Dorian Aldegheri très ému sur le fait de devoir quitter le Stade Toulousain : « Des frissons rien que d’en parler… »

Dorian Aldegheri très ému sur le fait de devoir quitter le Stade Toulousain : « Des frissons rien que d’en parler… »

Le vendredi 25 septembre 2026 à 16:02 par David Demri

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À 33 ans, Dorian Aldegheri vient d’entamer sa quatorzième saison avec le Stade Toulousain. Mais celle-ci pourrait avoir une saveur très particulière. En fin de contrat au mois de juin prochain, le pilier aux 28 sélections avec le XV de France sait que la fin de son aventure avec certains de ses plus proches amis approche. Lorsqu’il évoque notamment Cyril Baille et Julien Marchand, l’émotion n’est jamais très loin.

Aldegheri ne veut pas encore décider si cette saison sera sa dernière sous les couleurs Toulousaines, ni même se projeter précisément sur la fin de sa carrière.

Mais à 33 ans, difficile d’ignorer totalement le temps qui passe.

« C’est peut-être la dernière fois »

Cette saison pourrait notamment marquer la fin d’une aventure collective construite pendant de très nombreuses années avec certains joueurs de la première ligne Toulousaine.

Et lorsqu’il envisage cette possibilité, Aldegheri ne cache pas son émotion.

Le pilier reconnaît que cette saison possède forcément une saveur différente :

« Comme tous les ans, je prends du plaisir. C’est vrai que c’est particulier. On joue avec des mecs depuis plusieurs années, on sait que c’est peut-être la dernière fois qu’on passe une année ensemble. Ça me fait des frissons rien que d’en parler. Comme tu dis, c’est particulier. Mais on essaie de ne pas trop y penser, de prendre le maximum de plaisir, en entraînement comme en match. Je pense que ça passe par se donner à fond, bien travailler et tout ce qui s’en suit. »

La concurrence des nouvelles générations est également de plus en plus forte.

Aldegheri préfère en rire.

« Je sens le pied dans le dos »

Interrogé sur cette nouvelle génération qui pousse derrière les cadres Toulousains, sa réponse est immédiate :

« Je sens le pied dans le dos (il éclate de rire). Comme je l’ai dit, je n’y pense pas. Je prends du plaisir avant tout. Je ne le sens pas par rapport au club. À aucun moment je me sens dehors. Ils t’accompagnent, ils font tout pour qu’on se sente le mieux possible dans le rugby. Ça passe par prendre du plaisir sur le terrain et en dehors aussi. Et on s’apprécie normalement. On joue depuis un petit moment ensemble, on a vécu de bonnes choses ensemble. »

S’il ne se sent absolument pas poussé vers la sortie par Toulouse, le pilier sait néanmoins qu’une page finira par se tourner.

Et cette perspective prend une dimension encore plus forte lorsqu’il parle de Baille et Marchand.

Baille, son partenaire depuis l’âge de 15 ans

Avec Baille, l’histoire dépasse largement le cadre professionnel.

Les deux hommes jouent ensemble depuis les Cadets, lorsqu’ils avaient seulement 15 ans. Leur relation s’est prolongée bien au-delà des terrains puisque Baille est également le parrain du fils d’Aldegheri.

Marchand a ensuite rejoint ce cercle lors de leurs années Espoirs.

Aldegheri se montre particulièrement touché lorsqu’il imagine la séparation de ce trio :

« Oui, c’est sûr que ce sont des potes un peu « particuliers ». Avec « Cissou », on joue ensemble depuis les Cadets, depuis qu’on a 15 ans. Donc, on a vécu quand même pas mal de choses ensemble. C’est le parrain de mon fils aussi. C’est quelqu’un de très important pour moi. Et comme avec Julien, qui lui a deux années moins. Mais en Espoir, on s’est direct super bien entendus. On a beaucoup de choses en commun et en lien. »

La fin de leur aventure sportive commune ne signifiera évidemment pas la fin de leur amitié.

Mais le Toulousain mesure déjà ce que représentera ce moment :

« C’est vrai que ça va faire quelque chose, mais il y a une suite après le rugby. Donc, on continuera sûrement à se voir, à se fréquenter. Et à vivre d’autres choses après. Mais je suis fier. Fier d’avoir vécu ces choses-là avec ces mecs-là, fier d’avoir été dans ce groupe avec ces mecs-là. C’est surtout ça. »

« Dans le rétro, c’est loin »

Après autant d’années passées au même endroit, Aldegheri commence également à mesurer le chemin parcouru.

Et lorsqu’il regarde derrière lui, le constat est simple :

« Non. C’est vrai que quand je regarde derrière, ça fait… Dans le rétro, c’est loin (sourires). C’est vrai que ça va vite. Ça va très vite. »

Le pilier a connu plusieurs périodes très différentes avec Toulouse, jusqu’au retour du club au sommet.

Une trajectoire qu’il savoure aujourd’hui :

« Oui, c’est sûr. On a connu pas mal de choses. C’est pour ça que je suis content d’avoir pu vivre ça. Parce qu’on a connu l’entre-deux, le bas et puis après, la remontée. C’est vrai que dans une carrière, c’est intéressant de vivre ça. »

La décision concernant son avenir viendra plus tard. Pour l’instant, Aldegheri veut simplement profiter de cette quatorzième saison, conscient qu’elle pourrait être l’une des dernières occasions de partager le terrain avec ceux qui l’accompagnent depuis presque vingt ans.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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8 Commentaires

  1. Sam Toulouse 25 septembre 2026 at 16h- Répondre

    Honnêtement ce serait beau qu’il puisse finir sur une sélection en EDF pour la coupe du monde avec ses potes Marchand (qui a de grandes chances d’y être normalement) et Baille (difficile mais vu son début de saison pourquoi pas) … sachant qu’on prend 3 joueurs/poste en 1ère ligne …

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    • JeanmarcMourillon 25 septembre 2026 at 16h- Répondre

      Pourra pas….. Sauf si Meafou est derrière lui pour pousser et assurer
      Sinon pschittt….. il mange de l’herbe le pauvre…

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      • pourquoi pas??? 25 septembre 2026 at 16h- Répondre

        jeanmarcneuneu grand pilier international a parlé; Ha on me dit pilier oui mais de b..ar

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      • Cassoulet et Salary Cap 25 septembre 2026 at 17h- Répondre

        Tu oublies qu’il était inter avant que Méafou arrive. Tu peux t’acharner sur lui, mais depuis la retraite d’ Atonio, il n’y a pas mieux à droite. Montagne n’est pas encore à son niveau. Doudou c’est un des meilleurs mecs que possède le rugby, il ne s’embrouille avec personne sauf sur le terrain où c’est une bête. Baille, Marchand et Aldo formaient la meilleure première ligne du monde et si le reste de l’EDF avait été à la même hauteur qu’eux on aurait été imbattable!

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      • fred 25 septembre 2026 at 17h- Répondre

        toi le grand specialiste tu mets qui a sa place
        cherche pas dans ton club il faut un français

  2. JeanmarcMourillon 25 septembre 2026 at 17h- Répondre

    Ni pilier de bar ni pilier droit
    Ancien 2 ème latte
    Et bon observateur des mêlées en général
    Sur Alderigolade c’est juste factuel qu’il lui faut un énorme pousseur au cul

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    • pourquoi pas??? 25 septembre 2026 at 18h- Répondre

      jeanmarcneuneu si vraiment tu as joué au rugby ce que je doute on ne parle pas comme ça d’un joueur qui a 28 sélections et 8 titres. Je rencontre souvent d’anciens comme moi et jamais je ne les ai entendu parler comme cela.

  3. pourquoi pas??? 25 septembre 2026 at 17h- Répondre

    il a tellement mangé d’herbe qu’il a gagné 6 fois le championnat de France 2 fois l’Europe et toujours dans les 23.

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