Grégory Patat a accepté de quitter Bayonne sans toucher d’indemnités
Grégory Patat a accepté de quitter Bayonne sans toucher d’indemnités
Le jeudi 19 février 2026 à 19:10 par David Demri
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C’est la fin d’une ère à Jean-Dauger. Grégory Patat ne sera plus sur le banc de l’Aviron Bayonnais pour le prochain déplacement à Clermont. Mercredi, une simple remise de courrier — une dispense d’entraînement — a scellé le sort du technicien de 51 ans.
Un dénouement qui, s’il est brutal dans la forme, semblait inéluctable depuis plusieurs mois tant les tensions entre le manager et sa direction étaient devenues insurmontables.
Le quotidien L’équipe révèle des détails concernant le divorce entre Philippe Tayeb et Grégory Patat.
Une rupture consommée dans les bureaux
La scène s’est déroulée mercredi soir, dans un club désert pour cause de repos des joueurs. Grégory Patat a reçu la visite du directeur financier pour la remise de la lettre fatidique. La suite est celle d’un départ sans retour : vider son bureau, remplir quelques cartons et prévenir le staff par téléphone.
Ce départ n’est toutefois pas un licenciement classique, mais l’aboutissement de négociations entamées après que Patat a lui-même pris les devants la semaine dernière. Las de sa situation, il avait remis un courrier expliquant qu’il ne pouvait plus avancer.
Un accord a été trouvé : le manager s’en va sans toucher ses deux années d’indemnités, malgré une prolongation récente jusqu’en 2028 qui semblait déjà porter les stigmates d’une séparation future.
Les racines d’un conflit profond
Le malaise couvait depuis longtemps. Philippe Tayeb, le président de l’Aviron, n’avait jamais caché ses doutes sur les capacités de management de son technicien, lui reprochant d’être « pas un bon manager » et de n’avoir été prolongé que parce que « le peuple le voulait ».
Plusieurs points de friction ont alimenté la discorde :
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Le recrutement imposé : L’arrivée de Thibault Giroud et surtout celle de Laurent Travers comme directeur du rugby à l’été 2025 ont créé un flou de prérogatives insupportable pour Patat.
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Un management jugé trop souple : Tayeb reprochait à l’ancien troisième-ligne d’être « trop laxiste, trop gentil, trop proche des joueurs », notamment après des défaites évitables contre Oyonnax ou Castres.
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Le fiasco sportif actuel : Actuellement 12e du Top 14, Bayonne reste sur une série noire de neuf défaites en dix matches, perdant son invincibilité à domicile qui durait depuis 19 mois.
« Des chiens de la casse » et un héritage malgré tout
Si Philippe Tayeb affirme aujourd’hui que les joueurs sont mécontents et « qu’ils ne travaillent pas assez », l’héritage de Patat à Bayonne reste concret. Sous ses ordres, le club s’est stabilisé dans l’élite, a connu la Champions Cup et a attiré des joueurs de renom mais aussi, selon les mots d’Arthur Iturria, « des chiens de la casse », séduits par son discours.
Malgré les critiques acerbes du président, le Gersois n’oubliera pas que Tayeb lui a mis le pied à l’étrier il y a quatre ans. Une page se tourne ce jeudi matin à 8 heures, où le président prendra la parole devant les joueurs pour lancer une nouvelle ère, sans doute marquée par l’ombre grandissante de Laurent Travers sur le terrain.
13 Commentaires


Il est bien bete d’avoir accepté de partir sans indemnités, il a été poussé a démissionner
Quand t’en a vraiment marre d’être obligé de côtoyer tous les jours des raclures dont le seul but est de te pourrir la vie ,tu fais ce qu’il y a de mieux pour toi et les tiens … Des fois, » il vaut mieux se fendre la gueule dans une Super 5 que pleurer dans une Porsche … »
Dans la société ou l’on vit , partir sans ton droit au indemnités montre surement qu’il etait au bout du bout …Tayeb est arrivé à ce qu’il voulait , la forme est vraiment pas belle .
Le niveau de toxicité et de filsdeputerie qu’il faut avoir pour arriver à faire craquer son employé de cette façon, qu’il préfère partir sans rien négocier juste pour ne plus baigner dans ce climat…
Bonne route à lui, dur de dire ce qu’il vaut en tant qu’entraineur principal sur la base d’une seule saison vraiment réussie mais il a vraiment l’air d’un mec bien.
Les indemnités des 2 années, moi à Tayeb je les lui aurait enfoncé dans le …, pour les lui ressortir par le nez !
De l’avis de tous l’Aviron file droit en D2, pour la saison 2026/2027 en tout cas.
Ce désaveu entraîne une accélération dans la spirale négative. Et rien de positif n’est encore apparu concernant la reprise en main du groupe.
Mais ce qui est Incompréhensible c’est ce refus des indemnités !!
Quant tu es engagé en cdd, tu ne peux pas rompre le contrat sans motif sauf à risquer devoir indemniser ton employeur. Dans la mesure où il a signé à Brive il ne pouvait pas partir sans risquer d’ indemniser le club. Et Tayeb a attendu en sachant qu,’il trouverait un club facilement. Il a bien fait car ça sert à quoi de rester dans un club ou on t’humilie.
« De l’avis de tous l’Aviron file droit en D2 »
Ah bon ! ! ! !
Il me semble qu’il y a Perpignan et Montauban qui ont mis une grosse option sur la D2 !
Il te précise bien 2026/2027
Tayeb lui a mis la misère et il a fini par craquer… J’espère pour lui qu’il l’attaquera aux Prud’hommes… Je comprends mieux pourquoi Yannick BRU s’est embrouillé avec ce président. Bonne route à GP qui aurait mérité une autre sortie.
Voilà notre entraîneur des avants, Nonu entraîneur des arrières et PM en tribunes sans autres prérogatives que la gestion du recrutement, de la préparation des jeunes espoirs au haut niveau, etc… Mais sur la touche le duo Patat/Nonu et stop !
Entièrement d’accord. Mais hélas j’y crois pas. L’égo des uns et des autres + un bon salaire…Tous ne sont pas Patat.
Au moins, Patat part en laissant de lui une bonne image.