« Je suis affecté comme jamais, je ne comprends pas » : Ugo Mola dépité par les départs de Ramos et Cros



« Je suis affecté comme jamais, je ne comprends pas » : Ugo Mola dépité par les départs de Ramos et Cros

Le lundi 31 août 2026 à 8:42 par David Demri

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Derrière le manager chargé de préparer l’avenir du Stade Toulousain, il y a l’homme. Et l’homme a été profondément touché par les départs programmés de Thomas Ramos au Racing 92 et François Cros au LOU à l’issue de la saison 2026-2027.

Ugo Mola ne cherche pas à le dissimuler : après toutes ces années et tous ces titres partagés, voir partir deux figures majeures de cette génération lui fait mal.

L’été toulousain a ainsi laissé peu de temps pour savourer un quatrième Bouclier de Brennus consécutif. À peine la saison terminée, les dirigeants et le staff ont dû se replonger dans la construction de la suivante et la gestion de plusieurs dossiers majeurs.

Lors d’un entretien accordé à Midi Olympique, Ugo Mola reconnaît cette étrange sensation de ne jamais réellement pouvoir profiter des succès :

« C’est toujours un sentiment particulier parce qu’on a l’impression que le temps de gagner n’a même pas été savouré, que l’on est déjà dans les problématiques et l’organisation d’après. »

« Je suis affecté comme jamais »

L’annonce des départs de Ramos et Cros a évidemment dépassé le simple cadre sportif pour Mola.

Le manager a construit une relation très forte avec ces joueurs au fil des saisons. Il avait déjà ressenti quelque chose de similaire au moment du départ de Pita Ahki.

Et Mola ne cache pas à quel point ces séparations le touchent personnellement :

« Si je me positionne personnellement, je suis affecté comme jamais. Ma famille l’est aussi. Comme quand Pita Ahki est parti. Mais c’est la vie. Il en serait de même si Cyril Baille ou Dorian Aldegheri devaient nous quitter ou quand ils termineront leur carrière au Stade toulousain, ce que j’espère bien. Mais comme manager du club, je dois me battre pour organiser la suite. C’est ma responsabilité. »

Cette dernière phrase résume toute la difficulté de sa position.

L’homme peut regretter les départs. Le manager, lui, doit immédiatement chercher comment les compenser.

Concernant Thomas Ramos, Toulouse possède plusieurs solutions à l’arrière. Mais Mola ne se fait aucune illusion sur la difficulté de remplacer complètement un joueur aussi déterminant.

Le technicien reconnaît notamment que les qualités de buteur de Ramos seront extrêmement difficiles à retrouver :

« Comme celui de François, le départ de Thomas émeut beaucoup, pose question pour le futur, mais surtout nous oblige à penser à la suite. Au poste d’arrière, on a des solutions. Au tir au but, c’est “l’expert mondial” et je ne suis pas sûr de retrouver le Thomas de demain, même si Romain Ntamack a assumé un très bon niveau à chaque fois. En regardant l’histoire du club, Denis Charvet, Thomas Castaignède, Philippe Carbonneau, Christophe Deylaud ou Fred Michalak sont partis ailleurs. On se rend bien sûr compte de la valeur des gens que l’on côtoie mais, sans faire de mauvaise philosophie, on ne leur dit pas assez qu’on les aime quand ils sont là, peut-être par pudeur. Parfois, ils attendent juste ça. Malheureusement, on n’a peut-être pas su le faire. Là-dessus, je m’en veux. »

« Parfois, je ne comprends pas »

C’est probablement l’une des confidences les plus personnelles de Mola dans cet entretien.

Au-delà des questions de contrat, il laisse apparaître un regret : celui de ne pas avoir suffisamment exprimé à Ramos ce qu’il représentait pour lui et pour le club.

Pour autant, il refuse de transformer cette incompréhension en rancœur.

Interrogé sur l’existence éventuelle d’un malentendu avec Thomas Ramos, Mola répond sans détour :

« Thomas est le genre de garçon avec qui j’ai trop gagné pour lui en vouloir, même si son départ me touche. Parfois, je ne comprends pas, mais je me dois de l’accepter. »

Reste alors une question particulièrement douloureuse : après autant de succès partagés, ne pas voir Ramos et Cros terminer leur carrière sous le maillot rouge et noir constitue-t-il un échec ?

Personnellement, Mola l’assume. Mais il distingue immédiatement son ressenti d’homme de sa responsabilité de manager.

Sur ce point, sa réponse est particulièrement claire :

« Le manager du club ne peut pas parler d’échec mais d’une situation propre à notre milieu, pas fréquente chez nous. Cependant, ce n’est pas la première fois qu’un joueur a envie d’aller voir ailleurs, pour des raisons qui lui appartiennent. Je ne suis pas là pour parler à leur place, ni pour faire des comparaisons avec d’autres recrutements passés. Ce que je sais, c’est que Thomas et François ont énormément apporté au Stade toulousain. J’ai trop de respect pour les hommes et les joueurs pour réduire leur choix à une simple question financière. Ce sont des garçons de caractère, qui assumeront pleinement leur décision. Et je ne doute pas qu’ils aideront leurs nouveaux clubs à être performants. »

Pas question, donc, pour Ugo Mola de résumer les choix de Ramos et Cros à l’argent ou de leur faire publiquement un procès.

Il lui reste une saison entière avec les deux hommes avant leur départ. Une dernière année durant laquelle le manager devra réussir à concilier deux sentiments : l’affection d’un homme qui aurait aimé les voir terminer leur carrière à Toulouse et l’obligation d’un manager qui doit déjà construire le Stade Toulousain sans eux.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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2 Commentaires

  1. OTARIE ! 31 août 2026 at 09h- Répondre

    Il devait s’y attendre quand même !
    Puisque c’est inscrit dans les « règles » de ce club soi-disant !
    Rien à voir avec les amendes, le Salary Cap, la triche + ou – organisée qui permettait de garder tout le monde !
    Les anciens s’en vont quand ils passent les 30 ans ! C’est prévu, c’est institutionnel même : ) : ) : )

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  2. encore et toujours 31 août 2026 at 09h- Répondre

    la triche organisée. MDR c’est vrai que les 70000€ de Jelonch ont permis de garder les stars

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