Henry Pollock s’attend à un accueil très « laid » à Bordeaux
Henry Pollock s’attend à un accueil très « laid » à Bordeaux
Le samedi 10 janvier 2026 à 18:58 par David Demri
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Dimanche à Bordeaux (16h15), l’UBB recevra Northampton pour un choc de Coupe des champions. Mais avant même le coup d’envoi, toutes les discussions convergent vers un nom : Henry Pollock. Le jeune troisième-ligne anglais, 21 ans mercredi prochain, revient en Gironde pour la première fois depuis la finale de mai dernier, remportée par Bordeaux (28-20). Et son retour ne laisse aucun supporter indifférent.
Pollock est un joueur qui attire le bruit, les réactions et les rivalités. Il adore ça et ne s’en cache pas. Il avait été l’un des visages forts de la finale 2025, marquée par une fin de match tendue, avec notamment un accrochage impliquant Jefferson Poirot. Dans les vestiaires, les Bordelais avaient même chambré le jeune international en imitant l’une de ses célébrations les plus provocantes.
Phil Dowson, le manager des Saints, s’attend à une ambiance hostile dimanche. Il a prévenu cette semaine qu’il s’agirait d’un « accueil très laid » pour son troisième-ligne. Mais pas question de le protéger.
Dowson assume via L’équipe :
« Je sais, parce qu’on en a parlé, qu’il a déjà pas mal pensé à ce match. Il comprend où il va mettre les pieds et, encore une fois, nous avons été clairs avec lui pour lui expliquer ce que serait l’accueil. Mais si vous voulez grandir, ce genre d’environnement, vous avez envie d’y être. »
Pollock, lui, n’a pas alimenté la polémique. Interrogé par le Times, il a assuré que la finale était du passé, qu’il n’en voulait pas à Poirot et que Bordeaux méritait largement le titre ce jour-là.
Si Pollock divise autant, c’est d’abord parce qu’il performe. Dowson l’a rappelé sans détour : « Beaucoup de gens ont détesté David Beckham, beaucoup de gens ont détesté Owen Farrell, beaucoup de gens ont détesté Tom Brady… Parce qu’ils étaient bons. Henry est bon et doit continuer à l’être. »
Son entraîneur insiste sur son état d’esprit de travailleur : « Je n’ai jamais été obligé de le pousser à bosser ». Et il ne voit aucune raison de l’empêcher d’exister sur les réseaux, où Pollock aime danser, chambrer ou célébrer avec excès : « Et je peux très bien être un danseur sur TikTok et une super star du rugby… »
L’année 2025 a agi comme un accélérateur pour lui. « Sa première véritable année en tant que joueur professionnel », répète Dowson, impressionné par sa trajectoire. Sélectionné pour la première fois par Steve Borthwick avec l’Angleterre, Pollock a marqué deux essais dès sa première cape, disputé une finale européenne puis été retenu par Andy Farrell pour la tournée des Lions britanniques et irlandais en Australie.
Son début de saison 2025-2026 est du même calibre : 11 matches, 11 victoires. Northampton est leader du Championnat et coleader de sa poule avec Bordeaux (10 points). Que l’équipe soit au complet ou en rotation, son rugby reste brillant. À Bath, fin décembre, les Saints avaient planté 41 points au champion en titre avec, au passage, un doublé de Pollock et un triplé de Tommy Freeman.
Dimanche, Pollock sera entouré de ses cadres : Alex Mitchell, Fin Smith, Ollie Sleightholme ou encore Alex Coles, le géant de 2m07 (26 ans) désormais incontournable pour Borthwick. Et indispensable, un mot qui colle de plus en plus à Pollock.
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2 Commentaires

Pollock le joueur que Marti et tout Bordeaux rêvent de signer!
Bah,non ,
Personne à Bordeaux ne rêve de pollock, mais si il veut venir ,on le prendra quand même