Emmanuelli: « Un gros révélateur » (Rugby365)

Emmanuelli: « Un gros révélateur » (Rugby365)

16 avril 2010 - 10:01

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TOULON_EMMANUELLIDemi-finaliste du Challenge européen et deuxième du Top 14 avec Toulon, Laurent Emmanuelli ne parle pas encore de titre. Le pilier varois est d’abord concentré sur le choc face à Perpignan, samedi à Marseille.

Laurent Emmanuelli, vous affrontez Perpignan samedi, le leader et champion de France en titre, comment abordez-vous ce match ?
Le plus sérieusement possible. C’est un grand match qui se profile, à deux journées de la fin. Ce sera un véritable test pour nous. Nous avons une équipe assez jeune sur le plan sportif, ce sera donc un gros révélateur. Cela nous permettra de savoir si nous sommes capables de venir tutoyer les grandes équipes de ce championnat.

Il s’agit d’un duel entre le leader et son dauphin…
Oui, on est le dauphin mais avec la nouvelle formule du Top 14, d’une journée à l’autre le classement peut changer du tout au tout. Ce n’est jamais figé, mais oui, dans l’état actuel des choses, on s’affrontera en tant que premier et deuxième du championnat. Perpignan est l’équipe la plus régulière et je crois qu’elle mérite d’être là. Quant à nous, nous sommes deuxièmes, on est content d’évoluer à ce niveau même s’il nous reste pas mal de travail à accomplir. A mon avis, le match face à l’USAP va être d’une intensité qu’on n’a peut-être jamais connue.

Vos sept victoires d’affilée en championnat, dont celles face à Toulouse, Castres et Biarritz, doivent vous donner pas mal de confiance…
Je crois que les statistiques sont faites pour être défaites ! Cela vaut le coup d’être souligné mais il y a forcément un jour où nous aurons un coup d’arrêt. J’espère que ce sera le plus tard possible. On devra avoir une grande confiance en notre équipe car devant nous va se dresser Perpignan, champion de France en titre qui, depuis quelques mois, maîtrise complètement son sujet. Oui, on est en confiance car on a gagné sept matchs, mais tout va être remis en question samedi.

Votre objectif est aussi d’obtenir une des deux premières places du Top 14 pour vous éviter un match de barrage et recevoir en demi-finales…
Mathématiquement, il y a d’autres équipes qui peuvent finir aux deux premières places. Pour nous, ça passera par une victoire contre Perpignan. Mais si Perpignan chutait contre nous et gagnait la semaine suivante avec un bonus offensif, il serait toujours premier. Et puis il y a Clermont, le Stade Toulousain… Ce qui nous a bien réussi pour le moment, c’est de prendre les matchs les uns après les autres, sans tirer de plan sur la comète.

Le fait de jouer au Stade Vélodrome samedi peut-il changer la donne ?
C’est valorisant quand on est joueur de rugby d’avoir la possibilité de jouer dans un stade comble. Il n’y a pas de pression supplémentaire. Je crois juste que ça va être un grand match de rugby et qu’il y aura un parfum de phases finales. C’est toujours le cas lorsqu’on joue au Vélodrome. Avec Clermont, j’y avais joué les demi-finales en 2008 et 2009, donc ce match contre Perpignan devrait un peu y ressembler d’autant plus qu’on joue contre le premier du championnat. Marseille et Toulon étant proches, il y aura aussi beaucoup de Toulonnais dans les gradins, et tant mieux car on aura besoin de nos supporters pour venir à bout de Perpignan.

« Redevenir une grande équipe »

Vous parliez d’une surprise de jouer le titre cette année, n’en est-ce pas une aussi d’arriver en demi-finales du Challenge européen (ndlr : contre le Connacht) ?
Nos objectifs en début de saison étaient d’être dans les six premiers et de faire un quart de finale de Challenge européen à domicile. C’est chose faite. Pour l’instant, jouer sur les deux tableaux nous a réussi mais je ne sais pas si on arrivera à gagner les deux compétitions. Je le répète : on prend match après match. On n’a pas assez d’expérience collective pour prétendre à quoi que ce soit. Pour l’instant, il faut apprécier ce que l’on a. Samedi se dressera devant nous le champion de France, la tâche sera suffisamment ardue pour ne pas se disperser sur autre chose.

Jouer sur les deux tableaux, Top 14 et Challenge européen, pensez-vous que cela puisse vous pénaliser au niveau de la fatigue et des blessés ?
Non, on a quand même un effectif conséquent. On a pu faire des rotations, c’est bien pour la dynamique de groupe. Cela a permis à certains joueurs qui revenaient de blessure de retrouver du rythme. Le Challenge européen s’est considérablement amélioré avec la redescente des équipes de H Cup, ce sont des matchs intéressants à jouer. On reste dans le dernier carré avec les Wasps et Cardiff quand même. Et cerise sur le gâteau, il y aura peut-être une finale de Challenge Européen au Vélodrome.

Que peut-on vous souhaiter pour la fin de saison ?
De gagner notre prochain match premièrement ! Ensuite de continuer à forger notre collectif, et cela passe par des matchs couperets comme contre Perpignan. Et surtout, on souhaite que Toulon s’installe durablement dans l’élite du rugby français et redevienne la grande équipe qu’elle a été auparavant.

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  1. Cyril 16 avril 2010 à 12h

    Il va pousser Nicolas Mas jusqu'aux îles du Frioul!!!!

  2. LECASTELLAN 16 avril 2010 à 13h

    Comme disait un grand MONSIEUR : "Allez les petits !"

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