« J’avais un peu marre du rugby » : Clément Castets raconte sa folle aventure chez les Crusaders

« J’avais un peu marre du rugby » : Clément Castets raconte sa folle aventure chez les Crusaders

Le samedi 7 novembre 2026 à 15:56 par David Demri

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L’histoire est aussi improbable que magnifique. Après avoir envisagé de mettre un terme à sa carrière professionnelle, Clément Castets vient de réaliser l’un de ses plus grands rêves : signer avec les mythiques Crusaders en Nouvelle-Zélande. L’ancien pilier du Stade Toulousain et du Stade Français, âgé de 30 ans, disputera la prochaine saison de Super Rugby sous les couleurs de la célèbre franchise néo-zélandaise. Un rebondissement exceptionnel pour celui qui avait quitté la France afin de retrouver le plaisir de jouer au rugby.

Double champion de France et champion d’Europe avec Toulouse, Clément Castets avait progressivement perdu le goût du rugby professionnel après cinq saisons dans la Ville rose et quatre années au Stade Français. En quête d’un nouveau défi, il avait décidé de tenter l’aventure en Nouvelle-Zélande, sans imaginer qu’il finirait par rejoindre l’une des franchises les plus prestigieuses de la planète.

« J’avais un peu marre du rugby »

Dans le podcast Kōrero Rugby, l’ancien capitaine de l’équipe de France U20 est revenu sur les raisons de son départ.

Clément Castets explique notamment que ses anciens coéquipiers néo-zélandais à Toulouse lui avaient donné envie de découvrir leur pays :

« À Toulouse, j’avais une belle connexion avec les Néo-Zélandais, des gars comme Charlie Faumuina, Jerome Kaino, Joe Tekori… Je m’étais dit que j’aimerais faire un an à la Nouvelle-Zélande un de ces quatre. Et puis, sur la fin de ma carrière, j’ai pensé que c’était maintenant ou jamais, et j’ai franchi le pas »

Le pilier français reconnaît qu’il avait alors besoin de retrouver une certaine liberté dans sa pratique.

Il raconte avoir sérieusement envisagé d’arrêter sa carrière avant de choisir cette aventure :

« Je m’étais dit : ‘soit j’arrête, soit je tente un dernier challenge pour m’amuser le plus possible mais pas en France’, car j’avais envie de retrouver un rugby où je pouvais m’amuser et pas de faire des rucks ou des sprints derrière des chandelles toute la journée. »

Une aventure qui commence dans le rugby amateur

Arrivé en Nouvelle-Zélande en mars 2025, Clément Castets a d’abord rejoint Manawatu, en NPC, un championnat dont il ignorait presque tout.

L’ancien Toulousain reconnaît qu’il était prêt à accepter n’importe quelle opportunité :

« Je ne connaissais rien à ce championnat, pas le moindre nom de club, je n’avais jamais regardé un match… Mais je savais que, peu importe l’équipe qui allait me proposer, j’allais dire oui. Ça a été un peu plus long que je le pensais à trouver et une fois que Manawatu a manifesté son intérêt, j’y suis allé. »

Une blessure à l’épaule l’a toutefois empêché de disputer la moindre rencontre lors de cette première saison.

Pour se relancer, il a alors évolué dans le rugby amateur à Christchurch, où il a également découvert le métier d’entraîneur de la mêlée.

Devenu joueur-entraîneur, il a ensuite rejoint Hawke’s Bay pour disputer le NPC 2026, atteignant les quarts de finale.

« Quand j’étais petit, il y avait Toulouse et les Crusaders »

C’est finalement la blessure du pilier international néo-zélandais Tamaiti Williams qui a ouvert les portes des Crusaders à Clément Castets.

Recruté comme joker médical, le Français a signé un contrat de six mois avec la franchise.

Il reconnaît avoir encore du mal à croire à cette incroyable opportunité :

« C’est incroyable, je n’en reviens pas. »

L’ancien joueur du Stade Toulousain raconte à quel point cette signature représente un rêve d’enfance :

« Quand j’étais petit, il y avait Toulouse et les Crusaders. J’ai signé il y a 5 semaines mais j’ai encore du mal à réaliser. Ça me paraît toujours irréel. Ça commence à entrer dans ma tête maintenant, mais c’est surréaliste. »

Il devient ainsi le premier Français à rejoindre le Super Rugby depuis Christian Califano, passé par les Blues d’Auckland en 2002.

Un contrat de six mois et une expérience exceptionnelle

Clément Castets débutera sa préparation le 24 novembre, avant le lancement du Super Rugby prévu le 12 février 2027.

Le pilier français sait néanmoins que sa place dans l’effectif dépendra notamment du retour de blessure de Tamaiti Williams.

Il préfère profiter de cette opportunité plutôt que de s’inquiéter de son temps de jeu :

« Est-ce que j’aurai l’opportunité de jouer avant qu’il ( Tamaiti Williams) arrive ? Je n’en sais rien. Et je ne sais pas comment ça va se passer honnêtement quand il sera revenu. Mais je n’ai pas envie de me casser la tête avec des trucs que je ne contrôle pas. C’est déjà extraordinaire et je vais en profiter au maximum. »

L’ancien Toulousain se réjouit également de pouvoir apprendre au contact d’une franchise réputée pour former les meilleurs joueurs néo-zélandais :

« L’inconvénient chez les Crusaders, c’est qu’il y a énormément de monde. Mais l’avantage, c’est qu’ils fabriquent des All Blacks. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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