Image par défaut

Du mur varois au calvaire toulousain : les chiffres fous des quarts de finale de Champions Cup !

Du mur varois au calvaire toulousain : les chiffres fous des quarts de finale de Champions Cup !

Le mardi 14 avril 2026 à 9:27 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

On prend les mêmes et on recommence. Un an après leur dernière joute européenne, Bordelais-Béglais et Toulousains se sont une nouvelle fois affrontés dans l’arène de la Champions Cup. Si Ugo Mola pouvait compter sur tous ses hommes en forme, le résultat n’en est pas moins resté le même : ce sont les champions d’Europe en titre qui sont sortis vainqueurs, une nouvelle fois dépassés par le plan de jeu adverse.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Yannick Bru s’est appuyé sur la rencontre de l’an dernier pour rééditer l’exploit. Sa mission ? Pourrir la vie des Toulousains dans les zones de rucks. Un défi relevé haut la main par les avants girondins.

Le calvaire toulousain en chiffres

Les coéquipiers de Maxime Lamothe ont exercé une pression asphyxiante, contestant près de 50 % des rucks offensifs de Toulouse (46/107, soit 43 %) souligne Midi Olympique. Cette omniprésence a été récompensée par huit ballons gagnés sur les munitions adverses.

Dans ce domaine, c’est Jefferson Poirot qui a porté les siens. Le pilier international a gratté deux ballons cruciaux, mettant fin à deux temps forts toulousains (4e, 37e). Mais au-delà du combat, c’est l’indiscipline des Rouge et Noir (11 pénalités à 5) qui a scellé le sort du match. À 14 contre 15 pendant plus de 30 minutes, les champions de France ont trop subi.

De l’autre côté du tableau, le Rugby Club Toulonnais a décroché son précieux sésame pour un choc titanesque face au Leinster à l’Aviva Stadium. Les Varois se sont qualifiés au mérite d’une magnifique victoire à Glasgow (19-22).

En Écosse, les hommes de Pierre Mignoni se sont « envoyés » comme des damnés. Le rythme fut infernal avec plus de 44 minutes de temps de jeu effectif. Si la discipline reste un point noir (15 fautes), l’héroïsme défensif a compensé les scories.

Le mur varois en 224 plaquages

Pour résister aux assauts écossais, le RCT a dû dresser une muraille. Quatre joueurs toulonnais se sont hissés dans le top 5 des plaqueurs de la journée :

  • Charles Ollivon : 21 plaquages
  • Teddy Baubigny : 20 plaquages
  • Jean-Baptiste Gros : 18 plaquages
  • Jérémy Sinzelle : 18 plaques.

Offensivement, le salut est venu de l’étincelle Gaël Dréan. L’international bleu a donné le tournis à la défense de Glasgow avec un doublé, deux franchissements et six défenseurs battus.

Ces quarts de finale confirment une tendance lourde : la Champions Cup ne se gagne plus seulement sur le talent pur, mais sur la capacité à dominer les phases de transition (le sol pour l’UBB) et à maintenir une intensité défensive record (le RCT).

L’UBB semble avoir trouvé la clé du « code Toulouse », mais devra confirmer face à la puissance de Bath. Pour Toulon, le défi sera d’une tout autre dimension : maintenir ce niveau d’engagement tout en gommant l’indiscipline avant de défier l’ogre irlandais du Leinster chez lui.

Les rendez-vous sont pris.


5 Commentaires

  1. SergioB 14 avril 2026 at 10h- Répondre

    C est bien ce qui me semblait pour le rôle crucial de Sinzelle en défense.
    Respect à ce joueur irréprochable !

    35
    2
    • Toulausannois 14 avril 2026 at 11h- Répondre

      Clairement ! Et que tous ceux qui le conspuent ailler manger leur blé noir

      21
      3
      • Tarak83 14 avril 2026 at 21h- Répondre

        Il a fait une belle partie en défense mais les jambes commencent à lui manquer. C’est bien dommage mais aussi bien naturelle et personne ne lui en veut pour cela et chacun le respect. Cependant nous sommes nombreux à ne pas vouloir le voir faire l’année de trop. Cette année il marque déjà le pas sur ses performances de la précédente.
        C’est juste un constat même s’il apporte encore au groupe. Un Gaël Fickou et un Huw Jones devraient nous apporter plus sur le terrain.

  2. Bougnatix 14 avril 2026 at 10h- Répondre

    Pour moi le Leinster est clairement en perte de vitesse meme s’il reste une grande équipe . Ils n’ont plus cette intensité et ces lancements de jeu qui faisait leurs forces pendant 80 minutes . Il y a quelques années , ils etaient injouables , ce n’est plus le cas . Je ne dis pas que ce sera facile mais c’est vraiment possible pour le RCT .

  3. En embuscade 14 avril 2026 at 14h- Répondre

    Dire que certaines truffes ont traité sincelle de portes de saloon avant le match.il n’avance plus, mais défendre il sait faire.