Comment la Section Paloise a « volé » le phénomène Brau-Boirie à l’UBB : Laurent Marti peut s’en mordre les doigts !

Comment la Section Paloise a « volé » le phénomène Brau-Boirie à l’UBB : Laurent Marti peut s’en mordre les doigts !

Le jeudi 12 février 2026 à 22:04 par David Demri

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À seulement 20 ans, Fabien Brau-Boirie s’apprête à vivre un moment historique. Ce dimanche, à Cardiff, le centre de la Section Paloise fêtera sa première sélection avec le XV de France.

Une étape de plus dans une carrière qui avance à une vitesse vertigineuse : il y a tout juste un an, il fêtait sa première titularisation en Top 14.

Le choix de Pau plutôt que l’UBB

Pourtant, le destin du jeune Tarbais aurait pu s’écrire ailleurs. Alors qu’il quittait son club formateur à 17 ans, l’Union Bordeaux-Bègles lui faisait les yeux doux sur les conseils de Julien Laharrague.

Mais c’est le projet palois et la philosophie de Sébastien Piqueronies qui l’ont convaincu.

Il s’est confié via Midi Olympique :

« J’étais à Tarbes et la Section m’a contacté. J’avais également un autre club qui m’avait contacté. Mais je regardais les matchs de Pau à la télé et je voyais que Sébastien Piqueronies aimait beaucoup faire jouer les jeunes. Je pense que c’est ce qui m’a principalement motivé à venir à la Section. Voir de jeunes joueurs sur le terrain avec les professionnels m’a donné confiance.

En plus, je n’étais pas très loin de Tarbes. C’était donc un bon compromis. Je voyais notamment Émilien Gailleton qui enchaînait les matchs. Cela a été une source d’inspiration et cela a renforcé mon choix. J’avais envie de suivre cette voie, avec cette progression linéaire. »

Inspiré par la trajectoire d’Émilien Gailleton, Brau-Boirie a trouvé dans le Béarn le cadre idéal pour sa « progression linéaire ».

Un recrutement « chirurgical » signé Piqueronies

Pour le manager palois Sébastien Piqueronies, l’éclosion de son centre n’est pas le fruit du hasard mais d’un scouting extrêmement précis.

Le club ne cherche pas la quantité, mais la certitude mentale et technique :

« Nous ne faisons pas un recrutement de volume. Nous effectuons un recrutement très ciblé. Quand on propose à un joueur de rentrer dans notre capsule, c’est que nous sommes certains […] d’avoir bien cerner le profil mental, psychologique, la détermination et les qualités du joueur. Il y a peu d’élus mais quand nous sommes certains, notre engagement est très fort, avec un plan d’accompagnement très construit. »

L’ombre de Yannick Jauzion

Avec 13 titularisations cette saison et une découverte remarquée de la Champions Cup, les observateurs n’ont pas tardé à le comparer à l’icône Yannick Jauzion.

Un compliment que le jeune Bleu accueille avec humilité et une pointe d’humour :

« Je n’ai pas eu l’occasion de le voir jouer car j’étais très jeune. Mais j’ai eu l’occasion de regarder quelques compilations. C’est un très beau compliment. Ça fait plaisir, c’est toujours bon à prendre (rires). Loin de moi l’idée de dénigrer cette comparaison car les compliments font toujours plaisir mais j’essaie surtout d’être moi-même et d’avancer comme je suis. »

Sébastien Piqueronies, lui, voit déjà beaucoup plus loin pour son protégé. S’il estime que le joueur peut encore s’améliorer partout, il en est convaincu :

« C’est un garçon très déterminé, qui se forge petit à petit. Il peut tout faire un peu mieux. Il faut qu’il arrive à se sentir capable et à se lâcher, qu’il prenne pleinement conscience de son potentiel. Il va devenir un grand homme du rugby français. »

Premier élément de réponse ce dimanche sous le toit du Principality Stadium.

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  1. Johndoeuf 12 février 2026 at 22h- Répondre

    Trop de BB à l uBB