La LNR veut un durcissement des règles autour des protocoles commotions

La LNR veut un durcissement des règles autour des protocoles commotions

Le vendredi 16 janvier 2026 à 13:47 par David Demri

0 Commentaire

Publicité


Avant les matchs européens, une question est revenue : est-ce que les joueurs français doivent s’adapter à des règles différentes sur les commotions quand ils jouent à l’étranger ?

En réalité, non. Les protocoles sont fixés par World Rugby et sont les mêmes pour tous les championnats professionnels.

Midi Olympique fait le point sur ces protocoles commotions.

Le test utilisé en cas de choc à la tête est identique partout. Le joueur doit répéter une liste de mots et un score est établi sur trente points. Même si la langue change, les médecins savent s’adapter. Ce point ne pose pas de problème particulier pour les équipes françaises engagées en Champions Cup ou en Challenge Cup.

Le débat se situe ailleurs : dans l’application des critères qui déterminent si un joueur doit sortir définitivement ou passer par un protocole commotion.

Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la LNR, souhaite un durcissement. Il explique :

« Il faut plus de “Critères 1”. Je trouve qu’il n’y en a pas assez. Parfois, on fait passer des protocoles pour rien. Quand on voit un joueur rester sonné sur la pelouse pendant quelques secondes, il ne doit pas rejouer ensuite. C’est assez logique. Faire passer le protocole est inutile dans certains cas. »

Les “Critères 1” correspondent aux signes qui imposent une sortie définitive, sans discussion possible. Les “Critères 2”, eux, ouvrent à un contrôle et à un retour éventuel si le protocole est validé.

La LNR souhaite que plus de situations basculent en “Critère 1” pour éviter qu’un joueur touché ne reprenne le jeu trop vite.

À titre d’exemple, lorsqu’un protège-dents connecté signale un choc important, cela est classé en “Critère 2”.

Publicité

0 Commentaire