Furieux, Grégory Patat se lâche et cible ses joueurs : « On s’est fait ouvrir ! Ils ont été absents ! »
Furieux, Grégory Patat se lâche et cible ses joueurs : « On s’est fait ouvrir ! Ils ont été absents ! »
Le samedi 3 janvier 2026 à 20:42 par David Demri
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L’Aviron Bayonnais a pris une énorme claque ce samedi après-midi contre Montpellier, à l’occasion de la 14ème journée du Top 14.
Si les Basques remportent tous leurs matches à domicile depuis le début de la saison, en revanche, ils ne cessent de se faire écraser loin de Jean-Dauger.
Ce samedi, les hommes de Grégory Patat se sont inclinés sur le score sans appel de 62 à 22.
Interrogé via L’équipe, le manager Bayonnais n’a pas mâché ses mots.
Il l’affirme : son équipe s’est faite ouvrir. Extrait:
On s’est fait ouvrir… On n’était pas au rendez-vous des collisions, on a subi chaque impact. Face à une équipe qui a maîtrisé son rugby, on en prend 60. On voulait plaquer bas, les faire tomber vite mais on subissait tout, on s’est fait raser dans les rucks. Vous ne pouvez pas exister sans intensité. Montpellier nous a mis des rafales. Le score ? Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Il le confirme : ses joueurs ont été absents. Extrait:
Ils ont été absents. On sait que c’est costaud en face et on a regardé. On est souvent une équipe à réaction et là, on a pris tarte sur tarte. Quand vous êtes autant dominé sur les collisions, qu’ils jouent en avançant, c’est impossible.
Il affirme que personne n’a été au niveau, le staff compris. Extrait:
Ils n’ont pas été présents dans une intensité de match de Top 14. Il faut être réaliste, on s’est fait taper dessus. Quand vous subissez autant, vous êtes pénalisés, ils vont en pénaltouche et ils sont costauds. Personne n’a été au niveau, et je m’inclus dans ce constat.
Il estime que son cinq de devant n’est pas suffisamment dense. Extrait:
Peut-être que les matches à domicile nous coûtent beaucoup aussi. On gagne dans les derniers instants, on maîtrise moins notre rugby et on voit aujourd’hui (samedi) qu’on manque de porteurs. On fait des séquences de deux minutes mais elles sont stériles, on perd le ballon dans un ruck et ça fait essai contre nous. On manque de densité dans notre cinq de devant. On essaye de construire un autre rugby, avec du déplacement, mais ça demande beaucoup plus de justesse.
Il attendait clairement mieux de la part de son groupe. Extrait:
Oui, on voulait être présent, on attendait du contenu, de l’investissement, de l’intensité. Mais en première période, mis à part Pascal Cotet – mais est-ce que c’est à lui de montrer la voie ? – tous les autres joueurs étaient absents. On ne maîtrise pas des choses simples, ce qu’a fait Montpellier en maîtrisant parfaitement son plan de jeu. Nous, beaucoup de monde est passé à côté et il a manqué cette connexion collective.
Selon lui, la cohésion de son groupe est en train de s’effriter. Extrait:
Ça s’effrite, oui. On n’arrive pas à se connecter. On est un peu dans une crise de confiance, ça c’est sûr. Mais il faut continuer à bosser, que nos leaders prennent plus de responsabilités pour qu’on retrouve ce liant dans notre jeu qu’on est capable d’avoir.
Depuis le début du second bloc (fin novembre), on est dans le dur, on est vraiment dans le dur. Le premier bloc avait été assez intéressant mais aujourd’hui, on n’arrive pas à mettre notre jeu en place. On n’a plus cette justesse, chacun fait sa petite faute et ça a des grandes conséquences derrière.
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