Eddie Jones rejoint Fabien Galthié et met le feu au débat
Eddie Jones rejoint Fabien Galthié et met le feu au débat
Le lundi 20 juillet 2026 à 1:08 par David Demri
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Le Championnat des nations a refermé son premier chapitre estival sur un bilan globalement positif. Les joueurs saluent l’intérêt sportif de cette nouvelle compétition, les stades ont répondu présents et les sélections se sont rapidement prises au jeu d’un classement qui donne une nouvelle dimension aux tournées internationales. Mais derrière cet enthousiasme, plusieurs voix s’élèvent déjà pour pointer des différences de traitement entre les équipes.
Fabien Galthié, comme Eddie Jones, estime que certaines décisions prises par les organisateurs nuisent à l’équité de la compétition. Deux prises de parole qui relancent le débat sur les conditions dans lesquelles se disputent certains matches.
Les joueurs séduits par cette nouvelle compétition
Pour les internationaux, le Championnat des nations apporte un enjeu supplémentaire aux tournées estivales. Chaque rencontre compte pour le classement et la perspective de décrocher un trophée donne une saveur nouvelle à des séries de tests longtemps considérées indépendamment les unes des autres.
Jefferson Poirot apprécie particulièrement cette nouvelle dynamique.
« Je trouve ça incroyable. Cela change tout. On voit le classement, on se bat avec les autres équipes à distance. Cela donne du peps et ça donne un goût différent à ces fins de tournée. »
Le public semble lui aussi avoir adhéré à cette formule. Plus de 53 000 spectateurs ont assisté à Afrique du Sud – Angleterre à l’Ellis Park, tandis que près de 48 000 personnes étaient présentes à Auckland pour le choc entre la Nouvelle-Zélande et l’Irlande.
Du côté du XV de France, Fabien Galthié n’a jamais caché que cette nouvelle compétition constituait un véritable objectif.
Le sélectionneur des Bleus assume pleinement cette ambition.
« On est venus pour prendre des points et gagner des matches. »
À l’inverse, Rassie Erasmus préfère relativiser l’importance du classement.
Le sélectionneur sud-africain assure que les Springboks restent concentrés sur chaque test-match.
« Je ne pense pas que nous considérions vraiment cela comme une compétition. Nous le voyons comme le prochain test et nous voulons simplement gagner tous les tests. Même si l’écart n’est que d’un point. Nous ne nous soucions pas du classement et de ce genre de choses. »
Galthié et Eddie Jones dénoncent un manque d’équité
Si le principe du Championnat des nations fait largement consensus, son organisation suscite déjà des critiques.
Fabien Galthié s’interroge notamment sur les différences de calendrier et les avantages accordés à certaines sélections.
Le sélectionneur français regrette que toutes les équipes ne soient pas soumises aux mêmes contraintes.
« Je ne vais pas faire la fine bouche, je trouve cette compétition très jolie. Mais il y a toujours dans notre rugby des arrangements qui me surprennent. C’est dommage pour l’aspect sportif. Pourquoi les Irlandais jouent les Japonais ici (en Australie). Nous, on aura joué les Néo-Zélandais chez eux, les Australiens chez eux, et les Japonais chez eux. On aura bien fait les choses. Je ne comprends pas non plus pourquoi les équipes n’affrontent pas les Fidji chez eux. Mais bon… »
Eddie Jones est allé encore plus loin en évoquant le choix d’organiser le match entre le Japon et l’Irlande en Australie plutôt qu’à Tokyo.
Le sélectionneur des Brave Blossoms n’a pas mâché ses mots.
« Vous savez pourquoi on a joué l’Irlande à Newcastle (en Australie) ? Parce que l’Irlande est toute-puissante dans le rugby mondial. Donc nous avons dû jouer notre match à domicile, qui devrait être à Tokyo, en Australie pour s’assurer que l’Irlande ne voyage pas trop. »
Une décision qui a privé le Japon de l’avantage du terrain mais aussi d’une importante recette de billetterie. Alors que seulement 11 000 spectateurs avaient pris place dans les tribunes de Newcastle pour cette rencontre, plus de 52 000 personnes avaient assisté quelques jours plus tard à la réception du XV de France à Tokyo.
Les organisateurs ont justifié ces choix par des contraintes logistiques et, concernant les Fidji, par des questions d’infrastructures ainsi que par la volonté de la fédération fidjienne de jouer au Royaume-Uni pour mobiliser sa diaspora. Des explications qui peinent toutefois à convaincre leurs détracteurs, lesquels estiment que cette nouvelle compétition gagnera encore en crédibilité lorsque toutes les sélections évolueront dans des conditions réellement identiques.
1 Commentaire


Pour les Fidji je comprends, c’est même possible qu’il y ait plus de fidjiens en Europe qu’aux Fidji. De plus, c’est leur choix et ils se donnent eux même un désavantage
C’est complètement différent pour le Japon qui n’a pas choisi.
De plus, autre inéquité, les nations du Nord font des dizaines de milliers de kms pendant cette phase. Quand les nations du Sud viendront en Europe, elles auront max 1h30 de vol entre chaque match. Quand c’est pas en bus qu’ils se baladeront.