« Il a coûté le championnat à l’Irlande » : La colère noire après le geste de Pollock
« Il a coûté le championnat à l’Irlande » : La colère noire après le geste de Pollock
Le lundi 16 mars 2026 à 18:33 par David Demri
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Il a failli offrir le Tournoi des Six Nations à l’Irlande avant de le précipiter dans les bras de la France. En quelques minutes, Henry Pollock est passé du statut de sauveur à celui de « coupable idéal » aux yeux du XV du Trèfle.
Retour sur ce basculement irrationnel qui a décidé du sort de la compétition.
Un scénario de thriller
Tout semblait écrit pour les Irlandais. Après leur victoire contre l’Écosse, ils n’avaient plus qu’à attendre une défaite française. À trois minutes de la fin, alors que l’Angleterre menait, le sacre irlandais semblait acté.
Mais c’était sans compter sur Henry Pollock, auteur d’une action de classe mondiale :
« C’était autour de la ligne médiane, Pollock a arraché le ballon. Au lieu de simplement baisser la tête et d’aller au contact, d’enchaîner deux ou trois phases et de botter le ballon en touche, le match aurait été terminé, il a tenté une passe. »
Cette analyse de l’ancien international Stephen Ferris résume le traumatisme irlandais. Au lieu de sécuriser la victoire anglaise — et donc le titre irlandais — le jeune flanker a tenté l’impossible.
L’hubris, ou la faute de trop
Ce qui a particulièrement irrité, au-delà de l’erreur technique, c’est l’attitude du joueur. Après l’essai anglais de Tommy Freeman, Pollock s’était illustré par une provocation ostensible envers le public du Stade de France.
Pour beaucoup, cette célébration est devenue le symbole de son arrogance :
« Le fait d’avoir fait taire la foule après l’essai (de Freeman, ndlr) est malheureusement revenu le hanter et cela a coûté le championnat à l’Irlande… »
L’erreur qui a suivi — une passe à l’aveugle interceptée — a permis aux Bleus de récupérer une munition inespérée, menant à la pénalité de la gagne signée Thomas Ramos.
Un débat qui divise
Si la colère irlandaise est immense, certains observateurs, comme le journaliste Simon Thomas, rappellent que le sort du match ne tenait pas qu’à ce seul geste.
D’autres, admiratifs, soulignent la personnalité hors norme du joueur :
« Désolé, mais j’adore ça. Le Stade de France n’a pas arrêté de le siffler ; il a juste répondu. Le rugby est un sport pour lui. Il a perdu ce soir. Mais beaucoup de respect pour Henry Pollock. »
Pour Stephen Ferris, ce geste illustre parfaitement l’instinct brut d’un joueur qui refuse de brider son jeu :
« C’est le genre de joueur pour qui, que ce soit la première ou la 80e minute, il va essayer de passer en force sur quelqu’un ou de marquer un essai depuis sa propre ligne d’en-but s’il le peut. On ne veut pas enlever ça à un joueur, mais en même temps il doit comprendre la situation dans laquelle son équipe se trouve. »
Entre génie et folie, Henry Pollock a marqué l’histoire de ce Tournoi 2026.
Une chose est sûre : personne n’est resté indifférent à ce « moment de folie absolue ».
8 Commentaires


Un très bon joueur mais un chien fou.
Le jour où il canalisera son arrogance il sera un très grand.
Aux entraineurs de lui faire passer le message.
Il est déjà un très grand. On a besoin de ces joueurs qui jamais ne baissent ni les yeux ni les bras. Ils électrisent les publics et énervent leurs adversaires, mais galvanisent leurs partenaires : ils sont le sel de ce jeu. Sans eux le rugby serait resté un sport d’apothicaires où un match se gagnait avec 3 pénalités et zéro essai !
Peut être mais le respect des joueurs et du public est la première qualité d’un grand joueur de rugby.Viens assister à un match à Vannes et tu verras la différence
Peu importe les qualités techniques du joueur, l’homme a un très mauvais état d’esprit. Je n’adhère pas.
C’est ta vison du monde. Il est plus honnête qu’un Dupont (qui ne comprends qu’il y a des joueurs offensivement plus talent que lui que lors qu’il ne peut pas tenter d’imposer NTK).
Pollok agace, mais il ne se défile jamais. Des provocateurs il y en a toujours, mais contrairement à Dupont, lui, à la fin du match, il salue ses adversaires et lorsqu’il perd, le reconnaît sans se désister. Ses serrages de mains sont sincères, contrairement à beaucoup d’autres. La tape amicale sur la tête de Jalibert (qui a été le meilleur joueur offensif Français) dans la haie d’honneur témoigne du respect des Hommes, même s’il provoque pendant 80 min avant.
LBB marque 4 essais (enfin il court 3 fois et marche une fois soyons clairs) sans jamais servir à rien dans le reste du jeu, n’a pas eu sa petite tape, mais ok voit Pollok lui glisser un mot qui n’avait rien de belliqueux.
Je ne suis pas fan de l’attitude, mais humainement j’ai plus de respect pour lui que pour certains Français.
question fautes Itoje n’est pas en reste.
Y a une petite trentaine d’années en arrière il aurait un peu moins fait son ptio mariole , le client !… C même plus qu’une certitude , déjà !.. ( rire ) Hei oui !.. Comme le temps passe vite . Pour ceux qui ont connu !..
j’aime beaucoup ce joueur, il est vrai et entier et ne se cache pas. c’est un gagneur et un guerrier. Dommage qu’il soit anglais, s’il était français il serait adoré dans tout l’hexagone