David Gérard brise le silence sur le dossier du Stade Mayol et la position de Laure Lavalette

David Gérard brise le silence sur le dossier du Stade Mayol et la position de Laure Lavalette

Le lundi 2 février 2026 à 22:30 par David Demri

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Faut-il quitter le cœur historique de Toulon ?

Le dossier de l’enceinte du Rugby Club Toulonnais s’annonce comme l’un des enjeux majeurs des prochaines années. Alors que le président Bernard Lemaître milite pour la construction d’un nouveau stade, David Gérard, candidat aux municipales, invite à une réflexion plus prudente.

Bernard Lemaître : Le plaidoyer pour un nouveau stade

À 87 ans, le propriétaire du RCT estime que le stade actuel est devenu un obstacle à la pérennité financière du club. Selon lui, il est désormais nécessaire de « se diriger vers la construction d’un stade, c’est inéluctable ».

Il décrit l’enceinte actuelle comme étant « complètement inadapté à une exploitation moderne » et pointe du doigt des « handicaps limitant la création de revenus ».

L’argument financier est au cœur de son analyse :

« L’enceinte est limitée à un match tous les quinze jours puisque l’on n’a pas le droit d’y faire autre chose que du rugby. Cela nous prive de cinq à dix millions d’euros en matière d’hospitalités. Soit exactement le chiffre qui nous manque pour équilibrer nos comptes ». Pour le président, « les capacités d’amélioration de Mayol sont extraordinairement limitées ».

David Gérard : L’option de la rénovation et les freins au départ

Ancien deuxième ligne et figure politique montante, David Gérard tempère cet enthousiasme pour un déménagement.

Lors d’un entretien accordé à La Dépêche du Midi, il rappelle l’attachement viscéral des supporters : « Le projet est complexe. Aujourd’hui, dire aux Toulonnais qu’ils perdent Mayol, c’est très complexe ».

Avant toute décision radicale, il prône la patience : « Tant que les études n’ont pas été faites, et que toutes les solutions n’ont pas été, entre guillemets, travaillées, il est dur aujourd’hui d’avoir un positionnement ».

Il oppose à la construction neuve l’idée d’un chantier d’envergure :

« C’est du financier, mais il faut qu’il y ait un plan. Il ne faut pas faire les choses pour faire les choses. Si tu modernises Mayol, c’est parce que tu restes à Mayol. Et je parle dans l’hypothèse où un investissement colossal serait mis sur Mayol. Sinon, tu vas mettre des pansements pendant des années et des années, jusqu’au moment où le stade va péricliter pour se dire qu’il faut automatiquement un grand stade ».

Les obstacles à une nouvelle construction

Le projet d’un stade moderne se heurte à des réalités de taille : « C’est 200 millions. C’est lourd. Ça se cherche, ça se trouve, mais c’est long. Donc dans la temporalité, quel que soit l’avenir du stade Mayol, tu en auras encore besoin pendant quelques années. Et ça, il faut être clair ».

De plus, la géographie toulonnaise impose ses limites :

« à Toulon, on a une problématique, c’est l’emprise au sol. Aujourd’hui, faire un stade à Toulon, c’est très complexe et très compliqué à trouver ».

David Gérard conclut sur la nécessité de soutenir l’investissement du président tout en restant pragmatique :

« Sans lui, il n’y a pas de RCT, il faut que les gens le comprennent. Mais à un moment donné, il y a la réalité économique qui fait qu’il faut bien réfléchir à ce qu’on fait. Et surtout, tu auras encore besoin de Mayol quel que soit le futur, nouveau stade ou pas. Donc il faut déjà arriver à remobiliser les forces vives sur Mayol ».

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