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« Je ne pense pas que je fais peur » : L’humilité de Jack Willis, le « chien » du Stade Toulousain

« Je ne pense pas que je fais peur » : L’humilité de Jack Willis, le « chien » du Stade Toulousain

Le samedi 25 avril 2026 à 10:00 par David Demri

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Avant la réception de Clermont au Stadium, tous les regards se tournent vers le « gratteur » en série du Stade Toulousain : Jack Willis.

L’Anglais, véritable cauchemar des attaques adverses, s’est imposé comme une pièce maîtresse du système rouge et noir grâce à sa science infuse du jeu au sol.

Un talent forgé dans le jardin familial

Si Jack Willis survole aujourd’hui les rucks du Top 14, il le doit à un entraînement précoce et atypique. C’est avec son frère Tom (futur joueur de l’UBB) et sa sœur qu’il a développé cet instinct de survie dans les regroupements.

« On s’amusait comme ça parfois (rire). Même si ma sœur ne jouait pas au rugby, elle participait ! », se remémore le troisième ligne aux 14 sélections avec le XV de la Rose, via Midi Olympique.

Une éducation rugbystique qui lui permet aujourd’hui d’afficher des statistiques vertigineuses : 15 munitions chipées dans les rucks depuis le début de la saison de championnat.

« Je suis un chien sur le terrain »

Malgré son impact psychologique sur l’adversaire, Willis reste d’une humilité déroutante. Pour lui, son rôle de « nettoyeur » ou de « voleur » de ballons est une mission de sacrifice au service du collectif.

« Je ne pense pas que je fais peur. C’est mon job d’être un chien sur le terrain. C’est aussi simple que cela. J’adore cette partie du jeu. Dès mon plus jeune âge, j’ai énormément travaillé ce secteur. »

L’analyse chirurgicale du grattage

Wenceslas Lauret, ancien grand nom du Racing 92 et réputé pour sa défense, ne tarit pas d’éloges sur le Toulousain. Selon lui, la force de Willis réside dans sa capacité de lecture ultra-rapide.

En une fraction de seconde, son cerveau détecte si le soutien adverse est en retard, lui offrant la fenêtre de tir idéale pour poser ses mains sur le cuir :

« Il est toujours bien placé, a le sens du jeu et le sens de la défense. C’est un joueur qui est dur au mal et c’est presque obligatoire pour avoir son jeu. Des coups, Willis en prend mais il encaisse plus que la moyenne.

Sa capacité à analyser les rucks est impressionnante. Il les lit mieux que tout le monde. Avec une carapace solide, le Britannique peut résister aux déblayages de ses adversaires. C’est du très haut niveau. »

Ce dimanche soir, les Clermontois devront élaborer un véritable « plan anti-Willis » s’ils ne veulent pas voir leurs lancements de jeu systématiquement avortés par les mains expertes de l’ancien joueur des Wasps.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. et patati et patata 25 avril 2026 at 12h- Répondre

    Faut reconnaître que c’est un ultra bon…
    Son frère idem

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