Judicaël Cancoriet, l’arme secrète du RCT qui va réorganiser le banc de Pierre Mignoni
Judicaël Cancoriet, l’arme secrète du RCT qui va réorganiser le banc de Pierre Mignoni
Le mercredi 12 août 2026 à 22:34 par David Demri
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Alors que la gestion du temps de jeu et la fraîcheur physique s’imposent comme les clés de voûte d’une saison de Top 14, le Rugby Club Toulonnais s’apprête à exploiter une arme méconnue de sa nouvelle recrue : Judicaël Cancoriet
Repositionné au cœur du cinq de devant la saison dernière à La Rochelle, Judicaël Cancoriet ne vient pas seulement renforcer la troisième ligne varoise : il offre à Pierre Mignoni une flexibilité tactique capable de reconfigurer la structure même du paquet d’avants.
Un couteau suisse précieux pour les compositions d’équipe
Dans un championnat où la bataille du banc de touche fait rage et où les staffs privilégient de plus en plus des compositions denses à six avants, la capacité d’un joueur à couvrir à la fois la cage etla troisième ligne aile modifie le champ des possibles lors des fins de match étouffantes.
« Je l’ai vu comme une manière d’élargir ma palette », observe le joueur via Var-matin, à propos de cette conversion réussie au poste de deuxième ligne. « C’est une carte en plus dans mon jeu. Aujourd’hui, je peux dépanner et même prétendre à commencer les matches en deuxième ou troisième ligne. »
Toutefois, dans un effectif toulonnais armé pour viser les sommets sur tous les tableaux, cette polyvalence absolue comporte une subtilité stratégique que le troisième ligne d’origine garde parfaitement à l’esprit.
« Après, souvent, c’est à double tranchant », nuance-t-il dans un sourire. « Le joueur polyvalent peut aussi être gardé sur le banc. »
Conscient de ces équilibres complexes dans le vestiaire, le manager du RCT a d’ores et déjà fixé le cap initial, tout en gardant une porte ouverte face aux aléas de la compétition.
« En arrivant ici, Pierre Mignoni m’a dit que j’allais jouer troisième ligne. Mais on verra en fonction de la saison. En tout cas, je suis capable de monter dans la cage sans souci… ou même d’y rester. »
Le laboratoire rochelais : de l’incompréhension au « second souffle »
Pour comprendre comment le puissant troisième ligne en est venu à accepter les contraintes physiques du poste de numéro 5, il faut remonter à la saison passée. La décision initiale de Ronan O’Gara avait pourtant suscité un réel scepticisme chez l’ancien Clermontois, peu habitué aux exigences spécifiques de la mêlée fermée.
« J’ai mis un peu de temps avant d’accepter cette nouvelle mission », reconnaît-il avec transparence. « Déjà parce que je ne me sentais pas forcément à ma place. Je me disais “Je ne comprends pas pourquoi on me le propose alors que d’autres mecs y jouent depuis longtemps”. »
C’est finalement dans l’intensité des feuilles de match et l’acquisition de repères techniques inédits sous le maillot maritime que le doute s’est transformé en une véritable révélation athlétique.
« Finalement, j’ai relevé le challenge… et ça m’a fait du bien », enchaîne-t-il. « J’ai ressenti comme un second souffle. La nouveauté fait du bien. Tu as envie de bien faire et, lorsque ça fonctionne, c’est encore mieux. J’ai appris à aimer ce rôle sur cette fin de saison. »
L’épreuve du feu : du défi des mauls au plaisir de la poussée
Loin d’être un simple dépannage sur la feuille de match, le poste de deuxième ligne exige une débauche d’énergie considérable dans le secteur des phases arrêtées, où chaque mètre gagné ou défendu impacte le rapport de force psychologique de la rencontre.
« Tu touches beaucoup de ballons, des 15 m aux 15 m. Tu peux t’exprimer balle en main », souligne-t-il lorsqu’il détaille les exigences du rôle. « Il y a également toutes les phases arrêtées qui changent, ou la défense des mauls, aussi. »
Au-delà de la conduite du jeu dans les couloirs, c’est l’âpreté des liaisons et la sensation du travail collectif en mêlée qui ont fini par sceller son attrait pour ce secteur de l’ombre.
« Et en mêlée, quand tu advances et que tu sais que tu as bien aidé ton droitier, c’est super kiffant… comme c’est frustrant quand tu recules », conclut-il avec passion. « Dans tout ce qui est combat et rapport mental face à l’adversaire, j’ai vraiment aimé ce poste. »
Entre la gestion des doublons, les blessures inhérentes au calendrier et les campagnes européennes, cette capacité démontrée à « monter dans la cage » offre au staff varois un levier stratégique de premier ordre pour densifier son paquet d’avants tout au long de l’année.
3 Commentaires


Il va jouer troisième ligne ? Ca m’étonnerait….. Enfin bon..
Un colosse, avec un gros mental.
Lui et Ludlam…ça peut faire de notre pack un vrai cauchemar pour les adversaires
Tout à fait, Ludlam pourra souffler…