Finale du Top 14 : L’ambiance au Stade de France a été décevante
Finale du Top 14 : L’ambiance au Stade de France a été décevante
Le dimanche 28 juin 2026 à 0:18 par David Demri
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Le Stade Toulousain a remporté son quatrième Bouclier de Brennus consécutif en dominant Montpellier (28-20) au Stade de France. Pourtant, à regarder les statistiques, le scénario est loin d’être aussi simple. Le MHR a longtemps dominé les débats, mais les Rouge et Noir ont encore fait parler leur réalisme dans les moments décisifs.
Toulouse a frappé à chaque occasion
La première période résume parfaitement l’efficacité toulousaine. Sans monopoliser le ballon, les hommes d’Ugo Mola ont transformé quasiment toutes leurs incursions dans les 22 mètres montpelliérains en points.
Les Rouge et Noir ont fait preuve d’un réalisme redoutable.
Quatre entrées dans les 22 mètres du MHR ont débouché sur trois essais, auxquels s’est ajoutée une pénalité de Romain Ntamack après un hors-jeu de Gabriel Ngandebe. Même en seconde période, alors que Montpellier poussait, Toulouse n’a eu besoin que d’une véritable incursion dans le camp adverse pour inscrire les trois points qui lui ont permis de conserver une avance décisive.
Montpellier a tout tenté… sans être récompensé
Mené 25 à 6 à la pause, le MHR aurait pu sombrer. Il n’en a rien été.
Les Héraultais ont totalement changé le visage de la rencontre après les vestiaires.
Domingo Miotti a d’abord parfaitement lancé Justo Piccardo d’un jeu au pied par-dessus pour le premier essai montpelliérain. Quelques minutes plus tard, Jordan Uelese est passé tout près d’inscrire un deuxième essai avant que les Cistes ne multiplient les offensives.
Pendant toute la seconde période, Toulouse a été sous pression et n’a inscrit que trois petits points. Montpellier a offert une véritable bataille jusqu’au coup de sifflet final.
Peato Mauvaka a lancé le Stade Toulousain
Impossible de passer à côté de la prestation du talonneur international.
Peato Mauvaka a été le grand artisan du succès toulousain.
Il a ouvert le score dès la 6e minute après une superbe combinaison en touche conclue par une course de près de 40 mètres ponctuée d’une feinte de passe. Il a ensuite signé un doublé avant la pause après un bras cassé obtenu en mêlée.
Au total, Mauvaka a parcouru 64 mètres ballon en main et battu trois défenseurs, incarnant parfaitement la domination toulousaine dans les temps forts.
Le manque de réalisme a coûté très cher au MHR
C’est probablement là que la finale s’est jouée.
Montpellier s’est créé suffisamment d’occasions pour revenir totalement dans la partie.
Jordan Uelese a échoué de peu près de la ligne. Mohamed Haouas s’est ensuite fait arracher un ballon alors qu’il semblait pouvoir marquer. Tyler Duguid a oublié un énorme surnombre sur une autre action très chaude. Puis Leo Coly a laissé échapper un ballon à cinq mètres de l’en-but avant qu’une touche ne soit encore perdue en fin de rencontre.
Les chiffres illustrent parfaitement cette domination stérile : Montpellier a parcouru près de deux fois plus de mètres ballon en main, battu 19 défenseurs contre 12 pour Toulouse et largement dominé la possession… sans parvenir à concrétiser.
Toulouse a battu Montpellier sur son propre terrain
Avant la rencontre, tout le monde annonçait une bataille devant.
Et les Rouge et Noir ont remporté le défi physique.
Le MHR comptait faire la différence en mêlée, dans les rucks et sur les mauls. Finalement, Toulouse a pris l’avantage dans ces secteurs.
Les Toulousains ont récupéré un bras cassé puis une pénalité en mêlée, parfaitement contenu plusieurs groupés pénétrants montpelliérains et surtout dominé les zones de ruck grâce au travail colossal d’Emmanuel Meafou, François Cros et surtout Jack Willis, élu homme du match.
La meilleure équipe du championnat dans ce secteur est tombée sur plus fort qu’elle.
Une ambiance qui a mis du temps à décoller
Le spectacle dans les tribunes n’a pas tout de suite été à la hauteur de l’événement.
La chaleur a longtemps pesé sur l’ambiance du Stade de France.
Les supporters toulousains, pourtant largement majoritaires, sont restés relativement discrets durant les vingt premières minutes. Il a fallu attendre les essais des Rouge et Noir, puis surtout la révolte montpelliéraine sous la pluie à partir de la 50e minute, pour voir les tribunes véritablement s’enflammer et pousser Toulouse jusqu’au quatrième Bouclier consécutif.
6 Commentaires


Ben… les conditions meteo , canicule et orages ont dù compter …
Très surprise par les Toulousains au stade.
Un grand nombre d’entre eux sont partis pendant la cérémonie de remise du bouclier, et pendant notre retour vers les stations de métro aucun chant aucune émotion !
Les quelques chants entonnés l’étaient Par des supporters bleus et blancs !
Pas le temps de s’attarder .. fallait vite rentrer, la vraie fête, c’est aujourd’hui, place du Capitole, pile poil sur la croix Occitane..
Bizarre pas de voitures brûlées !
Montpellier public de carte postale
5000 pour une finale a Paris pour une ville de 300000 habitants.
Bah les ST savent qu’ils organisent la triche pour gagner les derniers boucliers…à jamais ces titres seront entachés des mot « Salary Cap – Tricheur »…et quand supporter tu sais que ton équipe triche la joie est différente…