Critiqué par les médias, le banc des remplaçants est protégé par Fabien Galthié
Critiqué par les médias, le banc des remplaçants est protégé par Fabien Galthié
Le samedi 7 février 2026 à 0:47 par David Demri
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Le score final (36-14) est sans appel, mais le scénario de la seconde période au Stade de France a laissé entrevoir quelques zones d’ombre. Si le XV de France a dominé les débats pendant 50 minutes, l’injection massive de sang neuf a coïncidé avec un net regain de forme des Irlandais, obligeant les cadres tricolores à une analyse sans concession.
L’aveu de fragilité du capitaine
Alors que les Bleus menaient 29-0, l’entrée du banc n’a pas produit l’effet d’accélération escompté. Au contraire, le collectif a semblé perdre sa fluidité habituelle pendant un quart d’heure.
Antoine Dupont, le capitaine français, a immédiatement identifié ce manque de continuité comme un axe de progression :
« Un petit trou d’air sur lequel il faudra qu’on travaille. »
L’indiscipline, le grain de sable dans l’engrenage
Le retour de l’Irlande au score (passant de 29-0 à 29-14 en quelques minutes) s’explique en grande partie par un relâchement dans le secteur de la discipline, pourtant impeccable lors du premier acte.
Pour l’ailier Louis Bielle-Biarrey, la répétition des fautes a rendu la défense française vulnérable :
« Mais c’est vrai que notre discipline nous a moins aidés qu’en première mi-temps. À partir de ce moment-là, c’est compliqué quand on fait des fautes. On sait qu’à ce niveau-là, c’est pénaltouche, maul, avantage… C’est compliqué de défendre et peut-être que notre discipline ne nous a pas aidés. »
Un constat partagé par l’ouvreur Matthieu Jalibert, qui a ressenti ce vacillement collectif sur la pelouse :
« Ouais, on a tangué un petit peu. Il y a eu plus d’indiscipline, donc ça leur a permis de venir plus facilement dans notre camp et ils ont aussi des qualités. Ils ont réussi à nous mettre à mal pendant 10-15 minutes. »
La défense de Fabien Galthié : « Il faut accepter de se tromper »
Malgré ces critiques, le sélectionneur Fabien Galthié a choisi de protéger ses joueurs. En fin communicant, il a rappelé la valeur de l’adversaire pour relativiser les erreurs commises par ses « finisseurs ».
Pour lui, la performance globale l’emporte largement sur les imperfections passagères :
« C’est l’équipe d’Irlande. C’est un adversaire classé numéro 3 mondial, il ne faut pas oublier même si peut-être qu’avec sa performance des 50 premières minutes, on a pu l’oublier. C’est vrai que j’avais dit que tout ne serait pas parfait. De toute façon, c’est rarement parfait. Il faut être humble à ce niveau-là. Il faut accepter de se tromper. On s’est trompés par moments. C’est arrivé mais peu par rapport à ce qui a été fait de bien dans ce match. »
Galthié a d’ailleurs tenu à souligner que ce sont ces mêmes remplaçants qui ont permis aux Bleus de finir la rencontre sur une note positive :
« Ce sont aussi eux qui ont réussi à inverser la pression, su reprendre la main et fini par marquer un essai. Donc on a eu 14-0, puis finalement 14-7. »
Une réaction d’orgueil finale
L’essentiel a été préservé grâce à une fin de match maîtrisée, symbolisée par l’essai de Théo Attisogbe.
Matthieu Jalibert a tenu à mettre en avant cette capacité du groupe à ne pas sombrer sous la pression :
« Il y a eu une belle réaction sur la fin de match pour les repousser et marquer ce dernier essai. »
8 Commentaires


Noucchi irréprochable parmi les finisseurs ?
Il a fait une bonne entrée, mais sa passe mer.dique à 2 m de la ligne a failli nous coûter un essai.
Oui. Sans contestation.
Première cape, le mec rentre quand ça tangue devant et il met de l’avancée et l’équipe dans le bon sens direct.
Le seul à avoir eu un impact positif avec Serin alors que Meafou ou Neti ont été plutôt neutre…
Une belle réaction grâce à Serin surtout !
S’il était rentré plus tôt il aurait pu relancer la machine
Il aurait dû rentrer à la 50ème, mais Galthié est trop frileux, sauf avec les minots toulousains. Je ne comprends toujours pas la présence de Gourgues sur ce match.
Dranix… Gourgues polyvalent du 10 au 15 …
Après très gros potentiel mais à peine 15 ou 20 matchs en pro… c’est trop peu, on s’emballe trop vite sur les « pépites » et certains se pensent peut être déjà arrivés alors qu’ils viennent juste de partir…
L’objectif de Galthié n’est pas de faire plaisir aux commentateurs ni de mettre 50 pts à l’Irlande son 1er objectif : Gagner l’Angleterre à Paris et l’Ecosse à Murrayfield pour faire un grand chelem et le 2e préparer un groupe de joueur pour 2027 et la Coupe du Monde.
Donc il ne fait pas ses changements pour faire plaisir et ne fait pas son équipe au mérite mais avec ce qu’il pense être le mieux pour atteindre ses objectifs.
36 14 mais 29 14 de la 61e à la 79e mn. Quelle que soit la perfection de la première mi-temps, le trou d’air dû au mauvais coaching est évident.
Le coaching groupé et fait parce que programmé a montré ses limites.
Guillard aurait dû faire au moins 10 mn de plus et Dupont au moins 10 mn de moins.
Bien sûr qu’il faut s’adapter en fonction du déroulé du match. Et cela pour chaque match.
Guillard marchait sur l’eau, c.ontre la 4e nation mondiale, affaiblie, certes.
Battre la 4e nation mondiale de plus de 15 points, il fallait en profiter et enfoncer le clou.
Heureusement la victoire a été assurée et l’écart de plus de 15 points retrouvé.
Puis Ollivon et Guillard ne sont pas les mêmes joueurs, pas besoin de les gérer pareil.
L’un a 25 ans, était sur un nuage sur ce match. L’autre a 32 ans et a souvent été blessé et par de très graves et longues blessures.
L’un n’est même plus c.oncerné par la Challenge Cup quand l’autre est encore c.oncerné par la Champions Cup.
A Cardiff, avec les performances actuelles du Pays de Galles, les deux pourraient être au repos ou sur le banc.
Pour ma part, je trouverais logique qu’Ollivon ne soit pas de ce voyage.