Galthié lâche ses « tanks » : Comment la mêlée française compte punir l’Irlande
Galthié lâche ses « tanks » : Comment la mêlée française compte punir l’Irlande
Le mardi 3 février 2026 à 11:29 par David Demri
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Le XV de France sort l’artillerie lourde.
Pour ce premier match du Tournoi des Six Nations 2026, Fabien Galthié a dévoilé une composition d’équipe qui ne laisse place à aucun doute : les Bleus veulent impressionner. Entre le retour du « Ministre de l’Intérieur » et l’arrivée de jeunes loups, voici comment la France compte s’y prendre.
Le facteur Antoine Dupont
Le retour d’Antoine Dupont est bien plus qu’une simple sélection. C’est le retour du leader, du cerveau de l’équipe. Son absence avait pesé lourd sur les performances passées, et le retrouver avec le brassard de capitaine donne immédiatement un surplus de confiance à tout le vestiaire. Sa complicité avec Matthieu Jalibert, qui brille actuellement avec Bordeaux, sera l’une des clés du match. Jalibert a une occasion en or de montrer qu’il peut être le guide de cette attaque tricolore lors des grands rendez-vous.
Une mêlée « poids lourd »
En choisissant Dorian Aldegheri à droite et Julien Marchand au talonnage, la France mise sur la force pure. L’objectif est clair : bousculer les Irlandais dès les premières minutes sur les phases de conquête. Aldegheri est un spécialiste de la mêlée fermée, un secteur où le match pourrait se gagner si la pluie s’invite au Stade de France. Derrière eux, la présence de Charles Ollivon en deuxième ligne apporte de l’expérience et une grande efficacité dans l’alignement en touche.
La jeunesse au pouvoir
L’une des grandes satisfactions de cette équipe, c’est la présence de jeunes talents comme Théo Attissogbe et Nicolas Depoortere. Le premier remplace numériquement Damian Penaud et apporte son insouciance et sa vitesse sur l’aile. Le second, associé à son coéquipier de club Yoram Moefana au centre, assure une connexion déjà rodée en Top 14. En troisième ligne, Oscar Jegou est la récompense d’un travail acharné. Il va devoir se frotter au redoutable pack irlandais, ce qui sera un test majeur pour sa carrière internationale.
Un banc pour finir le travail
Le banc des remplaçants (les « finisseurs ») est impressionnant. Avec Emmanuel Meafou et Peato Mauvaka, la France possède des joueurs capables de tout renverser en fin de rencontre. Le retour de Baptiste Serin offre également une sécurité supplémentaire au poste de demi de mêlée si le match est serré. Enfin, le jeune Kalvin Gourgues, qui avait déjà marqué les esprits en novembre, est prêt à faire parler sa puissance pour achever les Irlandais. C’est une équipe complète, pensée pour durer 80 minutes et remporter ce premier combat du Tournoi.
Dominer devant pour libérer les génies
Au rugby, on dit souvent que les avants décident de qui gagne le match, et que les trois-quarts décident de l’écart au score. Galthié l’a bien compris. En alignant une première ligne « poids lourd » avec Aldegheri et Marchand, il veut priver l’Irlande de ballons. Si la mêlée française avance, Antoine Dupont aura tout le temps nécessaire pour organiser le jeu et lancer des attaques éclairs. C’est la stratégie du « rouleau compresseur » : on fatigue l’adversaire physiquement pour mieux le punir techniquement.
La complicité bordelaise au service des Bleus
L’un des choix les plus malins du sélectionneur est d’avoir conservé des binômes qui fonctionnent déjà en club. Au centre, la paire Moefana-Depoortere vient de l’Union Bordeaux-Bègles. Ils se connaissent par cœur, ce qui est un avantage immense pour la défense. Au rugby, la communication entre les deux centres est le secteur le plus difficile à régler. En s’appuyant sur cette « connexion déjà rodée », Galthié s’assure une sécurité supplémentaire face aux combinaisons souvent complexes des Irlandais.
La gestion des 20 dernières minutes
Le rugby moderne ne se joue plus à 15, mais à 23. La force de cette équipe de France réside aussi dans ses remplaçants. Faire entrer un joueur comme Emmanuel Meafou (plus de 140 kg) à la 60ème minute, c’est comme envoyer un tank face à des soldats fatigués. De même, Peato Mauvaka est sans doute le talonneur le plus rapide du monde. Son entrée en jeu apporte souvent un vent de panique chez l’adversaire. Galthié a pensé son équipe comme une machine qui doit monter en puissance tout au long des 80 minutes.
Un test de caractère
Enfin, cette composition est un message envoyé à tout le rugby mondial. En lançant des jeunes comme Oscar Jegou ou Théo Attissogbe dans le « chaudron » du Stade de France pour un match si important, Galthié montre qu’il prépare déjà l’avenir sans sacrifier le présent. C’est une équipe qui a faim, portée par un capitaine Dupont assoiffé de victoires après sa longue absence. Si la France parvient à remporter ce premier combat, elle s’ouvrira une voie royale vers un possible titre dans ce Tournoi 2026.
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2 Commentaires

On ferra avec vos superlatifs on verra jeudi soir .
Jouons le match d’abord.
Eric