« Je me suis dit que c’était terminé » : le terrible témoignage d’un joueur Toulousain après son grave accident de scooter

« Je me suis dit que c’était terminé » : le terrible témoignage d’un joueur Toulousain après son grave accident de scooter

Le mardi 27 octobre 2026 à 22:05 par David Demri

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Mathis Castro-Ferreira revient de très loin. Victime d’un grave accident de scooter, le troisième ligne du Stade Toulousain a traversé huit mois particulièrement éprouvants, entre douleurs, opération chirurgicale, rééducation et interrogations sur son avenir sportif.

À seulement quelques mois de son dernier match contre le Stade Français, le jeune joueur en était même arrivé à envisager la fin de sa carrière. Désormais de retour sur les terrains, il raconte cette épreuve et les émotions qui ont accompagné sa reprise.

Tout avait basculé après sa dernière apparition en compétition, le 15 février, face au Stade Français. Un accident de scooter allait ensuite bouleverser son quotidien et interrompre brutalement sa progression.

Depuis, le Toulousain a définitivement renoncé à utiliser ce moyen de transport. Et pour cause : les conséquences de cet accident ont été bien plus importantes qu’il ne l’imaginait initialement.

« Je me suis dit que c’était terminé »

Au moment de l’accident, Mathis Castro-Ferreira a immédiatement compris que sa blessure pouvait être particulièrement sérieuse.

L’état de sa jambe et de sa cheville lui a même fait craindre de ne plus pouvoir pratiquer le rugby professionnel.

Le troisième ligne toulousain reconnaît avoir envisagé le pire comme il l’explique pour La Dépêche :

« Au moment de l’accident, avec la violence du choc… Avant les examens, oui, j’ai douté. Je me suis dit que c’était terminé parce que rien qu’en regardant ma jambe, ma cheville, dans l’état où elle était, je me suis dit qu’il y a très très peu de chances que je puisse reprendre. »

Des inquiétudes d’autant plus difficiles à gérer que le joueur avait déjà été confronté à plusieurs blessures au cours de la saison précédente, notamment au plancher orbital, aux dents et à la cheville.

Cette nouvelle épreuve allait finalement l’éloigner des terrains pendant huit mois.

Une opération devenue indispensable après plusieurs mois de douleurs

Dans un premier temps, le staff médical avait tenté d’éviter une intervention chirurgicale.

Mathis Castro-Ferreira avait ainsi entrepris un programme de rééducation avec les kinésithérapeutes et les préparateurs physiques du Stade Toulousain. Mais les douleurs persistaient, notamment lorsqu’il avait essayé de reprendre la course.

Le joueur raconte les différentes étapes de sa prise en charge :

« Cela aurait pu être pire. Je m’en suis bien sorti quand même. Et après, j’ai eu quelques mois difficiles. On a tout d’abord essayé de ne pas passer par la case opération, d’essayer de revenir avec de la rééducation par les kinés, les préparateurs physiques. Et quand j’ai repris la course, je boitais et je ressentais beaucoup de douleurs. Donc on a fait des examens complémentaires et on s’est rendu compte qu’il y avait un petit morceau du cartilage qui était abîmé. Donc, j’ai dû passer par la case opération pour nettoyer toute l’articulation de la cheville. Et par la suite, plusieurs mois de rééducation ici et à Capbreton. »

Une intervention nécessaire, suivie d’une longue période de récupération avant de pouvoir envisager un retour à la compétition.

« Ce fut dur mentalement » : le soutien déterminant de ses parents

Au-delà des conséquences physiques, cet accident a également profondément affecté le moral du jeune Toulousain. Privé de rugby pendant de longs mois, il a dû apprendre à gérer les incertitudes et les difficultés liées à sa convalescence.

Dans cette période compliquée, sa famille a joué un rôle essentiel.

Mathis Castro-Ferreira souligne notamment l’importance du soutien de ses parents :

« Ce fut dur mentalement. J’ai travaillé sur moi-même. Mes parents m’ont pas mal aidé également. J’ai discuté avec eux. Ils m’ont dit de ne pas lâcher, de travailler jusqu’au bout et de croire en moi et au staff médical et que ça irait mieux. »

Des encouragements qui l’ont aidé à poursuivre ses efforts malgré les moments de doute.

Un retour particulièrement émouvant contre Perpignan

Après huit mois sans compétition, Mathis Castro-Ferreira a finalement retrouvé les terrains à l’occasion de la rencontre du Stade Toulousain face à Perpignan.

Un moment particulièrement fort pour le troisième ligne, qui a ressenti une émotion comparable à celle de ses grands débuts.

Il raconte les sensations qui l’ont accompagné avant de retrouver la pelouse :

« Quand j’ai su que j’étais sur la feuille de match, ce fut un sacré choc. Parce que huit mois sans jouer, il y avait eu pas mal de doutes. Avec l’arrivée en bus au stade, le jour du match, j’ai eu des sensations que je n’avais pas eues depuis, je pense, ma première fois ici. Après, pendant le match, j’avais des fourmis dans les jambes et j’étais un peu stressé. Mais après, une fois que je suis rentré sur la pelouse, je me suis vite mis dans le match. »

Un soulagement immense après une période pendant laquelle son avenir sportif avait semblé particulièrement incertain.

« Il va falloir de la patience »

Désormais, Mathis Castro-Ferreira souhaite retrouver progressivement son meilleur niveau.

Le troisième ligne sait toutefois que huit mois d’absence ne s’effacent pas en quelques entraînements.

Il affiche ses objectifs pour les prochaines semaines :

« Reprendre du plaisir et les repères avec les copains sur le terrain. Et après, enchaîner des matchs et continuer à aller de l’avant. Je sais très bien que mon rugby ne va pas revenir du jour au lendemain comme ça. Il va y avoir du travail à faire, il va falloir de la patience. Mais avec du temps de jeu, ça va m’aider à retrouver les bonnes sensations. »

Son prochain rendez-vous pourrait justement avoir une saveur particulière.

Originaire des Hautes-Pyrénées, le Toulousain se prépare à un déplacement à Pau, une rencontre qui revêt une dimension régionale supplémentaire à ses yeux.

Le joueur évoque avec enthousiasme ce rendez-vous dans le Béarn :

« Quand on est des Hautes-Pyrénées, un match dans le Béarn, c’est un peu un derby. Cela donne encore un peu plus l’envie d’arriver à dimanche. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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