Image par défaut

Critiqué lors de son arrivée au Racing, Nathan Hughes demeure le meilleur joueur Francilien : Il réagit aux critiques !

Critiqué lors de son arrivée au Racing, Nathan Hughes demeure le meilleur joueur Francilien : Il réagit aux critiques !

Le dimanche 19 avril 2026 à 19:26 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

À 34 ans, Nathan Hughes est la sensation du pack du Racing 92. Alors que sa signature en juillet dernier avait suscité des interrogations, l’ancien numéro 8 international anglais (22 sélections) a balayé les doutes à force de charges dévastatrices et d’une efficacité clinique.

Avant le derby francilien contre le Stade Français ce dimanche, le colosse des Ciel et Blanc s’est confié via Le Figaro sur sa nouvelle jeunesse dans les Hauts-de-Seine.

Nathan Hughes : le « Rhinocéros » du Racing 92 qui défie le temps

Huit essais au compteur et une densité physique qui ne semble pas avoir souffert de ses trois saisons au Japon : Nathan Hughes est devenu l’indispensable du système de Patrice Collazo.

Le manager francilien ne s’y est pas trompé :

« Depuis le début de saison, c’est à mes yeux notre meilleur joueur ».

Un avis partagé par Gaël Fickou :

« Nathan, c’était quand même une référence en Angleterre pendant dix ans. On n’a pas recruté des mecs qui ne tenaient pas la route. »

Un saut dans l’océan du Top 14

Pour Hughes, rejoindre la France était un rêve de longue date. Il savoure aujourd’hui chaque instant de cette aventure dans ce qu’il considère comme le championnat le plus exigeant :

« Tout se passe à merveille. La France a toujours été un pays où je voulais venir jouer, notamment en Top 14, qui est un championnat très physique, probablement le plus dur au monde. J’ai joué en Angleterre pendant presque dix ans, j’ai souvent affronté des équipes françaises, mais jamais le Racing. Donc quand j’ai eu l’opportunité de venir ici, j’étais sauté sur l’occasion. La vie ici est vraiment très agréable : les joueurs m’ont bien accueilli, le staff aussi, et les gens ici sont très chaleureux. »

Interrogé sur les critiques concernant son âge, le troisième ligne fait preuve d’une grande sérénité :

« J’ai entendu tout ça. Avoir 34 ans, on considère que c’est trop vieux pour jouer au rugby. Mais moi, je ne pense absolument pas à tout ça. J’essaie encore de progresser chaque jour. On a un groupe très jeune, ça me permet de rester jeune aussi. Je ne me focalise pas sur mon âge, j’écoute mon corps et, pour l’instant, tout va bien. »

La science de la récupération

Sa longévité, Hughes la doit à une discipline de fer qu’il n’avait pas forcément au début de sa carrière :

« C’est la récupération. Il faut bien récupérer après les matchs et pendant la semaine. Il y a cinq ou six ans, je ne prenais pas ces choses-là au sérieux : après un match, je pouvais boire une bière sans y penser. Aujourd’hui, tout est orienté vers la récupération pour être prêt dès le lundi. Car, en France, on ne s’arrête jamais de jouer. »

Le « Papa » et son totem

Surnommé « le papa » du club par son manager, Nathan Hughes tempère avec l’humilité qui le caractérise, tout en expliquant son style de jeu inspiré d’un animal puissant : le rhinocéros.

« J’ai des enfants, donc j’aime passer du temps avec les jeunes, mais je ne me vois pas comme leur père. Je suis un joueur comme les autres. Je traite mes coéquipiers de la même manière, qu’ils aient 16 ou 35 ans. Chacun fait partie de la famille du club.

Le psychologue avec qui j’avais travaillé m’avait demandé de choisir un animal et j’ai pris celui-là. Le rhinocéros est un animal qui charge sans hésiter, puissant et dominant. En numéro 8, c’est exactement ce qu’on doit faire : avancer, que ce soit en attaque comme en défense. J’essaie de m’en inspirer dans mon jeu. »

Objectif Coupe du Monde 2027 ?

S’il est pleinement investi avec le Racing, Hughes garde dans un coin de sa tête la possibilité de porter les couleurs des Fidji, son pays de naissance, pour le prochain Mondial.

« C’est effectivement dans un coin de ma tête. Il y a des échanges avec le staff. Mais je me concentre sur ce que je peux contrôler : mes performances. Ce n’est pas moi qui choisis l’équipe. Alors, ma priorité, c’est le Racing. Si je joue bien et que je suis régulier, la sélection viendra d’elle-même. À mon âge, je suis en paix avec ça : si ça arrive, tant mieux. Sinon, tant pis… »

Une sagesse et une puissance qui font de Nathan Hughes l’atout numéro un des Racingmen pour le choc de ce soir.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

0 Commentaire