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« J’attends pour ne pas faire de conneries » : Les premiers mots de Gaël Dréan après son essai avec les Bleus

« J’attends pour ne pas faire de conneries » : Les premiers mots de Gaël Dréan après son essai avec les Bleus

Le lundi 23 février 2026 à 6:31 par David Demri

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Le stade Pierre-Mauroy a été le théâtre d’une ascension fulgurante ce dimanche soir. Gaël Dréan, initialement réserviste, s’est retrouvé propulsé sous les projecteurs du Tournoi des 6 Nations pour honorer sa première cape lors du succès contre l’Italie (33-8).

Un baptême du feu marqué par un essai et une émotion contenue.

La « petite fenêtre » du destin

Le basculement s’est opéré la veille du match, suite aux soucis physiques de Matthieu Jalibert. L’ailier toulonnais a vécu une attente fébrile avant l’officialisation de sa titularisation.

Il s’est confié dans les colonnes de L’équipe :

« Les coachs m’ont un peu prévenu à l’avance que Matthieu Jalibert (blessé à un mollet) ne se sentait pas très bien et que c’était moi qui allais rentrer si ça se passait comme ça. Ça m’a été confirmé une heure avant la remise des maillots samedi soir. »

Lors de ce moment solennel, Fabien Galthié a partagé une confidence sur la détermination du joueur :

« Je lui ai dit  »si tu veux Gaël on peut tourner » (pour ce rôle). Et il m’a dit  »non, s’il y a une opportunité, une petite fenêtre, je veux être là ». C’était cette semaine. C’est le destin. Matthieu, je suis désolé pour toi. Gaël, il y a une petite fenêtre. »

Gérer le stress par le combat

Malgré son tempérament calme et réservé, le Breton n’a pas caché l’impact émotionnel de l’annonce : « Je ne vous cache pas que c’était un peu stressant, avouait-il après la victoire (33-8) à Villeneuve-d’Ascq. J’ai eu du mal à dormir samedi soir. »

Une tension évacuée dès les premières secondes par une activité défensive féroce. Pour lui, « une première action permet de bien rentrer dans le match, plus tôt elle est, mieux c’est. Parfois, ça peut tarder. Là c’est vrai que c’était assez tôt, ça m’a permis de rentrer direct. »

Son premier essai international, inscrit à la 72e minute sur une offrande de Thomas Ramos, a été vécu avec une lucidité presque comique : « J’étais très heureux de marquer. Sur le rebond après le coup de pied de Thomas Ramos, j’attends pour ne pas faire de conneries », s’amuse-t-il.

Un parcours atypique et une reconnaissance éternelle

S’il reconnaît ne pas avoir été irréprochable — « Je n’ai pas fait le match parfait mais j’ai essayé de donner le maximum dans un nouveau système de jeu et dans un nouveau groupe » — le joueur a reçu le soutien appuyé de son sélectionneur.

Fabien Galthié a souligné sa solidité :

« Il se préparait avec nous depuis un petit moment. Il méritait d’avoir une opportunité et je suis très heureux pour lui. Il a fait une bonne performance, solide dans le combat, solide dans le jeu. La première cape, ça peut ne pas être évident à traverser, il a été bien accompagné par ses copains. »

N’oubliant pas d’où il vient, celui qui jouait encore en Fédérale 1 il y a peu a tenu à remercier son mentor au RCT : « Je l’ai appelé parce qu’il est venu me chercher à Rennes, en Fédérale 1. C’est lui qui m’a lancé en Top 14 (en 2022). »

Un lien fort avec Pierre Mignoni qui ancre encore davantage cette première sélection dans une trajectoire exceptionnelle.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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