Guerres internes, blessures, recrutement raté : Rien ne va plus à l’Aviron Bayonnais
Guerres internes, blessures, recrutement raté : Rien ne va plus à l’Aviron Bayonnais
Le vendredi 12 juin 2026 à 22:40 par David Demri
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Un an après avoir fait vibrer tout le Pays Basque avec une qualification historique en demi-finale du Top 14, l’Aviron Bayonnais est brutalement redescendu sur terre.
Douzième du championnat, éliminé depuis longtemps de la course aux phases finales et en rupture avec une partie de ses supporters, le club basque a vécu une saison à oublier. Derrière les résultats décevants, plusieurs facteurs expliquent cette spectaculaire chute.
Une guerre interne qui a fini par tout emporter
Pendant de longs mois, Bayonne a davantage fait parler de ses tensions internes que de ses performances sportives.
La relation entre le président Philippe Tayeb, le directeur du rugby Laurent Travers et le manager Grégory Patat s’est progressivement détériorée.
Malgré une demi-finale historique en 2025, une partie de la direction ne croyait plus réellement en la capacité de Grégory Patat à faire franchir un nouveau cap au club.
Les désaccords se sont multipliés au fil des mois jusqu’à devenir impossibles à masquer.
L’arrivée de Laurent Travers a accentué les tensions et le départ de Grégory Patat a fini par apparaître comme une issue inévitable.
Résultat : un club fragilisé en coulisses au moment même où l’équipe avait besoin de stabilité.
Une deuxième partie de saison catastrophique
Le contraste entre les deux moitiés de saison est saisissant.
Après treize journées, Bayonne occupait une prometteuse sixième place.
La suite a tourné au cauchemar.
Les Basques n’ont remporté que trois matchs lors de la phase retour et ont passé huit journées à la douzième place du classement.
Arthur Iturria n’a d’ailleurs pas été surpris par cet effondrement.
« Honnêtement, de l’intérieur, je sentais les choses venir, je ne vais pas le cacher. »
Les blessures ont décimé l’effectif
L’infirmerie n’a jamais désempli cette saison.
De nombreux cadres ont manqué de longues semaines de compétition, perturbant complètement les équilibres de l’équipe.
Baptiste Chouzenoux, Baptiste Heguy ou encore Esteban Capilla ont notamment laissé un vide important dans certains secteurs clés.
Gerard Fraser ne s’en cache pas.
« On a été obligé de tirer sur la corde de certains mecs. »
L’usure physique de la saison précédente, conclue très tard avec la demi-finale, a également laissé des traces.
Une défense parmi les pires du championnat
Les statistiques sont implacables.
Avec 869 points encaissés sur l’ensemble de la saison, Bayonne possède la deuxième pire défense du Top 14.
Seul Montauban a fait pire.
La discipline a également été un énorme problème avec 27 cartons jaunes et deux cartons rouges reçus.
Gerard Fraser a parfaitement résumé les lacunes observées.
« Nous avons vu l’importance d’avoir une conquête dominante, une défense qui peut regagner le ballon, qui peut tenir plusieurs phases de jeu, et l’importance d’être disciplinés. »
Un recrutement qui n’a pas répondu aux attentes
Le départ de leaders comme Camille Lopez, Guillaume Rouet ou Uzair Cassiem a laissé un vide immense.
Et les recrues n’ont jamais réellement réussi à le combler.
Hormis Alexandre Fischer et Emerick Setiano durant la première partie de saison, les nouveaux venus ont souvent déçu.
Le cas Gareth Anscombe symbolise parfaitement cet échec.
Arrivé avec un statut prestigieux, l’ouvreur gallois n’a jamais réussi à s’imposer.
Sa statistique est d’ailleurs particulièrement marquante : six matchs disputés et aucune victoire à son actif.
Un immense chantier avant la saison prochaine
L’Aviron Bayonnais dispose désormais de plusieurs semaines pour analyser cet exercice raté.
Entre la nécessité de retrouver de la sérénité en interne, de renforcer certains secteurs de jeu et de réussir son recrutement, le chantier est immense.
Une chose est sûre : après avoir goûté à une demi-finale de Top 14, les supporters bayonnais n’accepteront pas longtemps de revoir leur club lutter dans le bas du classement.
2 Commentaires


Je compatis pour nos amis bayonnais, selon moi Tayeb leur président est l’élément perturbateur, des
Des qu’un entraîneur a du résultat, il le vire.
On l’a vu avec Bru et là récemment avec Patat malgré son super beau boulot qui a conduit l’aviron en demi…