« J’aime qu’ils me craignent et qu’ils se relèvent en boitant » : Un joueur du Top 14 lâche des déclarations fracassantes
« J’aime qu’ils me craignent et qu’ils se relèvent en boitant » : Un joueur du Top 14 lâche des déclarations fracassantes
Le jeudi 29 octobre 2026 à 9:51 par David Demri
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Baptiste Pesenti n’a jamais caché son goût pour le combat.
À 29 ans, le deuxième-ligne de la Section Paloise revendique une conception particulièrement physique du rugby, où la domination de l’adversaire occupe une place essentielle. Le joueur aux six sélections avec le XV de France assume même prendre du plaisir à faire souffrir ses adversaires sur le terrain, tout en affirmant respecter certaines limites.
De retour à Pau cet été après ses passages au Racing 92 et au Stade Français, le solide deuxième-ligne de 1,96 m pour 119 kg n’a rien perdu de son tempérament. Formé au rugby dans le Jura, à Saint-Claude, il a toujours privilégié l’affrontement physique et rêve notamment de se mesurer un jour à l’Afrique du Sud.
« Je veux qu’ils souffrent, pas qu’ils se blessent »
Interrogé par L’équipe sur son plaisir à faire mal à ses adversaires, Baptiste Pesenti ne cherche absolument pas à esquiver la question :
« Ah ça oui ! C’est plaisant. Mais il y a faire mal et faire mal. Ça m’est arrivé de viser les côtes d’un vis-à-vis que j’appréciais. Mais j’aime faire mal dans la règle, sans arrière-pensée. Je ne regarde pas qui est en face. Surtout, je ne vais jamais viser la tête ou le genou pour lui faire les croisés. Je veux qu’ils souffrent, pas qu’ils se blessent. C’est là la nuance. J’aime qu’ils me craignent et qu’ils se relèvent en boitant. Et si sur le coup d’après, mon vis-à-vis me déblaye fort et me fait mal à son tour, je ne vais pas me plaindre. Je lui dirai même « bien joué « . Quand tu joues devant, tu aimes en quelque sorte marcher sur ton adversaire. Si tu n’as pas envie de le dominer, je ne vois pas l’intérêt de jouer à ces postes-là. »
Une philosophie du rugby particulièrement engagée, que le Palois revendique depuis ses premières années sur les terrains.
Il explique avoir toujours recherché les confrontations avec les adversaires les plus puissants :
« Oui, depuis l’école de rugby à Saint-Claude (Jura), mon jeu est basé sur le combat. Petit déjà, je voulais me mettre en face du plus costaud et ne pas m’enlever. J’ai été éduqué comme ça. On se faisait la guerre avec mes frangins et j’ai retrouvé ça dans le rugby. J’aime le défi physique et me frotter à mes adversaires. »
« Je ne suis pas un méchant »
Malgré cette réputation de joueur particulièrement rugueux, Baptiste Pesenti refuse d’être considéré comme un joueur malveillant.
Pour lui, le combat doit rester dans les limites du jeu, avec la possibilité de partager ensuite un moment convivial avec ses adversaires.
Le deuxième-ligne revendique un rugby à l’ancienne :
« Non, je ne suis pas un méchant. Je n’irai pas mettre un coup de pied dans la tête d’un mec comme à l’époque de nos parents. J’aime bien quand on se met sur la courge pendant les matches et qu’on va boire une bière après. On dit que je suis un peu à l’ancienne et c’est vrai. Ça ne se fait plus trop. Je suis un peu une espèce en voie de disparition. »
Un tempérament forgé dès l’enfance, qui continue de définir son identité de joueur professionnel.
À 29 ans, le Jurassien reste fidèle à cette conception du rugby frontal, dans laquelle l’engagement physique et la capacité à dominer son adversaire occupent une place centrale.

