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La blessure effrayante contractée par le toulousain Paul Mallez

La blessure effrayante contractée par le toulousain Paul Mallez

Le samedi 21 mars 2026 à 10:09 par David Demri

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Le pilier du Stade Toulousain, Paul Mallez s’est confié dans les colonnes du journal La Dépêche.

Ce-dernier est notamment revenu sur le gros pépin physique qu’il a connu lors de la première journée du Top 14. Extrait:

Je sortais d’une bonne tournée en Nouvelle-Zélande, d’une belle saison avec Aix. Il y avait tout pour que je me régale. Je voulais enchaîner, je voulais aussi prouver que j’avais ma place dans ce groupe. Donc mentalement, ça a été un gros coup d’arrêt parce que je me sentais prêt, je sentais que c’était le moment. Une fois que tout a été clair médicalement, sur le fait que je puisse reprendre, le staff a été top avec moi.

Il m’a laissé le temps aussi de me remettre en forme parce qu’il ne voulait pas m’exposer trop tôt. Même si je n’attendais que ça et que j’avais vraiment envie de me remettre sur le terrain, je pense que quand je suis revenu, j’étais vraiment prêt. Depuis, ça se passe bien.

Il indique s’être fracturé une cervicale lors d’une mêlée fermée, à l’entraînement. Extrait:

Sur une mêlée à l’entraînement, je me suis fracturé la cervicale C1. Les premiers jours, j’étais un peu dans le flou. En étant pilier… En fait, ce genre de fracture n’était jamais arrivé à cet endroit-là dans le monde du rugby. Et on sait que sur les cervicales, à 1 millimètre près, ça peut tout changer. On n’avait pas forcément trop de recul, que ce soit avec les chirurgiens ou le staff médical ici, sur la rééducation et mon retour sur le terrain. Donc on a fait les choses avec beaucoup de précaution.

Pendant six semaines, j’avais une minerve qui me prenait du milieu du dos, du thorax, jusqu’en haut de la tête. Je ne pouvais rien faire. Tu ne sors pas de chez toi, au club, tout le monde te demande comment ça va alors qu’au final, tu n’es même pas fixé sur le fait de savoir si tu vas reprendre le rugby un jour ou pas. Moi, j’ai toujours été persuadé que j’allais me remettre, que ça allait bien se passer.

Il confirme avoir évité l’opération car la cervicale pouvait cicatriser seule. Extrait:

C’est ça, c’est une blessure qui cicatrise toute seule. J’ai fait des radios, des scanners, des IRM. Ensuite, j’ai eu des rendez-vous avec David Brauge, le neurochirurgien qui s’occupe de tout ça. Il y a une commission avec d’autres neurochirurgiens où ils partagent justement par rapport à ces blessures, à ces images. Donc au moins, ça permet d’avoir plusieurs avis. Et ensuite, ce sont des contrôles fréquents.

Ensuite, par rapport à mes sensations, j’ai aussi fait beaucoup de tests de force pour savoir si j’avais bien récupéré. Et parce qu’on prend de la marge, il faut que je sois à un niveau de force supérieur par rapport à avant pour éviter toute blessure. Ça a été long, j’ai beaucoup bossé mais du coup, tout est rentré dans l’ordre.

Il va désormais très bien et peut enchainer les matches. Extrait:

Je n’appréhende rien et je n’ai jamais appréhendé en revenant sur le terrain étant donné que j’ai pris mon temps et qu’ils ne voulaient pas me remettre. Et moi, je ne voulais pas non plus revenir sur le terrain tout en ayant, entre guillemets, peur ou de l’appréhension. Et c’est quelque chose que je n’ai jamais eu. C’est hyper positif. Mais en étant pilier et à vouloir mettre l’envie et l’agressivité que j’ai envie de mettre, on ne peut pas jouer avec de la peur. Je touche du bois, j’espère que je n’en aurai jamais, mais pour l’instant, je n’ai pas du tout d’appréhension.

Pour conclure, il indique avoir relativisé de cette blessure. Extrait:

J’ai repris à Lyon le 20 décembre après avoir fait mon retour à l’entraînement collectif début décembre. J’ai dû relativiser par rapport à beaucoup de choses pendant cette blessure parce que l’envie, c’était d’être avec les mecs que je n’avais pas côtoyés sur le terrain depuis deux ans, que je regardais à la télé. Tous les titres, tous les trucs, j’avais juste envie d’être sur le terrain avec eux et ce n’était pas le cas. J’ai rongé mon frein mais c’est derrière moi maintenant.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Dupont La Joie 23 mars 2026 at 00h- Répondre

    Fracture cervicale ! Le prochain qui critique Aldegheri mérite un emplâtre !