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Joan Caudullo donne son avis sur l’arbitrage de la finale du Top 14 contre Toulouse

Joan Caudullo donne son avis sur l’arbitrage de la finale du Top 14 contre Toulouse

Le dimanche 28 juin 2026 à 9:45 par David Demri

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Très marqué après la défaite de Montpellier face au Stade Toulousain en finale du Top 14 (28-20), Joan Caudullo n’a pas caché son immense frustration.

Convaincu que son équipe avait les moyens de décrocher le Bouclier de Brennus, le manager héraultais estime que le MHR est passé à côté de son rendez-vous uniquement par manque de réalisme dans les zones de marque.

« Si on maîtrise ça, on est champions de France »

Le technicien montpelliérain estime via La Dépêche que la domination de son équipe aurait dû être récompensée.

« Oui, quand on domine et qu’on ne gagne pas un match, c’est toujours compliqué. Malheureusement, on a la possession, l’occupation. On fait moins de fautes que l’adversaire, donc ce genre de match, tu dois le gagner et on manque de maîtrise proche des lignes adverses. Il faudra que j’aie un petit peu de recul. Je regarderai la vidéo tranquillement. Mais je trouve qu’on a manqué de précision proche des lignes, ce qui était un de nos points forts sur la saison et qui ne l’a pas été sur la demie contre le Stade Français et contre Toulouse. Et face à Toulouse, si on n’est pas précis là-dessus, ça ne suffit pas, tout simplement. Mais je suis malheureux parce que si on maîtrise ça, on doit être champion de France ce soir. »

Malgré la déception, Joan Caudullo tient à saluer le parcours de son groupe tout en regrettant une occasion qui ne se représentera peut-être pas de sitôt.

« C’est ça qui est malheureux. Et je suis fier de la saison qu’ont faite les joueurs. J’ai juste une énorme frustration parce que le score aurait dû être autre si on avait fait ce qu’il fallait. Malheureusement, on aurait gagné ce match. On sait les efforts qu’il faut pour arriver jusqu’au Stade de France. Et là, je pense à repartir à zéro et à me battre face à treize autres équipes pour retourner ici. Alors qu’il y avait vraiment moyen, avec ce qu’on a fait, de gagner ce match. »

« On ne s’attendait pas à prendre une branlée »

Le manager montpelliérain refuse l’idée selon laquelle son équipe aurait simplement limité la casse face au grand favori.

« Non, parce que nous, on ne s’attendait pas à prendre une branlée. On était déterminés à ce qu’on gagne ce match et je pense qu’on l’a montré aujourd’hui. Je ne pense pas que Toulouse nous ait été supérieur autant que ce que pensaient les gens. Après, on croyait en nous et je pense qu’on l’a montré aujourd’hui. »

Joan Caudullo estime toutefois que son équipe doit encore progresser dans certains domaines, notamment dans la maîtrise des rucks et l’interprétation de certaines situations arbitrales.

« Malheureusement, le manque de précision… Puis, il faut qu’on travaille énormément sur les règles. Il y a des choses qu’il faudra peut-être travailler plus avec les arbitres. Il y a une remise en question à avoir là-dessus. J’ai trouvé qu’on n’a pas été très bien arbitrés sur ce secteur-là. Ça ne veut pas dire que je ne remets pas en question l’arbitrage qui a été, je pense, bon. Mais je pense qu’il faut qu’on soit meilleurs là-dessus et qu’on bosse avec eux. Je trouve qu’eux (le Stade Toulousain) le font très, très bien. Ils arrivent à nous sortir des soutiens. Et ils le font très, très bien. Ce sont des choses qui ne se voient pas trop. Donc, il faut qu’on arrive à bosser sur ça, sur l’interprétation de la règle et arriver à être meilleurs là-dessus. Je suis quand même fier des joueurs et de ce qu’on a montré. Mais moi, je ne suis pas surpris de notre prestation et du fait qu’on a regardé Toulouse de la première à la 80e. »

« On ne peut s’en vouloir qu’à nous-mêmes »

Pour Joan Caudullo, le réalisme a clairement fait la différence entre les deux équipes.

« Non, c’est notre marque de fabrique. Quand en première mi-temps, tu fais moins de fautes que l’adversaire, tu as la possession, l’occupation et que tu es derrière au score de quinze points, tu te dis que c’est possible de renverser le score. Après, on est tombé sur une équipe qui a l’habitude de ces matchs-là, et nous, peut-être un peu moins l’habitude, on l’a vu. Nos stats sur l’ensemble de la saison proche des lignes, elles sont très bonnes. On fait partie des meilleures équipes en Top 14. Et sur la demie et sur la finale, on était en difficulté là-dessus. »

Le manager regrette plusieurs choix stratégiques qui ont coûté très cher au MHR.

« Je l’explique qu’on joue trois pénalités à la main, je crois, et on fait mal les choses stratégiquement, alors qu’ils ont un carton jaune et qu’il faut qu’on aille chercher la zone de Lebel. Justement, on leur annonce et malheureusement, on perd ce ballon. Ce qui est malheureux, c’est qu’on ne peut s’en vouloir qu’à nous-mêmes aujourd’hui. Et c’est ça qui est malheureux. Mais je le répète, les gens pensaient qu’on allait peut-être ramasser, si je puis dire. Nous, on avait beaucoup de certitudes, donc c’est pour ça qu’on est très déçus. On est très déçus parce qu’on ne s’attendait pas à prendre une branlée, nous. Nous, on était déterminés à gagner et on savait qu’on était en capacité de pouvoir le faire, même face à cette grande équipe. »

« C’est tellement dur d’arriver ici »

La coupure provoquée par l’orage n’a jamais entamé les espoirs montpelliérains.

« On leur a dit, enfin, je leur ai dit parce que j’étais un peu tout seul, mes collègues étaient en haut, mais je leur ai dit qu’il nous restait vingt minutes et que c’était toujours possible. L’avantage de cette coupure, c’est qu’on a pu coacher un poil plus tard. Ce que j’ai aimé, c’est qu’on n’a pas lâché et qu’on est allés au bout du bout. Mais malheureusement, quand tu rentres autant dans les 22 mètres et que tu ne marques pas, c’est difficile et on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Je pense qu’on joue contre n’importe quelle équipe, c’est le même résultat. »

Même si cette finale servira d’expérience à un groupe encore jeune dans son projet, Joan Caudullo mesure la difficulté de revenir au Stade de France.

« Non, il me tarde de partir en vacances et d’analyser ce match. Vraiment, j’ai envie de le regarder parce que j’ai envie de faire mieux. Mais je trouve que c’est tellement dur de venir ici que, pour nous Montpellier, peut-être pas pour Toulouse, mais c’est tellement dur de venir ici que perdre aujourd’hui, c’est une grosse déception. »

Le manager conclut néanmoins sur une note d’espoir en rappelant la progression fulgurante de son équipe.

« Oui, c’est un apprentissage, c’est ce que je veux dire aux joueurs. On est dans notre deuxième année du projet. Je pense qu’arriver où on est arrivés, peu d’équipes y sont arrivées. Même Toulouse a mis quatre ans pour revenir au haut niveau et être champion. Pau a un projet, ça fait cinq années et ils n’ont pas encore fait de finale. Et nous, lors de notre deuxième année, on est déjà en haut et il faut qu’on arrive à y rester maintenant. On a fait un bon recrutement pour l’année prochaine, mais on n’a pas l’habitude de reprendre plus tard que les autres. Donc, on va voir comment ça se passe. En tout cas, pour l’instant, je n’ai pas hâte de penser à l’année prochaine. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

17 Commentaires

  1. Trompette 28 juin 2026 at 10h- Répondre

    rien à redire. c’est un mec bien, lui.

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  2. Cousteline du Faron 28 juin 2026 at 10h- Répondre

    Refaire les mélées systématiquement comme l’ordonnait M. Ramos allait dans le sens de fermer les yeux sur le fait que les droitiers toulousains (Merkler puis l’américain) subissaient.
    A mon avis cela a fait perdre un temps fou, favorable à Toulouse, du temps le jeu étant fixé à recommencer connement et la pendule tournait.
    Cela n’enlève rien au fait que Montpellier a trop voulu jouer aux auto tamponneuses, à un moment un 5 contre 2 a été bouffé par le canadien qui a oublié sa ligne de 3/4 au grand complet, pour aller péter ignoblement vers l’entre deux toulousain.
    Tout comme ces 3 pénalités jouées à la main, alors que le choix soit de les taper soit de faire une mélée et enfoncer le clou aurait été plus bénéfique.
    Quoi qu’il en soit, le Stade a fait le gros dos, a montré une certaine porosité inhabituelle, Coly dont son grand père (de Lourdes) fusilier marin commando a joué à l’USAM Toulon, leur a montré son numéro et à mon avis est rentré trop tard.
    Mais je pense que Montpellier retiendra la leçon et son expérience sera bien meilleure.

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  3. En embuscade 28 juin 2026 at 10h- Répondre

    Les mêlés écroulées par Toulouse que l’arbitre ne senctionne pas (bien malin les toulousains sur ce coup et bien aidé par mr Ramos) Montpellier c’est sabordé en deuxième mi-temps dommage pour eux .pauvre tolofua et son lancé en touche légendaire , une autre fois peut être ou pas !

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    • Dranix 28 juin 2026 at 10h- Répondre

      Chez nous, quand Setiano faisait la même, la mêlée n’était pas rejouée, c’était sanction immédiate. Je ne comprends pas ces différences de traitement.

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      • Multi Pseudos 28 juin 2026 at 11h- Répondre

        Mais si tu les comprends, ce sont toujours les mêmes……..dans ta tête!

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        • Dranix 28 juin 2026 at 15h- Répondre

          C’est surtout factuel. Quand Merkler se couche, on rejoue la mêlée. N’importe quelle autre équipe, on sanctionne.

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      • Kaizer54 28 juin 2026 at 11h- Répondre

        C Toulouse

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      • François 28 juin 2026 at 13h- Répondre

        Dranix, tu devrais passer ton diplôme d’arbitrage et tu comprendrais enfin. Quand on ne comprend pas, soit on reste bloqué soit on apprend pour comprendre. Fais ton choix.

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        • Dranix 28 juin 2026 at 16h- Répondre

          T’as probablement raison, Merkler la tête dans le gazon, on rejoue, c’est la règle, ok je le note.

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    • Multi Pseudos 28 juin 2026 at 11h- Répondre

      Tu devrais intervenir auprès des arbitres pour leur apporter ta science sur les mêlées écroulées.

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      • Dranix 28 juin 2026 at 16h- Répondre

        Je ne vais rien faire du tout, mis-à-part peut-être me désintéresser de ce sport qui est de plus en plus dénaturé et défiguré par le copinage.

        Posez-vous la question de savoir pourquoi c’est plus difficile pour le ST en Coupe d’Europe, y compris contre les équipes françaises. Quelle est la seule différence ? C’est l’arbitrage. C’est factuel.

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        • Maha 28 juin 2026 at 17h- Répondre

          Comparer un championnat à 26 journées hors phases finales et une « coupe d’Europe » format tournoi, j’avoue c’est osé.

          Et oui c’est plus difficile, peut être aussi car les autres équipes n’ont pas le même championnat? Le même nombre de match (avec la même intensité.), sinon pour les équipes françaises je ne vois pas tant de différence.
          Ce sont quand même les plus titrés en Europe .. CA c’est factuel. (Étonnant comme factuel dans l’esprit de certains à une signification étrange, ouvrez un dico par pitié, aller je vous aide: « Qui s’en tient aux faits, qui les présente sans les interpréter », et non pas sorti de l’esprit orienté d’un quidam dans l’idée de faire passer son idée comme réalité. )

          Mais non, continuez à mettre ça sur l’arbitrage, encore et toujours.

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          • Dranix 28 juin 2026 at 20h

            Qu’est-ce-que tu n’as pas capté dans « y compris contre les équipes françaises » ?
            Et puis, t’inquiètes, on sait très bien que ce n’est pas que grâce à l’arbitrage, on est lucide. Dans tous les cas, on ne s’attend pas à ce que des supporters fanatisés soient en accord avec nous.

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          • Maha 29 juin 2026 at 19h

            Et toi qu’est ce que tu n’a pas capté dans:  » sinon pour les équipes françaises je ne vois pas tant de différence? »
            Sinon non nous ne sommes pas Fanatisés, mais défendons et soutenons notre équipe, vous devriez essayer plutôt que passer votre temps à cracher sur les autres.

  4. Flexion 28 juin 2026 at 10h- Répondre

    Ils ont manqué un fond de touche en fin de partie devant la ligne Toulousainne.

    Après ça s’était cuit !

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    • Eric 28 juin 2026 at 12h- Répondre

      Au mieux erreur d’arbitrage au pire favoritisme pour toujours les mêmes !
      Carton jaune essai de pénalité pour le mhcr.
      Dans la mesure où lebel met volontairement le ballon en touche mais surtout est le dernier defenseur.
      Autant certains titres sur le plan sportif du St sont incontestables autant celui ci est une injustice flagrante et dans les décisions en particulier en mêlée orientées d’un côté.
      Mais cela on en a l’habitude.
      Eric

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  5. Multi Pseudos 28 juin 2026 at 11h- Répondre

    L’expérience, c’est ce qui a manqué au MHR. La gestion des temps forts et des temps faibles, les coupures , la gestion du carton pour Lebel où c’est le ST qui marque 3 points, etc….Montpellier est en train de bâtir une belle équipe dans la continuité de cette f.inale, et va devenir un client sérieux à l’avenir.

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