Jules Le Bail annonce la fin de sa carrière et raconte son terrible problème médical
Jules Le Bail annonce la fin de sa carrière et raconte son terrible problème médical
Le mardi 12 mai 2026 à 10:56 par David Demri
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Une page importante va se tourner au RC Vannes. À 34 ans, Jules Le Bail a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle à l’issue de la saison.
Le demi de mêlée breton, figure appréciée du club vannetais, a choisi de privilégier sa santé après plusieurs soucis rencontrés au niveau des yeux.
Une figure du RC Vannes
Jules Le Bail aura marqué l’histoire récente du club morbihannais. Avec 117 matchs disputés sous les couleurs du RCV, il s’est imposé comme l’un des joueurs emblématiques de la montée en puissance du rugby vannetais ces dernières années.
Mais malgré l’envie de poursuivre encore un peu l’aventure, les problèmes rencontrés au niveau des yeux ont poussé le joueur à prendre une décision forte.
À 34 ans, Jules Le Bail a préféré ne prendre aucun risque supplémentaire pour sa santé. Une décision forcément difficile pour un joueur aussi attaché au terrain et à la compétition.
Lors d’un entretien accordé à Telegramme, Jules Le Bail raconte comment ses problèmes ont débuté :
Au mois de mars en 2025, j’ai eu un problème à l’œil. En quelques jours, j’ai perdu l’acuité visuelle. Je suis passé de 10 sur 10 à 0 sur 10. J’ai été pris en charge par un ophtalmologiste, que je remercie. Et grâce à mon frère, j’ai fini à l’Hôpital Fondation Rothschild à Paris, la clinique de l’œil. J’ai pu rencontrer les grands spécialistes qui m’ont décelé un problème.
Il indique n’avoir jamais obtenu le feu vert médical pour reprendre la compétition. Extrait:
Le spécialiste qui me suit ne m’a jamais autorisé à reprendre. J’espérais, j’espérais… Au début, le suivi était tous les mois. Maintenant, tous les trois mois. En janvier, il m’a dit qu’on se reverrait dans trois mois et qu’il n’était pas favorable à une reprise. Donc je savais très bien que c’était la fin. Même avant le rendez-vous de janvier… À partir du moment où il ne m’a pas autorisé à reprendre dès la prépa, je savais un peu ma destinée. J’ai toujours espéré, je me suis entretenu. Mais là, c’était le médical avant tout. Et je ne pouvais pas prendre la décision de reprendre. Enfin, j’aurais pu, mais ce n’était pas raisonnable de ne pas écouter les spécialistes.
Il explique pourquoi les médecins refusent de lui faire reprendre le rugby. Extrait:
Le risque n’est pas forcément de prendre des chocs à l’œil. Mais aussi à la tête ou simplement de courir vite et d’être arrêté d’un coup. Ma tête peut bouger un peu et ça peut endommager l’autre œil. C’est un problème qui est tellement rare qu’il y a très peu de recul. L’objectif, c’était surtout de préserver le deuxième œil. Et que j’en garde un des deux, tout simplement.
Il a logiquement décidé d’arrêter le rugby pour sauver son deuxième oeil. Extrait:
Si on perd la vue, la vie est quand même différente. Quand tu ne vois rien d’un œil, tu te rends compte de l’importance de garder le deuxième. J’ai été très bien pris en charge. Le club m’a accompagné. La parole du spécialiste prenait le dessus sur tout. Personne n’avait envie de prendre des décisions sans savoir les conséquences. C’est pour ça que ça a été la voie de la raison sur tout le suivi et ça va continuer après l’arrêt de la carrière.
Il poursuit :
Je ne suis pas quelqu’un qui déballe beaucoup de choses. Quand le problème est arrivé, j’ai bien vu dans le regard des gars qu’ils avaient de la peine pour moi. Tout s’arrête d’un coup. Ce ne sont pas des choses faciles à vivre. Ils m’ont accompagné au quotidien. On a continué à déconner, à faire du terrain. J’avais un rôle différent. J’ai eu des exercices avec eux. Ils m’ont toujours respecté. Quand j’animais un exercice, ce n’était pas la foire. J’aurais voulu continuer à être sur le terrain avec eux, à batailler le week-end, mais je n’ai pas pu.
Il raconte à quel point il a perdu la vue :
Je ne sais pas qui est la personne en face de moi, mais avant, je ne savais même pas qu’il y avait une personne. C’est toujours une progression. C’est ultra positif, ça veut dire que le traitement fonctionne. Le corps est bien fait. Je ne sais pas jusqu’où je vais récupérer. L’autre œil a aussi progressé. Je ne suis pas là pour m’apitoyer sur mon sort ou être plaint. C’est grave mais il y a des choses bien plus graves.
Je me suis posé des questions. Quand on commence à voir les spécialistes, ça parle de protéger le deuxième œil, on s’imagine les choses, se retrouver aveugle ou très malvoyant, ne plus pouvoir faire quoi que ce soit en autonomie. Tu te poses des questions. C’est passé assez vite. Mes copains d’enfance sont venus passer un week-end. J’ai basculé rapidement sur comment voir les choses positivement.
Nous avons quelques mots à vous dire…🥺💙#FiertéBretonne pic.twitter.com/5iu3ogcghN
— Rugby Club Vannes (@RugbyClubVannes) May 11, 2026
2 Commentaires


La santé avant tout, c’est là qu on se rend compte que nous ne sommes pas grand chose sans ça, bon courage…
C’est fou ces joueurs relativement jeune qui ont de gros problemes de santé générés , revelés ou accentués par le rugby Pro . Le fait d’etre suivi par des gros staff medicaux n’est pas une assurance tous risques . Inquietant .