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Florian Grill contredit ? De nouveaux éléments relancent totalement l’affaire Medhi Narjissi

Florian Grill contredit ? De nouveaux éléments relancent totalement l’affaire Medhi Narjissi

Le mercredi 13 mai 2026 à 12:21 par David Demri

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Le dossier autour de la disparition tragique de Medhi Narjissi continue de prendre une nouvelle ampleur.

Alors que Florian Grill affirmait récemment dans une interview accordée à Midi Olympique que ni la Fédération française de rugby ni la Direction technique nationale n’étaient au courant de l’organisation d’un bain en mer le jour du drame, de nouveaux éléments viennent sérieusement fragiliser cette ligne de défense.

Florian Grill maintient la même version

Mis en examen en tant que personne morale pour homicide involontaire, la Fédération Française de Rugby continue de défendre l’idée selon laquelle les décisions ayant conduit au drame auraient été prises uniquement sur place, en Afrique du Sud.

Dans les colonnes du Midi Olympique, Florian Grill expliquait encore :

« C’est incompréhensible. La décision prise sur place est à l’opposé de ce qui est écrit dans le planning de la DTN qui ne prévoyait aucune baignade en mer. C’est totalement incompréhensible (…) Mais c’est bien sur place que ça s’est passé. »

Le président de la FFR insistait également sur l’absence, selon lui, de responsabilité pénale de la Fédération ou de la DTN :

« Oui, elle a mis un staff conséquent, ultra-diplômé, bien supérieur même à ce qui était nécessaire en termes d’encadrement. (…) Je ne vois pas de responsabilité pénale, ni de la FFR ni de la DTN. Je vois des décisions incompréhensibles prises localement. »

Un groupe WhatsApp évoquait pourtant une baignade

Mais selon de nouvelles informations révélées par L’Équipe, plusieurs représentants de la DTN et de la FFR figuraient dans une boucle WhatsApp où la possibilité d’un bain froid en mer avait été évoquée dès le matin du drame.

Dans ce groupe apparaissaient notamment Cédric L., alors manager des équipes de France jeunes, ainsi qu’Élise M., salariée de la Fédération et team manager.

À 8h14, le préparateur physique Robin Ladauge écrivait dans cette conversation :

« Obligation de faire un bain froid aujourd’hui. Deux options s’offrent à vous. 1) Bain froid sur la plage du cap de Bonne Espérance – attention petite descente d’une centaine de marches pour y descendre. Prévoir serviette et maillot de bain. 2) Bain froid en rentrant à l’hôtel vers 17 h. »

Selon les informations révélées, personne dans cette boucle n’aurait exprimé d’opposition à cette séance dans l’eau, alors même que Florian Grill affirme que ce bain n’était pas prévu dans le programme validé par la DTN.

Une plage extrêmement dangereuse

Le drame s’est finalement produit quelques heures plus tard sur la plage de Dias Beach, réputée comme étant l’une des plus dangereuses au monde. Aux alentours de 16 heures, Medhi Narjissi disparaissait en mer lors de cette séance de récupération organisée par le staff sur place.

Selon le rapport de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche, Robin Ladauge connaissait déjà cette plage et s’y était baigné à plusieurs reprises lors d’une tournée précédente en Afrique du Sud.

La FFR minimise l’importance de cette boucle WhatsApp

Par la voix de son avocat, Me Chichportich, la Fédération estime toutefois que ces échanges n’ont aucune incidence sur sa responsabilité pénale :

« La présence de Cédric L. et Élise M. dans cette boucle ne change en rien la position de la FFR. Le premier était en congés et n’a pas été sollicité pour une quelconque validation. La seconde était à Paris et n’avait ni la compétence, ni l’autorité pour intervenir sur le staff. Cette boucle est un non-sujet qui n’a aucune incidence sur la responsabilité de la FFR. »

L’avocat précise également que la juge d’instruction n’aurait pas particulièrement insisté sur ces échanges WhatsApp lors de la procédure.

Une enquête toujours en cours

Pour rappel, Robin Ladauge et Stéphane Cambos ont été mis en examen pour homicide involontaire.

La Fédération française de rugby est elle aussi mise en examen pour homicide involontaire par « maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence ».

La justice reproche notamment à la FFR des « défaillances dans l’organisation du stage des U18 en Afrique du Sud et des manquements dans la prise en charge spécifique des mineurs ».

L’enquête se poursuit désormais afin de déterminer précisément les responsabilités dans ce drame qui continue de bouleverser le rugby français.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. bibou83 13 mai 2026 at 12h- Répondre

    face à plusieurs manquements de la FFr le Président qui est le garant d’un bon fonctionnement et le responsable moral de ces dysfonctionnements, une seule solution, c’est la démission y compris de ses poissons pilotes totalement absents dans les instances Lhermet bennazzi Skrela qui sont des pompes à vélo

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