JB Élissalde répond à la colère de Clermont après les départs vers le RCT
JB Élissalde répond à la colère de Clermont après les départs vers le RCT
Le jeudi 17 septembre 2026 à 0:11 par David Demri
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Les départs annoncés de Régis Montagne et Léon Darricarrère vers le Rugby Club Toulonnais ont provoqué une vive déception à Clermont. Au micro de Sud Radio, Jean-Baptiste Élissalde comprend l’amertume exprimée par la direction auvergnate, mais rappelle que les règles du marché sont connues de tous.
Le RCT s’apprête à récupérer deux joueurs français évoluant à des postes particulièrement recherchés. Leur statut JIFF renforce encore leur valeur dans un Top 14 où chaque club doit respecter un quota sur ses feuilles de match.
Deux profils très difficiles à remplacer
Régis Montagne possède un profil extrêmement convoité. Les piliers droits français capables de s’installer au plus haut niveau sont peu nombreux et représentent donc une ressource précieuse pour les clubs.
Léon Darricarrère associe également jeunesse, potentiel et statut JIFF. Leur départ simultané constitue un véritable coup dur pour un effectif clermontois que Christophe Urios tente de reconstruire depuis plusieurs saisons.
Jean-Baptiste Élissalde comprend donc parfaitement la déception du président de l’ASM.
« Je pense qu’il y a une grande part de déception dans le discours du président clermontois. Tu perds quand même un pilier droit JIFF qui est une denrée rare. Et Darricarrère, c’est pareil, c’est jeune et JIFF. »
Le statut JIFF fait grimper leur valeur
Dans la construction d’un effectif, un joueur JIFF possède un poids stratégique supérieur à celui d’une recrue étrangère. Les clubs doivent aligner un nombre minimum de joueurs issus de la formation française, ce qui accentue la concurrence autour des meilleurs profils disponibles.
Élissalde estime que cette réalité explique une grande partie de la réaction clermontoise.
« Le JIFF a une valeur marchande très importante, bien plus qu’un étranger car tu es obligé d’en avoir un certain nombre sur ta feuille de match. Tout cela fait qu’il y a de l’amertume dans le discours du président et il a envie que les règles changent car ça ne lui convient pas. »
Le RCT a donc réalisé une opération particulièrement intéressante en convainquant deux joueurs français encore jeunes, dont un pilier droit, poste auquel les opportunités sont rares.
« Ça a toujours été comme ça »
Si le président clermontois souhaite une évolution du règlement, Jean-Baptiste Élissalde rappelle que les joueurs arrivant dans leur dernière année de contrat peuvent préparer leur avenir avec leurs représentants.
Le calendrier actuel permet ainsi aux clubs concurrents d’avancer très tôt sur leurs recrutements pour la saison suivante.
Pour Élissalde, Clermont subit aujourd’hui un mécanisme ancien et parfaitement identifié.
« Mais ça a toujours été comme ça : un an avant le terme de ton contrat, tu rentres en contact avec tes agents. Le président de Clermont a surtout une grosse amertume de perdre son pilier droit et son centre alors qu’il essaye de construire son effectif avec Christophe Urios depuis plusieurs années maintenant. »

