“En une minute, j’ai changé d’avis” : L’incroyable histoire qui a sauvé l’UBB
“En une minute, j’ai changé d’avis” : L’incroyable histoire qui a sauvé l’UBB
Le vendredi 22 mai 2026 à 17:13 par David Demri
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Aujourd’hui, l’Union Bordeaux-Bègles dispute des finales européennes, remplit Chaban-Delmas et fait vibrer toute une région.
Mais il y a seize ans, le club a failli perdre celui qui a tout changé : Laurent Marti.
Le président de l’UBB, Laurent Marti a révélé qu’en 2010, seulement trois ans après son arrivée à la tête du club, il était sur le point de tout arrêter.
Épuisé financièrement, usé mentalement et quasiment seul face aux difficultés, il avait même préparé sa sortie.
“Je ne pouvais plus continuer”
À l’époque, l’UBB est encore très loin du géant qu’elle est devenue aujourd’hui.
Le club vit à Bègles avec peu de moyens, très peu de sponsors et un stade loin d’être rempli chaque week-end.
Laurent Marti, lui, s’essouffle, comme il l’explique dans L’équipe :
“En 2010, je ne pouvais plus continuer. Je perdais trop d’argent et je n’étais pas assez aidé. J’étais à bout. “J’avais convoqué une conférence de presse pour communiquer ma décision au bout d’un mois et demi de réflexion.”
Ce jour-là, tout semblait terminé.
Le mail qui devait annoncer la fin
Avant cette conférence de presse, Laurent Marti s’isole dans son petit bureau de Bègles. Il écrit alors un mail à ses soutiens historiques et aux administrateurs du club.
“Je vous remercie mais je m’apprête à annoncer que j’arrête.”
Un message qui aurait pu marquer la fin du projet UBB. Mais quelques minutes plus tard, tout bascule.
“Laurent, il n’est pas question que vous arrêtiez”
Le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, appelle alors Laurent Marti. Et cette conversation va totalement changer l’histoire du club.
“Laurent, je sais que vous allez annoncer votre décision. Il n’est pas question que vous arrêtiez. Je vous promets que je vais vous aider.”
Puis un deuxième coup de téléphone arrive presque immédiatement. Un proche lui annonce qu’un accord vient d’être trouvé avec l’entreprise Fayat pour soutenir financièrement le club.
“En une minute, j’ai changé d’avis”
Laurent Marti raconte encore ce moment avec émotion :
“En une minute, j’ai changé d’avis et j’ai annoncé à la presse que je continuais. Je ne doutais pas que ça allait marcher un jour mais ça commençait à me coûter trop cher. Un an plus tard, le club est monté en Top 14. Le plus beau jour de ma vie rugbystique jusqu’à la finale de Champions Cup l’an dernier.”
Un choix qui va tout changer. Car cette mobilisation permet alors de récupérer 500 000 euros supplémentaires de sponsoring.
Une somme énorme pour l’époque.
Le pari qui a changé l’histoire de l’UBB
Laurent Marti hésite alors. Faut-il utiliser cet argent pour limiter les pertes… ou tenter un dernier gros pari sportif ?
Le président décide finalement d’investir pour renforcer l’équipe :
“Heureusement, je suis allé au bout du truc. C’est la meilleure décision que j’ai prise.”
Un an plus tard, Bordeaux-Bègles monte en Top 14. Le début d’une transformation spectaculaire.
“On n’avait que des vents contraires”
Quand il repense à cette période, Laurent Marti mesure le chemin parcouru :
“On vivait à Bègles sans infrastructures, avec un sponsoring très maigre, 2 000 spectateurs au stade alors que les Girondins de Bordeaux cartonnaient.”
Avant d’ajouter :
“On n’avait que des vents contraires à part la passion.”
Aujourd’hui, l’UBB dispute les plus grandes affiches européennes.
Et quand Bordeaux rêve désormais d’une deuxième étoile continentale, difficile d’imaginer qu’un simple coup de téléphone a peut-être changé toute l’histoire du club.
3 Commentaires


Et oui, grâce à la gauche !! Les toulonnais auraient mieux fait de bien voter, ils auraient pu avoir un stade…..
A l’époque, j’étais déjà abonné depuis plusieurs saisons, l’équipe était du niveau milieu de tableau ProD2, nous étions entre deux mille cinq cents et trois mille spectateurs maximum pour soutenir les Olé Avéi, Madaule, Chalmers avec Delpoux et Etcheto aux commandes. La montée en Top14 fut providentielle … mais ne laissait absolument pas présager une montée en puissance rapide du club car les Girondins du FCGB faisaient encore recette puisque Juppé avait décidé de leur construire un stade qui servirait aussi à la CdM de foot … ce qui ouvrit la porte de Chaban Delmas attribué à l’UBB !
Pas si rapide que ça la montée en puissance quand même, mais linéaire et construite sur des bases solides avec l’engouement populaire au premier rang … Du plus petit budget du Top14 et promis à la charette, on a grappillé quelques millions chaque saison jusqu’à se retrouver dans la moyenne haute aujourd’hui… Les phases finales non disputées pour pas grand chose (comme une pénalité de Beauxis sur les 22 et face aux perches…) ont pas mal freiner le club… Et Urios est arrivé…
La Rochelle qui est montée deux saisons après nous de mémoire, a été bien plus rapide à atteindre les phases finales, finale de Top14 et finales de CC remportées…