La belle histoire derrière la première cape de Paul Graou avec les Bleus
La belle histoire derrière la première cape de Paul Graou avec les Bleus
Le dimanche 19 juillet 2026 à 16:44 par David Demri
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À la 67e minute du match remporté par le XV de France face au Japon (42-15), Paul Graou est entré sur la pelouse du Stade national de Tokyo pour vivre ce dont rêvent tous les rugbymen : une première sélection avec les Bleus.
Un moment forcément inoubliable pour le demi de mêlée du Stade Toulousain. Mais cette première cape possède aussi une dimension toute particulière pour Fabien Galthié, dont l’histoire est intimement liée à celle de la famille Graou.
Fabien Galthié connaissait déjà son père
Bien avant de devenir le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié partageait les terrains avec Stéphane Graou, le père de Paul.
Les deux hommes ont porté ensemble les couleurs de Colomiers dans les années 1990, tandis que Stéphane Graou comptait également huit sélections avec le XV de France.
Des décennies plus tard, c’est donc Fabien Galthié qui a remis sa chance au fils, après un parcours loin des trajectoires les plus classiques.
Le sélectionneur des Bleus avait d’ailleurs tenu à rappeler tout le chemin parcouru par son nouveau demi de mêlée.
« Je me dois de faire la part des choses. Paul mérite pleinement sa sélection, il a un parcours atypique. D’abord parce qu’il est ingénieur. Il est passé par Auch, Montauban, Agen, puis une fenêtre s’est ouverte pour lui à Toulouse dans un statut de numéro bis d’Antoine Dupont. On a vu qu’il était performant. À lui de saisir sa chance. »
Une émotion difficile à cacher
Une fois la rencontre terminée, Paul Graou est apparu particulièrement touché en conférence de presse.
Le demi de mêlée n’a pas quitté sa première cape internationale, frappée du numéro 1236, symbole de son entrée officielle dans l’histoire du XV de France.
Il a ensuite partagé un moment insolite avec Naoto Saito, son ancien coéquipier au Stade Toulousain et international japonais, venu immortaliser l’instant avec une photo.
Le Toulousain a reconnu qu’il lui faudrait encore un peu de temps pour mesurer ce qu’il venait de vivre.
« Je pense que je prendrai le temps de réaliser quand je serai en vacances la semaine prochaine, entouré de ma famille. Il me tarde beaucoup de leur montrer ma cape et les maillots. Et de partager ça avec eux, comme de partager le Brennus. »
Le plus difficile commence maintenant
Cette première sélection récompense le parcours atypique d’un joueur devenu ingénieur avant de s’imposer au plus haut niveau. Mais elle ne lui garantit pas une place durable chez les Bleus.
Au poste de demi de mêlée, la concurrence est féroce avec Antoine Dupont, Maxime Lucu, Nolann Le Garrec ou encore Baptiste Jauneau.
Paul Graou a toutefois franchi une étape que personne ne pourra lui retirer. Et le fait d’y être parvenu sous les ordres d’un sélectionneur qui a connu son père donne à cette première cape une saveur encore plus particulière.
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