« Je vois la rage et les vibrations qu’il amène » : Yannick Bru rend hommage à l’un de ses cadres
« Je vois la rage et les vibrations qu’il amène » : Yannick Bru rend hommage à l’un de ses cadres
Le samedi 4 avril 2026 à 15:30 par David Demri
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Le demi-de-mêlée international français Maxime Lucu a un petit goût de frustration dans la bouche.
Blessé durant le Tournoi des Six-Nations, il n’a pas pu disputer la compétition avec le XV de France.
Alors forcément, il a désormais très envie d’enchainer avec l’UBB et de disputer des matches à élimination directe.
Interrogé par Sud-Ouest, le principal intéressé explique avoir beaucoup d’appétit. Extrait:
« J’ai cet appétit de vouloir jouer ces matchs-là. J’en ai loupé un petit peu cette année, je reste un peu sur ma faim. J’ai envie d’être performant, d’être avec le groupe, parce qu’on a un enchaînement qu’on aime bien, notamment avec cette Coupe d’Europe. Force est de constater que je suis bien physiquement. J’ai rongé mon frein depuis un moment. Il me tardait que ces matchs arrivent… le printemps, les phases finales. »
Il confirme avoir traversé des moments difficiles, en enchainant les pépins physiques. Extrait:
« Cette deuxième blessure m’a fait mal dans le sens où tu loupes des matchs qui sont hyper intéressants à jouer, où tu te jauges sur ton niveau, explique-t-il. Mais ça m’a permis de travailler un petit peu plus sur le haut du corps, de récupérer un petit peu de fraîcheur physique, notamment de masse musculaire.
Je trouvais que sur les matchs de la tournée de novembre, j’étais un petit peu dans le dur physiquement. Courir partout, ça n’a pas trop été un problème. Mais sur les contacts, c’était un peu plus difficile. Donc il a fallu retravailler ça, j’ai pris 2 kilos. Ça m’a permis d’être beaucoup plus à l’aise sur ma reprise. »
De son côté, le manager bordelais Yannick Bru est en décalage avec les propos de Maxime Lucu.
Selon lui, son demi-de-mêlée ne vit pas forcément une saison galère. Extrait:
« Je vois la rage et les vibrations qu’il amène dans l’équipe depuis qu’il est revenu. Tout le monde me dit qu’on vit une saison galère. Mais non, c’est une saison qui est challengeante. Parce que c’est vrai qu’avec Max, Yoram Moefana, Romain Buros, Jean-Luc du Preez ou Cyril Cazeaux, on a pris pas mal de tuiles. Mais on n’a pas arrêté de se dire que si on arrive à passer ces étapes-là, il y aura aussi un niveau de fraîcheur supérieur sur la fin de saison, ce qui nous a parfois manqué.
Donc il faut aussi y voir une opportunité. Maintenant, il faut aussi qu’on soit bon sur tout le reste parce que ça peut s’arrêter dimanche soir. Et ça serait con de dire : ah, c’est dommage parce qu’on avait des mecs frais ».
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