Eddie Jones est bluffé par une arme du XV de France
Eddie Jones est bluffé par une arme du XV de France
Le dimanche 19 juillet 2026 à 16:34 par David Demri
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La large victoire obtenue face au Japon (42-15) ne se résume pas aux six essais inscrits par les Bleus. Si Fabien Galthié affichait un large sourire au coup de sifflet final, c’est surtout parce que son équipe a enfin retrouvé plusieurs secteurs de jeu qui lui avaient fait défaut depuis le début de la tournée estivale.
Après avoir souffert par séquences en Nouvelle-Zélande puis en Australie, le XV de France a livré une prestation beaucoup plus complète, retrouvant sa domination dans les phases de conquête, son efficacité dans le jeu aérien et une solidité défensive plus conforme à ses standards.
Les avants ont remis les pendules à l’heure
Très attendu après les difficultés rencontrées face aux Wallabies, le paquet d’avants français a parfaitement répondu présent.
Les mauls ont été l’une des grandes armes des Bleus. Deux essais ont été inscrits directement sur ballon porté, tandis que deux autres sont intervenus dans la continuité de mauls dominateurs. Une efficacité qui a rapidement fait basculer la rencontre et contraint le Japon à subir.
La mêlée a également monté en puissance après un début de match plus délicat. Une évolution saluée par Maxime Lamothe, heureux de voir les avants prendre leur revanche après les difficultés rencontrées une semaine plus tôt.
Le talonneur français savourait cette domination retrouvée.
« C’est une petite revanche sur l’Australie car on avait été en difficulté. On était frustrés et on savait qu’on pouvait les mettre en difficulté là-dessus. Quand ça marche comme ça, c’est comme des pénalties. »
Le jeu aérien a encore fait la différence
Autre secteur particulièrement maîtrisé : les ballons hauts.
Dans les conditions humides de Tokyo, les Bleus ont volontairement beaucoup utilisé le jeu au pied, avec vingt-quatre coups de pied, dont plusieurs destinés à être récupérés.
Théo Attissogbe et Aaron Grandidier-Nkanang se sont particulièrement illustrés dans cet exercice, remportant plusieurs duels aériens déterminants. L’un d’eux a d’ailleurs directement amené le deuxième essai de Matthieu Jalibert dès le retour des vestiaires.
Théo Attissogbe a souligné l’importance grandissante de cette arme dans le rugby international.
« On sait l’importance que ça a au niveau international et on a cette appétence avec Aaron pour ces duels. C’est devenu une phase de conquête à part entière maintenant et on est très contents d’avoir pu aider l’équipe. Il faut continuer parce que c’est un secteur qui peut vraiment nous apporter un plus pour lancer notre jeu. »
Une défense enfin rassurante
Enfin, la prestation défensive constitue sans doute le motif de satisfaction le plus important pour le staff tricolore.
Avant ce déplacement au Japon, les Français restaient sur quatre rencontres au cours desquelles ils avaient encaissé 26, 34, 46 puis 50 points. Cette fois, ils ont limité leur adversaire à quinze unités et n’ont plus rien concédé après la pause, malgré deux cartons jaunes.
Les Japonais ont pourtant tenté de revenir en multipliant les pénaltouches en fin de rencontre, sans parvenir à franchir la ligne française.
Killian Tixeront a insisté sur cette volonté collective de terminer sans encaisser de nouveaux points.
« On avait cette rage de ne plus prendre de points. C’était important pour la suite. Ils ont plusieurs pénaltouches sur la fin, mais ils n’en ont pas mis une seule. »
À quelques mois de retrouver les plus grandes nations mondiales lors des tests de novembre, cette victoire apporte bien plus qu’un simple succès. Elle montre que le XV de France a retrouvé plusieurs de ses fondamentaux, ceux qui lui permettront de rivaliser à nouveau avec les meilleures équipes de la planète.
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Et donc pas une ligne sur Eddie Jones…