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« Je lui ai dit gentiment d’aller se faire foutre », JB Aldigé lance les hostilités !

« Je lui ai dit gentiment d’aller se faire foutre », JB Aldigé lance les hostilités !

Le mardi 12 mai 2026 à 22:03 par David Demri

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Le président de Nissa Rugby, Jean-Baptiste Aldigé, est sorti du silence ce mardi après les nombreuses réactions provoquées par son message ironique concernant les difficultés rencontrées pour loger son équipe avant la finale de Nationale contre le Racing Club Narbonnais, samedi à Bourg-en-Bresse.

Très remonté, l’ancien patron du Biarritz Olympique a livré une longue version des faits, dénonçant ouvertement l’organisation autour de cette finale.

« Comme quoi, on peut se retrouver sur l’humour »

Tout est parti d’un photomontage publié sur ses réseaux sociaux où Jean-Baptiste Aldigé apparaissait déguisé en randonneur à la recherche d’un hôtel à Bourg-en-Bresse.

Face au buzz provoqué par cette publication, il a tenu à préciser via L’Indépendant :

« L’image ce n’est pas la mienne, c’est celle des supporters de Bourg-en-Bresse qui ont cru m’insulter, et j’ai trouvé ça très drôle. Comme quoi, on peut se retrouver sur l’humour ».

Direction Lyon puis Mâcon pour Nice

Finalement, le club niçois ne logera pas à Bourg-en-Bresse avant la finale.

Jean-Baptiste Aldigé a confirmé que son équipe prendra d’abord la direction des installations du LOU Rugby avant de rejoindre Mâcon la veille du match :

« Nous partons sur les installations du LOU de mercredi à vendredi, avant d’aller à Mâcon ».

Mais alors pourquoi ne pas s’installer directement dans la ville de la finale ?

Le président niçois raconte un véritable casse-tête.

« Nous sommes face au génie »

Selon lui, tout aurait commencé il y a un mois lorsque son agence de voyages a tenté de réserver un hôtel répondant aux standards habituels des clubs professionnels :

« Il y a toute une histoire autour de cette question. Il y a un mois, j’ai demandé à notre agence de voyages de faire un topo sur la capacité hôtelière à Bourg-en-Bresse. Dans notre cahier des charges, bien précis comme tous les clubs de rugby, il n’y avait que le Mercure, un seul hôtel. Après avoir demandé un devis, nous avons appris qu’il était complet sur réservation de la FFR, en raison du match universitaire à la con France-Angleterre. Nous sommes face au génie donc, après avoir été dans l’exceptionnel. »

« Plus cher à Bourg qu’à Monaco »

Jean-Baptiste Aldigé assure ensuite avoir tenté une autre piste avec le Panorama 360, qu’il surnomme ironiquement « Panama ».

Et le montant demandé l’aurait totalement sidéré.

« J’ai donc appelé le Panorama 360, le fameux « Panama » parce que ça me fait penser à un flamant rose. La semaine avant Rennes, le devis était de 15 000 euros, pour donner une idée, le déplacement d’un club de rugby est de quatre à six mille euros d’hôtel. C’est donc plus cher à Bourg qu’à Monaco. »

Puis il poursuit son récit avec ironie :

« Et en plus, on me dit que l’on aura l’hôtel que si nous prenons deux nuits, je me suis dit alors que le prix était pour deux nuits. »

Avant de raconter son échange avec le directeur de l’établissement :

« J’appelle l’hôtel, je tombe directement sur le directeur, qui fait réceptionniste, cuisinier, femme de ménage, tout à la fois. Il répond un peu agressif : « c’est un week-end de pic, celui de l’ascension ». C’est The place to be en fait là-bas. Je lui ai demandé de me rassurer sur le prix pour deux nuits, il me dit que non, pour deux nuits ce serait 25 000 euros (rires). »

« Je lui ai dit gentiment d’aller se faire foutre »

L’histoire prend ensuite une autre tournure lorsque le dirigeant de Bourg-en-Bresse contacte Aldigé :

« Puis jeudi dernier, à 18 h, le directeur de l’USBPA Guillaume Guégan, que je ne connais pas, m’appelle pour ce problème, en me disant qu’Albi a pré-réservé le Panorama pour deux nuits et que si on le voulait il fallait venir cinq nuits. Je lui ai dit gentiment d’aller se faire foutre et j’ai raccroché. En fait, ça s’appelle du racket ».

« Nous sommes visiteurs, donc nous ne ferons pas semblant »

Le président niçois affirme ensuite avoir contacté directement la Fédération Française de Rugby :

« J’ai gueulé, ils m’ont dit qu’ils avaient décidé d’une nouvelle règle, que ce serait le plus haut classé qui déciderait de l’hôtel du maillot et du vestiaire. Donc, nous voilà faire comme on peut pour trouver un hôtel à Mâcon. »

Avant de conclure avec une dernière pique adressée à l’organisation :

« Lundi, après les demi-finales, comme je suis coquin, le leader ayant perdu, j’ai demandé mon option de deuxième pour avoir l’hôtel et on m’a dit qu’on l’avait donné à Narbonne parce que nous nous allons à Mâcon ».

Le Racing Club Narbonnais bénéficiera donc finalement du Panorama 360 ainsi que du vestiaire des locaux.

Une situation qui amuse à moitié Jean-Baptiste Aldigé.

« De toute façon, vu comment on est reçu et l’organisation, nous sommes visiteurs, donc nous ne ferons pas semblant. C’est du 50-50 sur le rugby, et 100 % pour Narbonne sur l’hôtel, tant mieux Jacques dormira dans un bon lit (rires) ».

L’ambiance est déjà très chaude avant cette finale de Nationale.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

5 Commentaires

  1. Michel 12 mai 2026 at 22h- Répondre

    Ça va déjà bien souffler le chaud sur cette finale , je pense !.. Oula , Oula !.. Nice / Narbonne . Ça devrait piquer un pti peu , c clair !..

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  2. Flowrian 13 mai 2026 at 01h- Répondre

    S’il y a bien quelqu’un que je déteste, c’est bien lui.

    Mais pour le coup, le président de Bourg qui le rappelle en lui disant qu’il faut réserver 5 nuits à 15 000 euros la nuit s’ils veulent l’hotel, c’est une véritable escroquerie en bande organisée.

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    • Le Moulinon 13 mai 2026 at 07h- Répondre

      Aldigé a l’habitude de jouer la provocation en sortant demi vérité et gros mensonge, il se met à dos tout le monde, il y a peut-être des raisons. Et j’espère que les poulets s’en rappelleront l’année prochaine quand ils rencontreront Nice. Et allez les têtes plates.

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    • Dranix 13 mai 2026 at 08h- Répondre

      Même sur des faits aussi insignifiants on constate que l’équité ne fait pas partie du vocabulaire des instances du rugby, et c’est désolant. Cet exemple est à mille lieues de l’esprit rugby.

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      • Anton 13 mai 2026 at 11h- Répondre

        C’est une mentalité de cour d’école. Pathetique de la part de soi disant adultes.

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