Démonstration en Europe, en souffrance en Top 14… pourquoi Bordeaux-Bègles avance à contretemps ?

Démonstration en Europe, en souffrance en Top 14… pourquoi Bordeaux-Bègles avance à contretemps ?

Le samedi 31 janvier 2026 à 14:03 par David Demri

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Championne d’Europe en titre et impressionnante sur la scène continentale, l’Union Bordeaux-Bègles peine pourtant à afficher la même constance en Top 14.

À l’approche d’un déplacement chez le promu Montauban, ce samedi, les Girondins avancent dans un championnat semé d’embûches, entre contre-performances, absences majeures et gestion délicate d’un effectif très sollicité.

L’UBB présente cette saison un contraste saisissant souligne Le Figaro.

En Champions Cup, les hommes de Yannick Bru ont survolé la phase de poules avec quatre succès bonifiés, une performance seulement égalée par Glasgow.

En Top 14, en revanche, le tableau est nettement plus nuancé. Battus à deux reprises à domicile à Chaban-Delmas, contre Pau puis le Stade Français Paris le week-end dernier, les Bordelais ont vu s’éloigner l’objectif du top 2, synonyme de qualification directe pour les demi-finales.

Après la dernière défaite face au Stade Français, Yannick Bru a lucidement dressé le constat de la situation. Extrait :

« C’est douloureux mais il faut l’accepter. La conséquence comptable, c’est qu’on va s’enlever ce « sac de sable » des épaules en disant qu’il faut rester dans le top 2. Le top 2 aujourd’hui, sauf exploits et accidents majeurs de nos concurrents, ça ne sera pas possible… »

Le retard est désormais conséquent : sept points séparent l’UBB de Pau, actuel dauphin, à onze journées de la fin.

Au-delà des faux pas à domicile, Bordeaux-Bègles souffre particulièrement loin de ses bases. Le bilan est parlant : une seule victoire à l’extérieur, à Perpignan (12-27), et un unique bonus défensif glané à Montpellier.

Avant la 16e journée, l’UBB n’est que la septième équipe du Top 14 hors de Chaban-Delmas, un rang incompatible avec les standards d’un candidat aux demi-finales programmées cette saison à Marseille.

Ces difficultés s’expliquent aussi par un contexte sportif particulièrement exigeant. Dès le début de saison, le staff a dû composer avec une infirmerie bien garnie, avant de gérer les absences liées à la tournée de novembre et la préparation de la Champions Cup. Sans faire d’impasse, notamment lors du déplacement périlleux chez les Bulls à Pretoria, brillamment négocié (33-46), l’UBB a puisé dans ses ressources.

Une nouvelle période internationale s’ouvre désormais avec le Tournoi des Six Nations, ajoutant une couche supplémentaire de complexité.

Pour le déplacement à Montauban, lanterne rouge du championnat malgré sa large défaite à l’aller (71-24), Bordeaux-Bègles a néanmoins récupéré trois cadres libérés par Fabien Galthié : Cameron Woki, Romain Buros et Temo Matiu. Mais les casse-tête restent nombreux, en particulier à la charnière, où Maxime Lucu, Martin Page-Relo et Arthur Retière sont blessés, tandis que Matthieu Jalibert est retenu à Marcoussis.

Le poste de talonneur est également fragilisé par la blessure de Gaëtan Barlot et l’absence de Maxime Lamothe, tout comme une large partie de la « Patrouille de France » (Bielle-Biarrey, Depoortere, Moefana).

Entre ambitions européennes et réalités domestiques, Bordeaux-Bègles avance cette saison sur une ligne de crête. Une situation délicate, mais familière aux grandes équipes engagées sur tous les fronts.

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