Jefferson Poirot règle ses comptes et déplore certains arbitrages : « Il faut arrêter les arrêts sur image ! »
Jefferson Poirot règle ses comptes et déplore certains arbitrages : « Il faut arrêter les arrêts sur image ! »
Le jeudi 21 mai 2026 à 23:26 par David Demri
Publicité
Suspendu pour un contact tête contre tête avec le Montpelliérain Valentin Welsch quelques jours avant la demi-finale européenne face à Bath, Jefferson Poirot a très mal vécu cette période.
Le pilier gauche de l’UBB reconnaît avoir accepté la décision… sans pour autant cacher son immense frustration.
“Ça m’a mis un coup”
Privé de la demi-finale de Champions Cup disputée à Bordeaux contre Bath, Jefferson Poirot avoue avoir traversé un moment particulièrement difficile.
Il s’est confié dans les colonnes de L’équipe :
« Difficilement. J’ai trouvé la sanction de deux semaines un peu dure. Mais je l’ai acceptée. »
Le pilier bordelais raconte surtout l’attente avant l’annonce officielle du groupe :
« L’annonce de l’équipe pour affronter Bath a été décalée d’une journée pour attendre la décision de la commission de discipline. Quand Yannick Bru a énoncé les 23 retenus sur la feuille de match, sans moi, ça m’a mis un coup. »
L’émotion a été encore plus forte au moment de réaliser qu’il manquerait ce rendez-vous européen majeur :
« C’était encore plus difficile à encaisser que la sanction en elle-même. Cette demi-finale à Bordeaux, c’était un événement et cette annonce actait que je n’y serais pas. »
“Je n’ai pas voulu transmettre d’ondes négatives”
À 33 ans, Jefferson Poirot sait que les occasions de disputer ce type de match deviennent rares :
« J’attendais ce match avec impatience. J’ai 33 ans et j’arrêterai ma carrière en juin de l’année prochaine. Est-ce que j’aurai la chance de revivre une demi-finale ici ? Pas sûr… »
Malgré la frustration, le pilier girondin assure avoir rapidement essayé de basculer mentalement pour rester au service du collectif :
« Mais j’ai essayé de vite basculer, de ne pas faire la tronche pour ne pas transmettre d’ondes négatives au groupe. L’important, c’était l’équipe, pas moi. »
Poirot répond sur son contact avec Valentin Welsch
Le joueur de l’UBB reste toutefois très marqué par la manière dont son geste a été jugé :
« Sur ma sanction, j’ai la sensation que le contexte n’est pas du tout pris en compte. Aucune circonstance atténuante n’est retenue alors que je suis plutôt bas sur mon plaquage. »
Jefferson Poirot insiste sur l’absence totale d’intention dangereuse :
« C’est l’adversaire qui m’attaque et dans un mécanisme de protection, je me tourne et je prends sa tête de côté. Il n’y a aucune intention de faire mal. »
Le Bordelais reconnaît néanmoins la complexité de ce type de situation pour les arbitres :
« J’ai conscience que ces situations sont très difficiles à arbitrer. »
“Il faut arrêter les arrêts sur image”
Le pilier girondin a également réagi aux nombreuses polémiques arbitrales autour de la demi-finale contre Bath, notamment concernant une action impliquant Maxime Lucu :
« Sur les polémiques de la demi-finale, il faut arrêter. Arrêter de faire des arrêts sur image. On peut faire dire ce qu’on veut aux images. »
Avant de défendre son coéquipier :
« Ça aurait été ridicule de sanctionner Max sur cette action. À vitesse réelle, c’est tellement furtif. Je pense que le joueur adverse n’a rien senti. »
“L’ironie du sort…”
Enfin, Jefferson Poirot rappelle que le travail défensif demandé à l’UBB repose justement sur des plaquages très bas :
« À l’UBB, plaquer bas est un objectif par rapport à notre système défensif, ce qui nous permet de mettre plus de pression dans les rucks. »
Ce qui rend sa sanction encore plus difficile à accepter à ses yeux :
« L’ironie du sort, c’est que je suis le joueur ayant le pourcentage de “plaquages bas” le plus haut de l’équipe. D’où ma frustration. »
3 Commentaires


Placage bas mais étranglement sur Pollock…
Et acheter un cerveau c’est possible ???
Bref le paté a dû souvent toucher le fond de la boîte
Joueur qui a 27 ans a refusé les selections nationales
Quelle honte