La déclaration étonnante d’un joueur Toulousain avant d’affronter Vannes : « On ne va pas essayer de faire un beau rugby »
La déclaration étonnante d’un joueur Toulousain avant d’affronter Vannes : « On ne va pas essayer de faire un beau rugby »
Le vendredi 18 septembre 2026 à 21:54 par David Demri
Publicité
Pour sa première titularisation de la saison, Peato Mauvaka ne veut surtout pas voir Toulouse tomber dans le piège breton. Face à Vannes, samedi 19 septembre à Rennes, le talonneur international s’attend à un énorme combat devant 30 000 supporters acquis à la cause du RCV. Et le mot d’ordre est clair : avant de chercher à produire du spectacle, Toulouse veut gagner.
À 29 ans et après 48 sélections, Mauvaka va découvrir Vannes pour la première fois sur le terrain. Après les erreurs commises contre La Rochelle puis lors de la seconde période face à l’UBB, le Toulousain estime que son équipe devra d’abord retrouver de la maîtrise dans les secteurs fondamentaux.
Mauvaka ne cherche pas à « faire un beau rugby »
La conquête sera notamment l’une des priorités toulousaines à Rennes.
Peato Mauvaka annonce clairement l’état d’esprit avec lequel Toulouse abordera la rencontre :
« Je n’ai jamais eu la chance d’affronter cette équipe. Ce n’est pas chez elle mais à Rennes, où 30 000 personnes seront derrière elle. »
Le talonneur veut surtout voir son équipe gommer les imprécisions des deux premières journées.
La victoire passera avant le spectacle :
« Sur le premier match contre La Rochelle, on a déjà fait beaucoup d’erreurs, et un peu la semaine dernière sur la seconde mi-temps (contre l’UBB, NDLR), donc on va essayer de régler tout ça pour faire un gros match. »
Avec une priorité clairement identifiée :
« Cela va passer par la conquête. On ne va pas essayer de faire un beau rugby mais juste tenter de revenir avec la gagne. »
« On s’attend à un gros combat »
Vannes a perdu ses deux premières rencontres, à Castres puis contre Montpellier. Un bilan qui n’incite pourtant absolument pas Mauvaka à la confiance.
Le Toulousain insiste sur la capacité des Bretons à rester dans les matches :
« Elle a perdu deux fois mais les matchs étaient serrés et on voit qu’ils ne lâchent rien pendant 80 minutes. À nous de faire un gros match. »
Mauvaka reconnaît moins bien connaître les évolutions du RCV depuis son précédent passage en Top 14. Il sait en revanche où Toulouse devra répondre.
Les fondamentaux seront encore au centre du plan toulousain :
« Alors là… Je ne sais pas. Elle aime jouer au rugby comme nous mais nous sommes à l’extérieur et on est déjà tombés dans le piège contre La Rochelle. »
Le talonneur s’attend notamment à être sollicité dans les zones de combat :
« Cela va passer par les fondamentaux et on va voir comment ça va se passer. On s’attend à un gros combat, ils sont forts sur certains secteurs comme les pénalités à cinq mètres. »
30 000 supporters derrière Vannes
Peato Mauvaka connaît déjà la ferveur qui accompagne le club breton, même s’il n’avait pas pu participer au précédent rendez-vous en raison d’une blessure.
Il avait alors découvert l’ambiance vannetaise à distance :
« Il y a deux ans, j’étais blessé et j’avais regardé le match derrière mon écran. Ils ont un très beau public, avec une ferveur qui les pousse, même quand ils étaient en Pro D2. »
Cette fois, il va pouvoir la découvrir directement sur la pelouse :
« J’ai hâte de vivre ce moment-là ce week-end. »
Le bruit des 30 000 spectateurs pourrait notamment compliquer la communication entre les Toulousains.
Mauvaka s’appuie sur une expérience déjà vécue dans une enceinte particulièrement bruyante :
« Il faut toujours rester sérieux. On a eu la chance de jouer à Marseille et c’est le stade qui fait le plus de bruit. Mais on a réussi à rester ensemble et à s’écouter, c’est ce qu’on devra faire ensemble ce week-end. »
Mauvaka plaisante sur ses lancers en touche
Pour un talonneur, cette ambiance peut devenir particulièrement délicate au moment des lancers en touche.
Mauvaka préfère d’abord en plaisanter :
« C’est souvent de la chance (rires) ! »
Avant de détailler beaucoup plus sérieusement sa méthode.
Le Toulousain tente avant tout de s’isoler de l’environnement extérieur :
« Non, j’essaie de faire abstraction du bruit, on se regroupe toujours quelques secondes avant la touche. Des fois, il y a un peu trop de bruit, une bonne défense, des contre-annonces donc il faut rester concentrés sur nous. »
Son été avec le XV de France a également laissé des traces après une saison éprouvante.
Mauvaka reconnaît que l’enchaînement n’a pas été évident :
« Avec la fatigue et la fin de saison qu’on a vécue, c’était un peu dur même si c’est une fierté toujours de porter le maillot bleu. Maintenant, on est en club et on pense au club. »

