La déclaration inquiétante d’Arthur Iturria : « Honnêtement, de l’intérieur, je le sentais »
La déclaration inquiétante d’Arthur Iturria : « Honnêtement, de l’intérieur, je le sentais »
Le dimanche 19 avril 2026 à 23:07 par David Demri
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L’Aviron Bayonnais n’est plus que l’ombre de lui-même. Après avoir été le tube de l’été la saison dernière, le club basque traverse une crise sans précédent, symbolisée par la gifle monumentale reçue à domicile face à la Section Paloise (22-54).
Si mathématiquement le maintien semble acquis grâce aux défaillances de Perpignan et Montauban, le mal est profond. Entre instabilité en coulisses et faillite sur le terrain, Bayonne doit désormais faire face à ses propres démons pour éviter une fin de saison en roue libre.
L’Aviron Bayonnais face au néant : une chute aussi brutale qu’inattendue
Onzième au classement, Bayonne a dit adieu à ses rêves de phase finale. La déroute face au voisin palois a agi comme un révélateur cruel des lacunes actuelles. Pour Arthur Iturria, le capitaine, ce revers sonne comme un clap de fin pour les ambitions européennes du club.
Interrogé par Sud-Ouest, le capitaine de Bayonne n’a pas mâché ses mots :
« C’était un match charnière pour aller chercher quelque chose sur la fin de saison, peut être la 8e place qui, au vu de notre saison, aurait été déjà un exploit. C’est un coup de massue. Certes, il ne faut pas abandonner, mais on sait que tout s’éloigne. Tu vas l’entraînement pour viser des choses que tu n’as pas envie de viser. »
Le mirage d’un début de saison en trompe-l’œil
Comment une équipe capable d’enchaîner 19 succès de rang à Jean-Dauger a-t-elle pu s’écrouler de la sorte ? Pour le deuxième ligne international, les racines du mal remontent à l’été dernier.
Les quelques victoires initiales n’auraient été que de la poudre aux yeux masquant une préparation et un recrutement fragiles :
« Ce début de saison, c’était l’arbre qui cachait la forêt. Honnêtement, de l’intérieur, je le sentais, je ne vais pas le cacher. À Perpignan (19-21), heureusement qu’on y va au premier match. Si on y va maintenant, on perd. On gagne aussi deux matchs sur le fil, Stade Français et Montpellier (26-23). S’ils basculent dans l’autre sens, aujourd’hui, on n’est pas à la même place. Et on ne parle pas de la même chose. Ce bon début de saison n’était pas vraiment très bon non plus. »
Une crise de gouvernance qui a tout emporté
Le départ précipité de Grégory Patat en février dernier a marqué une rupture nette. Laurent Travers, revenu sur le terrain en urgence, et Ged Fraser, promu manager, tentent de colmater les brèches.
Pour Ged Fraser, l’usure physique et une certaine forme de suffisance expliquent en partie ce déclassement brutal :
« Nous ne sommes pas la première équipe en Top 14 à vivre ça. Montpellier l’a vécu il y a quelques années, rappelle le Néo-zélandais, récemment promu manager. C’est le Top 14, un championnat très, très dur. Il y a plein de facteurs qui expliquent cela.
On a dû tirer sur certains joueurs parce que d’autres étaient blessés ou pas prêts à jouer. Pour moi, notre début de saison est positif, même si je nous ai trouvés un peu fatigués, peut-être parce qu’on a vécu une présaison plus courte. Et mentalement, on pensait peut-être que cette nouvelle saison allait se faire toute seule, sans aller chercher les efforts supplémentaires pour y arriver. »
Tirer les leçons pour ne pas tout perdre
Face à une Section Paloise structurée et performante sur les fondamentaux, l’Aviron a mesuré l’écart qui le sépare désormais du très haut niveau. La remise en question s’annonce violente.
Arthur Iturria ne se voile pas la face : le club n’a pas encore le niveau de ses discours.
« Les Palois sont prêts à jouer les premières places. Nous, on a le discours de vouloir les jouer mais on n’est pas encore prêts à ça. C’est une année sans, une année très compliquée. C’est dur d’être haut et de tomber aussi bas. Mais on a ce qu’on mérite. On n’a sûrement pas dû bien basculer, bien préparer cette saison. À nous d’en tirer les conclusions en fin de saison. Il va falloir le faire très correctement pour pouvoir rivaliser parce que l’année prochaine, ce sera encore plus dur. »
Avec trois déplacements périlleux à venir (Toulon, Lyon, Paris), les Bayonnais n’ont plus qu’une mission : sauver l’honneur et préparer un terrain plus sain pour l’exercice 2026-2027.
2 Commentaires


Et nous surtout deviner et vu cet effondrement catastrophique à court terme aussi gros qu’un bâtiment de 10 étages . A ton avis , la faute à qui Arthur ?..
Mayol ne faisant plus peur à personne,il faut espérer qu’ils ne viendront pas à Toulon se refaire la cerise ou nous blesser un ou deux joueurs avant la demi finale de CE.