“Je ne suis pas mort” : l’émouvant témoignage d’Uini Atonio après son accident cardiaque
“Je ne suis pas mort” : l’émouvant témoignage d’Uini Atonio après son accident cardiaque
Le dimanche 17 mai 2026 à 21:40 par David Demri
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Uini Atonio a pris la parole pour la première fois depuis l’arrêt brutal de sa carrière.
Victime d’un accident cardiaque en janvier dernier avant une rencontre contre Clermont, l’ancien pilier du Stade Rochelais et du XV de France a vu toute sa vie basculer en quelques minutes. Trois mois plus tard, le colosse rochelais tente désormais de reconstruire un quotidien totalement différent.
Et son témoignage diffusé sur Canal + est forcément bouleversant.
Uini Atonio raconte le moment où tout a basculé
Le 18 janvier 2026 restera forcément une date gravée dans la mémoire du rugby français.
Alors qu’il s’échauffait avant un match contre Clermont, Uini Atonio a senti qu’il se passait quelque chose d’anormal.
Au départ, le pilier pensait simplement souffrir d’un problème physique classique :
« Je croyais que c’était mécanique, sachant que dans la semaine j’avais fait un scanner montrant que j’avais le sternum un peu abîmé. Mais pendant l’échauffement, je sentais qu’il y avait autre chose ».
Le diagnostic s’est finalement révélé beaucoup plus grave :
« Quand on a su que c’était le cœur, ça m’a fait un peu peur ».
Une phrase forcément glaçante venant d’un joueur qui incarnait depuis des années l’une des grandes forces du rugby français.
“Je me suis dit que je n’étais pas mort”
Malgré la violence du choc, Uini Atonio explique avoir rapidement essayé de garder une forme de recul positif sur la situation.
Une manière de traverser cette épreuve extrêmement brutale :
« Mais comme je vois toujours les choses positivement, je me suis dit que je n’étais pas mort et que j’avais la chance d’être là avec tout le monde ».
L’ancien pilier rochelais a ensuite vécu une longue période de convalescence et de soins intensifs avant de progressivement retrouver une vie plus stable.
Et les nombreux messages reçus pendant cette période l’ont énormément marqué :
« Quand tu es à l’hôpital et que tu vois 200 ou 300 messages arriver en même temps, ça fait chaud au cœur ».
Sa vie a totalement changé depuis janvier
Aujourd’hui, Uini Atonio doit apprendre à vivre avec un suivi médical permanent.
Le rugby de très haut niveau appartient désormais au passé :
« Il y a des prises de sang régulières. Il faut continuer de faire du sport, même de l’endurance, mais pas de contact. Continuer à « rester sage » : bien manger et être tranquille. »
Le joueur reconnaît malgré tout que certains aspects de sa carrière lui manquent énormément :
« Pas le côté physique, aller en muscu, ça, ce n’était vraiment pas mon truc. Mais tout ce qui est vestiaire, préparation de match… Même, on ne va pas mentir, les troisièmes mi-temps dans un vestiaire, ça fait du bien, dans le bus. Même sur le terrain, quand ça devient dur et qu’ils avaient besoin d’une mêlée, tu étais payé pour ça… »
Uini Atonio garde malgré tout une immense fierté
Même si sa carrière s’est arrêtée beaucoup plus tôt qu’il ne l’imaginait, Uini Atonio refuse de sombrer dans les regrets.
L’ancien international français préfère regarder avec fierté tout ce qu’il a accompli avec La Rochelle et le XV de France :
« J’aurais bien aimé aller jusqu’à ma dernière Coupe du monde, dans un an, mais je reste fier de ce que j’ai fait avec La Rochelle et avec l’équipe de France. Je suis content de continuer cette nouvelle vie après le rugby. J’ai toujours dit qu’être rugbyman est le meilleur métier du monde et continuer dans le rugby est une chance ».
Désormais entraîneur de la mêlée rochelaise, le géant du rugby français tente de construire un nouveau chapitre autour du terrain :
« Je n’ai pas changé la façon dont je travaille. C’est juste que je pense que l’équipe sportive, il faut que ça change un petit peu plus par rapport à avant. J’ai toujours dit : c’est le meilleur métier au monde d’être rugbyman, et travailler encore dans le rugby, c’est une chance… »
Et malgré cette nouvelle vie, certains rendez-vous restent forcément particuliers :
« Ça va être dur d’être en tribune contre Toulouse parce que c’était des gros matches. J’adorais ceux-là ! »
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