La malédiction que Gaël Fickou veut briser en retournant au RCT
La malédiction que Gaël Fickou veut briser en retournant au RCT
Le vendredi 17 avril 2026 à 15:20 par David Demri
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C’est le transfert qui a surpris tout le monde en ce mois d’avril. Gaël Fickou, l’homme aux 98 sélections, quitte le Racing 92 pour rejoindre le RC Toulon dès cet été.
Un retour aux sources pour l’enfant de La Seyne-sur-Mer, qui s’était révélé sur la Rade avant de s’envoler pour Toulouse en 2012.
À 32 ans, ce mouvement ressemble à un ultime défi pour celui qui a tout connu avec les Bleus, mais dont l’armoire à trophées en club reste désespérément vide.
Gaël Fickou à Toulon : Le retour de l’enfant prodige pour briser la malédiction !
Libéré gracieusement par Jacky Lorenzetti, Gaël Fickou n’est plus apparu comme une priorité dans le nouveau projet du Racing 92, davantage tourné vers la formation et devant gérer une concurrence XXL au centre (Tuisova, Habosi).
En rejoignant Mayol, le trois-quarts centre international s’offre une chance de boucler la boucle là où tout a commencé.
L’étrange destin d’un champion sans titre en club
Malgré un talent immense et un palmarès international étoffé (Grand Chelem 2022, Tournoi 2025), Fickou traîne une statistique cruelle : le néant absolu en termes de titres majeurs avec ses clubs successifs.
Pire, il semble souvent partir juste avant le sacre des siens, comme à Toulon en 2012 ou à Toulouse en 2018.
Il précise cependant n’avoir aucun regret. Extrait:
« Personnellement, je n’ai aucun regret. Je me suis régalé à Toulouse : j’y ai pratiqué un beau rugby, fait des demi-finales mais on n’a pas gagné de titre, c’est vrai. Dans la foulée, j’ai découvert au Stade français un club ambitieux, en reconstruction. J’y ai vécu de très belles années. »
L’objectif « Centurions » en ligne de mire
Coincé à 98 capes, Gaël Fickou n’est plus qu’à deux marches d’intégrer le cercle très fermé des joueurs à 100 sélections, aux côtés de Philippe Sella et Fabien Pelous.
Mais la concurrence des jeunes loups (Gailleton, Depoortere, Moefana) l’a relégué au second plan dans la hiérarchie de Fabien Galthié.
Son transfert à Toulon est une stratégie claire pour retrouver du temps de jeu et prouver qu’il mérite ce fameux « devoir de mémoire » évoqué par le sélectionneur.
Un retour aux racines varoises
Pour Fickou, Toulon est bien plus qu’un simple club. C’est le retour vers là où il a grandi entre les tours et les épreuves de la vie. Ce retour au pays est aussi un symbole pour le RCT, qui récupère le joyau qu’il avait laissé filer il y a quatorze ans.
Cette fois, c’est vers la Méditerranée que le vent le porte, avec l’espoir de décrocher enfin ce Bouclier de Brennus qui manque à sa légende.
4 Commentaires


« … qui manque à sa légende. » Faut pas abuser, on ne parle pas de Wilko, de Giteau ou de Botha.
98 sélections quand même, légende je sais pas mais quand même, 98 sélections c’est monstrueux
Du coup, c’est bon signe pour le racing…
Il n’a même jamais disputé ne serait-ce qu’une finale…