« Je savais que je n’allais pas jouer » : Gaël Fickou raconte les coulisses de son départ du RCT en 2012
« Je savais que je n’allais pas jouer » : Gaël Fickou raconte les coulisses de son départ du RCT en 2012
Le jeudi 25 juin 2026 à 11:51 par David Demri
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Pendant des années, son départ du RCT vers le Stade Toulousain a alimenté de nombreux commentaires. 14 ans plus tard, Gaël Fickou assure que les raisons de son choix n’avaient rien à voir avec l’argent. Le trois-quarts centre explique avoir privilégié un projet sportif qui lui offrait une véritable perspective de carrière.
À seulement 17 ans, l’international français estimait qu’il n’avait tout simplement pas sa place dans l’effectif varois de l’époque.
« Je gagnais le même salaire qu’à Toulon »
Gaël Fickou reconnaît que son transfert vers Toulouse a longtemps été mal interprété.
Le centre français affirme dans le podcast Rugby Confidential que son salaire n’a jamais motivé son choix.
« Tout le monde pensait que j’étais parti à Toulouse pour l’argent alors que je gagnais le même salaire que je gagnais à Toulon. Tout le monde s’est fait des idées de fou en pensant que j’allais gagner beaucoup plus d’argent là-bas.a Et c’est totalement faux. »
Selon lui, une autre priorité guidait sa réflexion : obtenir du temps de jeu afin de lancer sa carrière professionnelle.
Une concurrence beaucoup trop forte au RC Toulon
À Toulon, le jeune Gaël Fickou faisait face à une concurrence exceptionnelle au centre.
Il explique pourquoi il ne voyait aucune possibilité de s’imposer rapidement.
« Je savais surtout que j’allais jouer. Il y avait trois centres devant moi à Toulouse : Jauzion, Fritz et David. Les trois pouvaient être pris en équipe de France. Et moi j’étais le quatrième. Alors que quand j’étais à Toulon, il y avait sept ou huit centres devant moi, seulement des top players comme Mermoz, Bastareaud, Giteau, Nonu… C’était une armada de fou ! Il y avait une équipe de fou. »
Même après des discussions avec Mourad Boudjellal et Bernard Laporte, il ne voyait pas sa situation évoluer à court terme.
Il souligne toutefois le soutien que lui apportait Pierre Mignoni.
« Quand j’ai parlé avec Mourad Boudjellal et Bernard Laporte, Bernard ne me connaissait pas mais Pierre Mignoni me connaissait très bien car il m’entrainait et il restait avec moi. Je n’avais pas de perspective de jouer à court terme… »
L’appel de Guy Novès a tout changé
Le projet présenté par le Stade Toulousain a finalement convaincu le jeune joueur.
Gaël Fickou raconte le rôle décisif joué par Guy Novès.
« Toulouse m’a appelé et Guy Novès me dit qu’il va me faire jouer. Tu as 17 ans… Ils se sont déplacés voir ma mère pour que je vienne absolument. Il m’a appelé pour me dire de venir, il comptait vraiment sur moi. C’est pour cela que je suis parti de Toulon, car je voulais jouer. »
Le futur international n’envisageait d’ailleurs aucun autre point de chute.
Son objectif était de rejoindre le plus grand club possible.
« Et c’est le Stade Toulousain. Je ne serais pas allé ailleurs. Tous les clubs du Top 14 voulaient que je vienne mais si je partais, c’était pour aller dans le meilleur club. Et les deux meilleurs clubs c’était Toulon et Toulouse. Mais à Toulon, je savais que je n’allais pas jouer. J’ai signé à Toulouse en 2012. C’est comme ça que je suis parti de Toulon. »
Avec le recul, ce choix s’est révélé déterminant. Très rapidement, Gaël Fickou s’est imposé au Stade Toulousain avant de lancer une carrière qui l’a conduit parmi les joueurs les plus capés de l’histoire du XV de France.
5 Commentaires


Huit centres devant lui ??? Ah bon et Nonu est arrivé en 2015 3 ans après !
Il a surtout eu la chance que Jauzion et Davide se blessent peu après son arrivée
Mermoz aussi n’était pas encore là 😉 en 2011 2012 on avait Basta et Giteau, derrière Messina, Kefu en début de saison et Lovobalavu.
T’es gentil et mignon tout plein Gaël, mais quand t’es parti en 2012 à Toulouse, Nonu n’était pas là (arrivée après la coupe du monde 2015). T’avais Mermoz, Bastareaud, Messina, Giteau (qui jouait aussi de temps en temps en ouvreur) le jeune Yvan Roux (disparu des radars) et éventuellement Wulf qui pouvait y jouer mais qui était prévu pour l’aile. Une concurrence bien plus féroce que les Fritz, Jauzion et David, c’est clair…
Aucune confiance dans ce joueur j aurais préféré qu il aille direct finir sa carriere à La Seyne