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Collazo : « Je préfère arriver lundi et avoir des choses à travailler plutôt que tout soit parfait »

Collazo : « Je préfère arriver lundi et avoir des choses à travailler plutôt que tout soit parfait »

Le lundi 20 avril 2026 à 10:48 par David Demri

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Le derby francilien a rendu son verdict ce dimanche 19 avril, en clôture de la 21e journée de Top 14. Dans une Paris La Défense Arena aux deux visages, le Racing 92 a fini par s’imposer largement face au Stade Français (47-20).

Un succès bonifié qui permet aux Ciel et Blanc de s’accrocher à la course aux phases finales, tandis que les Soldats Roses glissent à la 4e place du classement.

Le Racing 92 s’offre un bol d’air et le bonus

Grâce à ce cinquième bonus de la saison, le Racing 92 reprend la septième place avec 55 points, talonnant désormais l’ASM Clermont. Si la victoire est probante au tableau d’affichage, le contenu a longtemps laissé à désirer, face à une équipe parisienne largement remaniée où de nombreux cadres avaient été laissés au repos ou sur le banc.

L’entraîneur du Racing, Patrice Collazo, ne cachait pas son exigence malgré l’ampleur du score final :

« Je crois qu’on a fait une très belle entame mais on a perdu cette dynamique parce qu’on n’a pas scoré. On n’a pas été assez propre sur nos basiques, ça c’est une certitude »

Un Stade Français accrocheur avant de sombrer

Malgré un effectif inexpérimenté, le Stade Français a fait douter son rival pendant près d’une heure. Portés par la puissance de Giorgi Melikidze en première période, les Parisiens n’étaient menés que de sept points à la pause (20-13) et sont même revenus à une unité du bonus défensif à la 57e minute. Un sursaut qui n’a malheureusement pas suffi à compenser le manque de métier de certains éléments.

Pour Sekou Macalou, le tournant du match s’est joué sur des détails :

« On savait que si on mettait les ingrédients, il y avait la place pour faire quelque chose. Jusqu’à la mi-temps, on l’a senti. Sur la première mi-temps, on a fait un bon match, on était encore très proche au score. Après, il y a eu deux ou trois faits de jeu, qui font que ça a tourné du côté du Racing »

L’indiscipline, le mal récurrent des Ciel et Blanc

Si les éclairs de Max Spring ont permis de débloquer la situation, le Racing 92 a une nouvelle fois affiché ses limites chroniques en termes de discipline. Avec 14 pénalités concédées et deux cartons jaunes, les Racingmen restent parmi les pires élèves du championnat dans ce secteur.

Patrice Collazo préfère toutefois retenir la capacité de réaction de son groupe et le potentiel encore inexploité de ses joueurs :

« Il y a 47 points avec encore une multitude de choses à travailler mais ça prouve aussi la marge de l’équipe. Par contre, on a une dimension collective forte, notamment dans la résilience et ça c’est plutôt bien. Je préfère arriver lundi et avoir des choses à travailler plutôt que tout soit parfait. »

Avec un calendrier jugé favorable pour les deux clubs lors des cinq dernières journées, la bataille pour le top 6 s’annonce acharnée.

Le Racing 92 a relancé la machine, mais devra gagner en propreté pour espérer voir le printemps.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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