Deux décisions arbitrales font polémique à Bayonne
Deux décisions arbitrales font polémique à Bayonne
Le lundi 26 janvier 2026 à 9:20 par David Demri
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Le miracle permanent a pris fin ce samedi 24 janvier. Après plus d’un an et demi d’invincibilité sur leurs terres, les Bayonnais ont fini par mordre la poussière face à leur « bête noire », le Castres Olympique (10-13). Dans un Jean-Dauger électrique, les Tarnais ont réitéré leur exploit de juin 2024, s’appuyant sur une solidarité défensive qui frise l’héroïsme.
« Elle nous pendait au nez » : La fin d’une ère pour l’Aviron
Conscient que la chance finit toujours par tourner, le capitaine bayonnais Arthur Iturria n’a pu que constater les dégâts. Habitué à s’imposer sur le fil dans les derniers instants, l’Aviron a cette fois buté sur un mur bleu et blanc.
Pendant quatre minutes de temps additionnel, les Castrais se sont arc-boutés sur leur ligne d’en-but. « C’était très stressant parce qu’on était coutumiers du fait de perdre à l’extérieur dans les cinq dernières minutes », avouait après coup le demi de mêlée castrais Jérémy Fernandez.
Le « cierge » de Xavier Sadourny et le sacrifice de Vargas
Le manager castrais, Xavier Sadourny, a vécu ces dernières secondes avec une tension extrême, surtout face à la puissance de Tevita Tatafu et Rodrigo Bruni lancés à cinq mètres de l’en-but.
Il s’est confié via La Dépêche :
« Je croise les doigts, je ferme les yeux et j’attends que ça passe. Si j’avais pu aller mettre un cierge, j’y serais allé ! »
Un moment de bascule a marqué ce final : la sortie sur civière d’Adam Vargas, sérieusement touché au genou droit. Loin de plomber le moral des Olympiens, ce coup du sort a agi comme un électrochoc. « Ça nous a galvanisés. Dans le regard de tous, on voyait ce désir de victoire », assure Fernandez.
Une fin de match entachée de polémiques
Si Castres a savouré son exploit, le camp bayonnais l’a eu mauvaise. Deux décisions arbitrales ont fait jaser à l’issue de la rencontre :
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L’essai refusé à Orabé (79e) : Le ballon semblait avoir été touché en dernier par le Castrais Fernandez, invalidant l’en-avant sifflé contre Bayonne.
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Le ballon enterré (82e) : Rodrigo Bruni a assuré avoir aplati sur la ligne, tandis que le staff basque réclamait une vérification vidéo qui n’est jamais venue.
« Si le ballon est injouable, il faut vérifier », a pesté Grégory Patat. Mais rien n’y fera : la roue a tourné.
Castres s’impose comme le nouveau patron du réalisme et relance totalement la course au Top 6, tandis que Bayonne doit digérer la fin de son invincibilité légendaire.
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