Dorian Aldegheri dévoile son plan pour retrouver le XV de France
Dorian Aldegheri dévoile son plan pour retrouver le XV de France
Le mercredi 16 septembre 2026 à 10:55 par David Demri
Publicité
Dorian Aldegheri n’a aucune intention de ralentir. À 33 ans, le pilier droit du Stade Toulousain continue de travailler avec l’ambition de retrouver le XV de France et de participer à la Coupe du monde 2027 en Australie.
Pour préparer cette saison importante, le Toulousain a repris l’entraînement près d’un mois avant le reste du groupe. Il s’est notamment appuyé sur Thomas Ramos afin de conserver un cadre de travail précis durant ses vacances.
Une préparation anticipée avec Thomas Ramos
Dorian Aldegheri reconnaît avoir besoin d’être accompagné pour respecter pleinement son programme. En voyant son coéquipier s’entraîner sur les réseaux sociaux, il a décidé de le rejoindre et de profiter de cette préparation pour changer ses habitudes.
Interrogé par Midi Olympique, le pilier explique pourquoi il a repris le travail avant le reste de l’effectif.
« Je pense que c’est le cas de tout le monde. Tous les joueurs se préparent pendant l’été. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de joueurs qui ne fassent rien pendant toutes leurs vacances. Après, moi, c’est sûr que j’ai besoin d’avoir quelqu’un à mes côtés pour être assidu, d’aller de telle heure à telle heure. Je pense qu’il y a des joueurs qui se préparent très bien tout seuls. J’ai choisi de rejoindre Thomas (Ramos) parce que j’avais vu ses stories sur Instagram. Puis ça me changeait un peu d’air. Le fait de venir au stade, ça me faisait aussi sortir un peu de la maison et travailler différemment. C’était cool et cette préparation va payer. »
Encore plus de travail à 33 ans
Avec les années, la préparation physique demande une attention toujours plus importante. Aldegheri estime même devoir fournir davantage d’efforts aujourd’hui que lorsqu’il cherchait à s’installer chez les professionnels.
Le Toulousain résume avec humour les exigences liées à son âge.
« Oui, c’est sûr mais le truc, c’est sans fin ! Quand tu es jeune, il faut déjà beaucoup bosser. Après, il faut bosser, continuer à bosser. Et à la fin, il faut encore plus bosser parce que tu es vieux ! (rires) Il faut donc tout le temps travailler ! »
La maturité traditionnellement associée aux piliers trentenaires ne l’incite toutefois pas à porter un jugement définitif sur son propre niveau. Il préfère avancer sans se projeter trop loin.
Aldegheri veut continuer tant que son corps lui permet de répondre aux exigences.
« Ça dépend des joueurs. Je ne saurais pas me juger, et je n’aime pas trop ça. On verra. Dans tous les cas, je ne me prends pas la tête. Si j’en ai encore dans le fût, tant mieux. Et si je n’en ai plus, eh bien, je n’en ai plus. »
Le niveau international a modifié ses exigences
Dorian Aldegheri a découvert le XV de France en 2019. Cette arrivée chez les Bleus lui a surtout permis de mesurer la différence entre le Top 14 et les rencontres internationales.
Face à une concurrence permanente, le pilier a compris qu’il devait augmenter sa charge de travail pour progresser et durer au plus haut niveau.
Son passage en équipe de France lui a fait prendre conscience des efforts nécessaires.
« Tu prends surtout conscience qu’il faut bosser encore et encore. Parce que tu découvres le niveau international et c’est un autre niveau. Si tu veux durer et continuer d’avancer parce que la concurrence est rude, tu prends surtout conscience qu’il faut augmenter ta charge de travail pour augmenter ton niveau. C’est surtout ça. »
Le plaisir reste son principal moteur
Malgré les entraînements supplémentaires et les contraintes physiques, Dorian Aldegheri assure que son envie demeure intacte. Son plaisir vient avant tout des moments partagés avec ses partenaires du Stade Toulousain.
Le pilier ne s’imagine pas poursuivre sans cette dimension collective.
« Oui, bien sûr. Je me régale avec les copains. Je me donne à 100 %. Je prends du plaisir avec les potes. Tant que je rigole bien et que je m’éclate au rugby, c’est bon ! »
La Coupe du monde sans en faire une obsession
Le Mondial australien représente naturellement un objectif pour Dorian Aldegheri. Le Toulousain refuse cependant de construire toute sa saison autour d’une éventuelle sélection.
Sa priorité consiste à retrouver son meilleur niveau avec son club, à performer chaque semaine et à conserver le plaisir qui l’accompagne depuis le début de sa carrière.
Aldegheri place ses performances avec Toulouse avant ses ambitions internationales.
« Comme je dis tout le temps, j’essaie déjà d’être très bien en club, de performer et de prendre beaucoup de plaisir. C’est le plus important, à l’entraînement comme en match. Après, la Coupe du monde, bien sûr qu’on en entend parler. Mais pour l’instant, je me concentre sur le club. Je veux être bien dans l’équipe. Et après, on verra. »
Le pilier ne veut surtout pas laisser cet objectif devenir une source de pression permanente. Une convocation serait accueillie comme une opportunité, sans modifier sa manière d’aborder la saison.
Il refuse donc de transformer le Mondial en obsession.
« Non, je pense que, pour moi, ce ne serait pas bon. Comme je t’ai dit, je ne me prends pas la tête. J’essaie d’être bien pour l’équipe, de travailler et de me donner à 100 %. Si j’ai la chance d’y aller, je me donnerai à 100 %. »

