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« Dangereuse et inconsciente » : ce témoignage qui pourrait peser lourd dans l’affaire Narjissi

« Dangereuse et inconsciente » : ce témoignage qui pourrait peser lourd dans l’affaire Narjissi

Le samedi 30 mai 2026 à 10:17 par David Demri

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L’enquête sur la disparition en mer de Medhi Narjissi continue de révéler de nouveaux éléments. Près de deux ans après le drame survenu en Afrique du Sud lors d’un stage du XV de France U18, un témoignage pourrait prendre une importance particulière dans l’instruction en cours.

Une touriste française présente sur les lieux affirme avoir alerté au moins un membre de l’encadrement sur le danger représenté par la plage de Dias Beach, quelques instants avant la disparition du jeune rugbyman.

Le journal L’équipe fait le point sur ce rebondissement.

« Dangereuse et inconsciente »

Le 7 août 2024, Medhi Narjissi disparaissait en mer lors d’une séance de récupération organisée sur la plage de Dias Beach, réputée pour ses forts courants.

Dix jours plus tard, une vacancière française adressait un témoignage spontané au consulat général de France au Cap. Un document qui a ensuite été transmis à la justice.

Dans ce courrier, elle raconte avoir observé les jeunes joueurs français entrer dans l’eau alors qu’elle se trouvait avec sa famille sur un sentier surplombant la plage.

« J’ai constaté une grande d’excitation, des jeux et des cris d’amusement de la part de ces jeunes lorsqu’ils étaient dans l’eau. »

Elle explique également avoir été surprise par cette baignade.

« En observant cette baignade toujours sur le même chemin surplombant la plage, nous avons manifesté à haute voix notre étonnement et notre inquiétude de voir se baigner des jeunes gens à cet endroit qui est de toute évidence dangereux compte tenu de sa configuration près de hautes falaises, des forts courants et des vagues. »

Un membre du staff aurait été prévenu

La partie la plus importante de son témoignage concerne un échange qu’elle affirme avoir eu avec un membre de l’encadrement français.

Selon son récit, cet adulte aurait entendu ses remarques sur les risques encourus.

« Un des membres du personnel encadrant qui nous a croisés sur le chemin nous a entendu dire à haute voix que nous trouvions cette baignade « dangereuse et inconsciente ». »

La touriste indique également que cet encadrant lui aurait répondu qu’il s’agissait d’une séance de récupération en eau froide.

« Il nous a précisé qu’il s’agissait d’un exercice de récupération en eau froide. »

Une question importante pour l’enquête

L’identité de ce membre du staff reste aujourd’hui inconnue.

Selon L’équipe, Robin Ladauge était déjà dans l’eau au moment où cette femme a exprimé sa crainte. En revanche, il pourrait s’agir de Stéphane Cambos, lequel a pourtant toujours indiqué au juge qu’il n’avait pas validé cette séance de baignade.

Selon les éléments rapportés, ce témoignage pourrait permettre aux enquêteurs de déterminer si plusieurs membres de l’encadrement avaient été directement alertés sur les dangers de la plage avant le drame.

La témoin n’a pas encore été entendue dans le cadre de l’instruction mais elle a indiqué être prête à collaborer avec la justice.

« Je ne souhaite pas témoigner dans la presse. Je le ferai dans le cadre du procès. Évidemment, je me tiens à la disposition de la justice et j’imagine que je vais être entendue dans le cadre de l’instruction. »

Une instruction toujours en cours

À ce stade de la procédure, Robin Ladauge, préparateur physique de l’équipe de France U18, Stéphane Cambos, manager de la sélection, ainsi que la Fédération Française de Rugby en tant que personne morale, ont été mis en examen.

Ils bénéficient tous de la présomption d’innocence.

L’instruction se poursuit désormais pour tenter d’établir précisément les circonstances ayant conduit à la disparition tragique de Medhi Narjissi sur cette plage sud-africaine.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

4 Commentaires

  1. Jno 30 mai 2026 at 11h- Répondre

    Comment deux ans après les faits cette témoin n’aurait pas été auditionné ? Si c’est exact, ce serait inadmissible.

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  2. madrague 30 mai 2026 at 13h- Répondre

    La photo est déchirante on voit bien la fierté et l amour pour son petit…

  3. Toulouse 31 mai 2026 at 10h- Répondre

    Faudrait peut-être songer à investir un peu plus dans la justice, non? Le calvaire des parents et proches doit être interminable…
    Ah oui c’est vrai, on a pas de sois…

    • 2passage 31 mai 2026 at 18h- Répondre

      Le nombre de justiciables augmente plus vite que le budget de la Justice.