Fabien Galthié explique pourquoi il a refusé de faire tourner contre le Japon

Fabien Galthié explique pourquoi il a refusé de faire tourner contre le Japon

Le samedi 18 juillet 2026 à 15:47 par David Demri

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Le XV de France a parfaitement terminé la première phase du Championnat des Nations en dominant le Japon (42-15). Une deuxième victoire en trois rencontres qui permet aux Bleus de totaliser douze points avant les rendez-vous de novembre.

À l’heure du bilan, Fabien Galthié s’est montré particulièrement satisfait, saluant autant les résultats que l’investissement de son groupe durant cinq semaines à l’autre bout du monde.

Pour le sélectionneur français, cette campagne estivale ne doit d’ailleurs pas être résumée à une simple tournée. Il insiste sur le fait que les Bleus ont découvert une nouvelle compétition tout en devant rapidement s’y adapter, dans un contexte sportif et logistique particulièrement exigeant.

« Ce n’est pas une tournée, c’est une compétition »

Fabien Galthié a d’abord tenu – via Midi Olympique – à féliciter l’ensemble de son groupe et son capitaine Maxime Lucu.

« Ce n’est pas une tournée, c’est une compétition. Une belle compétition qu’on a découverte en même temps qu’on la jouait. Et oui… je félicite le capitaine Max (Lucu), ainsi que tous les joueurs qui ont participé à ces cinq semaines. Tout au long de ces cinq semaines, on a pu se préparer, on a pu être compétitifs à chaque match, et on termine avec une victoire bonifiée ici, au Japon. C’est donc une grande satisfaction pour toute la délégation. »

Le sélectionneur est également revenu sur la préparation très particulière mise en place avant le début de la compétition.

« L’objectif, c’est toujours de performer avec l’équipe de France. On connaissait le challenge, il était très, très difficile. Nous sommes venus en reconnaissance… En fait, on a choisi un scénario. On s’est positionné en Australie, entre les deux fuseaux horaires. Celui qui était le plus à l’est, Christchurch, et celui qui était le plus à l’ouest, Tokyo. Un choix par rapport à la météo aussi. On a choisi de partir à 33 joueurs et de compléter ensuite avec les finalistes. Tout s’est bien déroulé, sachant qu’on était vraiment sur des variables d’ajustement en fonction des éliminés, des blessés et des joueurs disponibles. Tout s’est bien passé, et surtout, je dirais que l’énergie, l’engagement des joueurs et de Max, notre capitaine, ont été magnifiques. Ils sont récompensés. »

Une montée en puissance récompensée

Après un premier match encourageant en Nouvelle-Zélande malgré la défaite, les Bleus ont progressivement élevé leur niveau dans les secteurs de conquête et de défense, jusqu’à livrer leur prestation la plus aboutie face au Japon.

Fabien Galthié estime que le travail accompli pendant cinq semaines a fini par porter ses fruits.

« Les ballons portés, c’était un choix stratégique au regard des conditions météorologiques et vu ce qu’on avait identifié chez l’adversaire. Aujourd’hui, on avait choisi de mettre l’accent sur quelques « set-ups », notamment la touche et la mêlée. Après cinq semaines de travail, c’est bien de terminer comme ça. On peut concevoir qu’au début, on ait eu du mal à s’aligner, mais on peut concevoir aussi que le travail et l’acclimatation des derniers joueurs arrivés nous ont permis de faire une bonne performance aujourd’hui. Une très bonne performance, même. »

Pourquoi Galthié n’a pas changé son équipe

Malgré un groupe de 42 joueurs, Fabien Galthié n’a pas souhaité procéder à une large revue d’effectif pour ce dernier rendez-vous. Une décision assumée, fidèle à sa philosophie de sélection.

Le sélectionneur refuse l’idée de faire tourner simplement pour distribuer du temps de jeu.

« On ne construit jamais une équipe ainsi. Le mot « tourner » n’existe pas en équipe de France. Chaque sélection se gagne, se mérite, et on doit être juste. S’il y a des modifications, c’est parce qu’on voit qu’il y a une émulation, et on se doit d’être juste sur les choix. C’est un principe de sélection. Et dans ce principe, il y a la performance, mais parfois aussi l’anticipation de la fraîcheur. Et puis, c’est vrai qu’on avait de bons retours, de bons indicateurs. On sentait qu’on pouvait continuer avec cette équipe-là, qui était une équipe très « entraînable ». »

Le sélectionneur s’est enfin réjoui de l’état d’esprit affiché par son groupe tout au long de cette campagne.

Entre les longs déplacements, les changements de fuseaux horaires et les conditions climatiques parfois éprouvantes, les Bleus n’ont jamais relâché leurs efforts, un comportement qui, selon lui, explique en grande partie la réussite de cette première phase du Championnat des Nations.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. rastachatte 18 juillet 2026 at 15h- Répondre

    il fatigue lui comme deschamps

  2. Barracuda 18 juillet 2026 at 15h- Répondre

    La sur le coup il’jour sur les mots je pas sélectionné un jeune qui fait la tournée avec eux même 10 minutes c est tout simplement hinerux de ça part il est bien comptant quand il y a des blessés de trouver ces joueurs la alors ne pas les faire même rentrer 10 minutes sur un match déjà plier relevé de l absurdité et du gros melon qu il a honteux .

  3. Tonton Pilou 18 juillet 2026 at 16h- Répondre

    Galtier vivement qu’il parte. C’est le Raymond Domenech du rugby. Prétentieux