de travailler sur le groupe. »

Les Sud-Africains, eux, joueront leur qualification. L’ASM tentera surtout d’éviter de rentrer avec une campagne à zéro victoire, zéro point, zéro souvenir positif.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Bougnatix 11 janvier 2026 at 22h- Répondre

    Perdre contre meilleur c’est le sport , mais perdre sans jamais aucun progres , perdre sans jouer au rugby parce que ton entraineur t’explique que ce qui l’interesse c’est « l’etat d’esprit » c’est …un cauchemar .
    On a des bons jeunes qui arrivent mais des cadres moyens pour les faire progresser il faut un bon entraineur .