Impressionné par le XV de France, Ronan O’Gara alerte les Bleus sur leur plus grande faiblesse
Impressionné par le XV de France, Ronan O’Gara alerte les Bleus sur leur plus grande faiblesse
Le vendredi 6 février 2026 à 19:49 par David Demri
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Manager respecté du Stade Rochelais et légende du rugby irlandais, Ronan O’Gara a suivi avec une attention toute particulière l’entrée en lice du XV de France dans le Tournoi 2026.
Dans sa chronique pour l’Irish Examiner, le technicien n’a pas tari d’éloges sur la force de frappe des Bleus, tout en pointant du doigt une vulnérabilité qui pourrait, selon lui, peser lourd lors des grandes échéances internationales.
Une domination française « dévastatrice »
Pour l’ancien ouvreur du XV du Trèfle, le scénario de la rencontre a tourné court dès que les Français ont pris le dessus physiquement et tactiquement.
Il a immédiatement constaté l’incapacité de ses compatriotes à freiner l’élan des hommes de Fabien Galthié :
« Dans tous les scénarios d’avant-match, la compétitivité de l’Irlande était directement liée à sa capacité à empêcher les hôtes de trouver leur rythme. L’Irlande a échoué trop tôt et trop souvent dans cette tâche. Aucune équipe de rugby au monde n’est aussi dévastatrice que les Français lorsqu’ils ont le vent en poupe. »
Thomas Ramos et Antoine Dupont : les maîtres du tempo
Ronan O’Gara a été particulièrement impressionné par le leadership d’Antoine Dupont, mais c’est pour Thomas Ramos qu’il a réservé ses mots les plus forts.
Le technicien a souligné la capacité exceptionnelle de l’arrière toulousain à lire le jeu plus vite que n’importe quel autre acteur sur la pelouse :
« De retour après une grave blessure, le capitaine a donné le ton en matière d’ingéniosité et d’intensité mais il n’était pas seul. Le plus souvent, Thomas Ramos joue un jeu différent, à un rythme plus rapide, avec deux secondes d’avance sur tous les autres. C’est un joueur exceptionnel, le meilleur parmi les meilleurs. »
L’ancien numéro 10 irlandais a également salué les performances des autres fers de lance de l’attaque tricolore :
« Le deuxième ligne lyonnais Mickaël Guillard a été exceptionnel, tout comme Mathieu Jalibert et l’ailier prodige Louis Bielle-Biarrey. Son essai inaugural a immédiatement brisé l’élan initial des Irlandais. »
L’éclosion de nouveaux talents sous l’ère Galthié
O’Gara a également analysé la volonté du sélectionneur français de régénérer son effectif, tout en maintenant des cadres indéboulonnables comme Gaël Fickou ou Damian Penaud.
Il voit d’un bon œil l’arrivée de jeunes joueurs capables de bousculer la hiérarchie établie, à l’image du Palois Théo Attissogbe :
« Galthié est à la recherche de nouveaux joueurs pour dynamiser et rendre le processus de sélection encore plus intéressant. Au niveau des ailiers, par exemple, en particulier à droite. Si la finale de la Coupe du monde avait lieu demain, Damien Penaud serait toujours titulaire. Tout comme Gaël Fickou au centre, d’ailleurs. C’est peut-être parce qu’il a joué tellement de matchs et qu’il peut sembler discret qu’il donne l’impression d’être sous-estimé. Ce n’est pas le cas. »
Concernant la prestation de l’ailier de la Section Paloise, « ROG » s’est montré très enthousiaste sur son potentiel international :
« L’ailier de Pau a eu sa chance, et même si la pression s’est surtout exercée sur le côté droit irlandais, c’est un très bon joueur, doué dans les airs, très rapide et sûr de lui. »
Le bémol : une première ligne jugée « vulnérable »
C’est sur le terrain de la mêlée fermée et des piliers que Ronan O’Gara se montre le plus critique. Malgré le score fleuve, il estime que la France est encore loin du niveau des meilleures nations mondiales dans ce secteur spécifique.
Pour lui, les piliers tricolores constituent actuellement le véritable talon d’Achille de l’équipe :
« La première ligne française pose problème. Jean-Baptiste Gros et Dorian Aldegheri ont été titularisés et Régis Montagne a eu un impact sur le côté droit. C’est le point faible de Galthié, aggravé bien sûr par la longévité d’Uini Atonio et sa perte soudaine. Au très haut niveau international, c’est actuellement une différence déterminante entre l’Afrique du Sud et la France. Ce n’est pas le talonneur, ce sont les piliers qui sont vulnérables. Et il y a une ironie évidente dans le fait que l’un des meilleurs piliers, un des plus polyvalents aussi, en Top 14 soit Joel Merkler, qui représente l’Espagne. »
Le regard tourné vers le « climax » final
Malgré ces réserves, O’Gara attend avec impatience la suite du Tournoi et plus particulièrement le choc final contre les Anglais.
Il prédit une montée en puissance de l’Angleterre qui pourrait offrir un duel d’anthologie au Stade de France :
« L’Angleterre a le vent en poupe depuis novembre et dispose de la profondeur et des options nécessaires pour tracer sa route vers 2027. […] Le dernier match en nocturne entre la France et l’Angleterre s’annonce comme un véritable climax. »
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Tout à fait d’accord avec o gara , les piliers sont notre point faible , Une réflexion , Galtier fait jouer 5 3 eme lignes en même temps , contre l’Angleterre ou l’Afrique du Sud en mêlée fermée ce doit être douteux .JELONCH n’est pas un huit , OLIVON a toutes les qualitês pour cela , Guillard aussi , nous avons été souvent battus souvent en fond de touche .Jalibert a été très bon , un plus pour l’équipe .Atissogbe , bon et léger à la fois , à voir contre des équipes plus rudes .
» les piliers » ?
Non un seul pilier pas au niveau du tout
Et tout le monde sait qui c’est
Un seul qui perdra toujours ses appuis ….
T’es pas d’accord multi pseudos de mes c… …?
Ha oui oublié … En plus de perdre régulièrement ses appuis … Il ne court pas
» Il marche » . Et dans le jeu il n’apporte strictement rien , aucune avancée en percussion à la différence de gros déjà…