Grand Chelem : Le boulevard des Bleus est-il sans piège avant le « crunch » final ?
Grand Chelem : Le boulevard des Bleus est-il sans piège avant le « crunch » final ?
Le mercredi 18 février 2026 à 23:54 par David Demri
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Face aux questions insistantes sur un possible Grand Chelem après seulement deux journées, Antoine Dupont a préféré botter en touche avec son flegme habituel :
« Vous allez faire votre boulot, nous, on va faire le nôtre. »
De son côté, Fabien Galthié refuse également de jouer les pompiers de service :
« On ne peut pas empêcher d’en parler. »
Et pour cause, les signaux sont au vert pour une équipe de France qui semble marcher sur l’eau.
Des bases records et une efficacité clinique
Jamais depuis 2017 la France n’avait compté 10 points après deux matchs. Portés par une charnière exceptionnelle avec l’apport de Ramos, les Bleus affolent les compteurs : 13 essais en deux rencontres et une discipline de fer.
Cependant, le capitaine tricolore reste prudent :
« On a l’expérience pour se dire que, jusqu’à la dernière journée, le Tournoi n’est jamais gagné ».
Une sagesse nourrie par les échecs passés face à l’Écosse ou l’Irlande qui ont, par le passé, brisé les rêves de Grand Chelem.
Un réservoir de joueurs « amphibie »
La grande force de ce cru 2026 réside dans sa profondeur de banc. Galthié peut désormais se passer de cadres comme Alldritt ou Fickou sans que le niveau ne baisse. Le repositionnement de Charles Ollivon en deuxième ligne ou l’éclosion des jeunes Palois Brau-Boirie et Gailleton prouvent que le vivier est immense.
Antoine Dupont note d’ailleurs le côté « amphibie » de cette équipe, désormais capable de s’adapter à toutes les conditions et à tous les adversaires.
Les pièges sur la route du sacre
Malgré ce tableau idyllique, le chemin reste semé d’embûches.
Théo Attissogbe prévient :
« Même si on a été plutôt précis et qu’il y a beaucoup de positif, il y aura des choses à revoir, en tout cas j’en ai quelques unes en tête ».
Outre la réception d’une Italie consistante, le plus gros morceau sera le déplacement à Murrayfield face à une Écosse requinquée par sa victoire contre l’Angleterre.
Le mot d’ordre reste donc la concentration. Comme l’exhorte Antoine Dupont, il faut « prendre les matchs les uns après les autres ».
Une stratégie lénifiante, certes, mais nécessaire pour transformer ce boulevard en sacre historique le 14 mars prochain lors du « Crunch ».
1 Commentaire


J’ai bien plus peur des Écossais que des Anglais !